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Mission des observateurs de l’UE : des recommandations pour améliorer le processus électoral
Dioum Keita Dimanche, 26 Janvier 2014 17:20
La mission d’observation électorale de l’Union européenne met à la disposition des acteurs de la vie politique guinéenne son rapport définitif. Rapport dans lequel elle formule des recommandations allant dans le sens de l’amélioration du processus électoral.
Après la conférence de presse, la mission d’observation électorale de l’Union européenne a organisé un atelier ce mardi 21 janvier 2014, qui a regroupé tous les acteurs qui ont pris part à l’organisation des élections législatives du 28 septembre. Des représentants de la CENI, de la société civile, des partis politiques et de la mouvance ainsi que certains membres du corps diplomatique accrédité en Guinée ont pris part à cette rencontre.
D’entrée de jeu, monsieur Philipe Van Damme, le chef de la délégation européenne en République de Guinée a donné les raisons de l’organisation de cet atelier. « Dans la préparation de la mission de présentation du rapport final de l’observation de l’Union européenne, la pertinence d’organiser un atelier de restitution qui aille au-delà d’une présentation brève des principales conclusions lors de la conférence de presse s’est avérée essentielle. Cet atelier qui a permis de regrouper l’ensemble des parties prenantes au processus électoral va aussi favoriser la réflexion à un niveau plus technique sur les recommandations de ce rapport », explique-t-il.
Prenant la parole, monsieur Tommaso Caproglio, chef observateur adjoint de la mission d’observation de l’UE en Guinée (2013), a quant à lui mis l’accent sur l’utilité de ce rapport et du rôle des Guinéens dans le suivi des recommandations émises par l’UE. « Il est indispensable que les débats tout au long de ce processus puissent être consignés dans un rapport. Ce travail que vous allez apprécier dans quelques jours et qui est utile pour les Guinéens étant donné que le chemin des réformes est encore très long. Mais puisque l’Assemblée nationale est là , elle devient le cadre juridique des réformes institutionnelles. La différence entre cet atelier et la conférence de presse est que dans cette rencontre, il va s’agir de débats sincères et ouverts. Puisque c’est le moment du relais et que les Guinéens sont libres de faire ce qu’ils veulent de ces recommandations. Ces recommandations constituent une piste de solutions aux problèmes électoraux, ce sont des suggestions basées sur les normes et obligations internationales auxquelles le pays a adhéré », ajoute-t-il.
Il a par ailleurs fait remarquer que leur mission s’arrête là et que la relève doit être désormais assurée par les Guinéens qui doivent faire en sorte que ces recommandations qui ne sont ni pensées, ni écrites mais inspirées des normes, obligations et pratiques régionales ou internationales auxquelles la Guinée adhère, soient des pratiques électorales intégrées.
Selon Mouctar Diallo, député et président du parti NFD, ce rapport est le bienvenu. Mettant l’accent sur les faiblesses du processus, « c’est une mission qui a fait un travail de terrain en se basant sur les lois régionales et internationales. En ce qui concerne les partis politiques, il s’est agi du manque de formation de ses représentants lors de ce processus ; donc il nous revient de tout mettre en œuvre pour renforcer les compétences de nos membres dans le but de qualifier désormais le processus électoral », rappelle-t-il.
Selon Docteur Alpha Abdoulaye Diallo, représentant du consortium des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODE), ce rapport de la MOEU est suffisamment étayé et détaillé. « Ce rapport est assez pertinent pour améliorer le processus électoral. Il y a eu assez d’anomalies, d’irrégularités qui ont marqué ces élections. Pour nous, en ce qui nous concerne, il a été notifié dans le rapport qu’il manquait de synergie à la société civile, donc nous allons essayer de remédier à cela en vue de jouer le rôle qui nous incombe.»
Enfin il est à souligner que tous les intervenants autour de ces recommandations ont mis l’accent et l’espoir sur la nouvelle Assemblée nationale qui doit désormais jouer son rôle de régulateur des lois juridiques et réformes institutionnelles.
Dioum Keita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
Commentaires
AC est un problème pour la démocratie mais le manque d'initiatives légales de l'opposition est aussi un gros problème pour nous! Ils ne savent que faire des déclarations et se lamenter,hélas pour nous!








