Saliou Bah Vendredi, 17 Janvier 2014 19:07
Madame Zalikatou Diallo n’est plus secrétaire nationale du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN). Elle a été exclue de sa famille politique suite à une session extraordinaire tenue par le bureau exécutif du parti ce mardi 14 janvier au siège du PEDN.
Cette décision fait suite à la volonté de Madame Zalikatou de siéger au Parlement sans autorisation de son parti. Ce lundi, l’ex-vice-présidente du PEDN était présente à la session inaugurale du nouveau Parlement. Une décision contraire à la position du parti dirigé par Lansana Kouyaté de ne pas siéger à l’Assemblée nationale. Madame Zalikatou est également exclue de toutes les activités et instances du parti, le bureau politique du PEDN considèrant l’acte de Madame Zalikatou comme étant une « faute lourde ».
Après la proclamation des résultats de l’élection législative, le parti dirigé par l’ex Premier ministre de consensus a décidé de ne pas siéger à l’Assemblée nationale estimant que les élections n’ont pas été transparentes. Malgré les sollicitations de certains leaders de l’opposition, les cadres du Parti de l’espoir pour le développement national sont restés fermes sur leur décision. Il faut dire cependant que Mme Zalikatou Diallo n’était pas du même avis que son président Lansana Kouyaté, concernant la décision de boycotter le Parlement. Comme elle l’a souligné elle-même lundi dernier, à la sortie de la session inaugurale de l’Assemblée nationale. C’est une femme de conviction, qui dès au départ s’était opposée à cette démarche qu’elle trouvait « contreproductive ». Il fallait donc s’attendre à ce qu’elle vienne siéger au sein du nouveau Parlement.
Un fait mérite aussi d’être pris en compte dans cette décision, c’est la délicatesse des rapports que Zalikatou entretenait avec Fanta Condé, l’épouse de Kouyaté. D’après nos sources, les deux dames ne se « gobaient »’ pas. L’épouse de l’ancien PM avait en effet du mal à admettre que Mme Traoré puisse tenir valablement son rôle de secrétaire générale du PEDN. Un problème de « jalousie », dit-on. Le clash était donc prévisible…
Saliou Bah
L’indépendant, partenaire de GuineeActu