PEDN : ce qui a motivé Zalikatou Diallo

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DIALLO_Zalikatou_3_01La présence de Zalikatou Diallo à l’élection du président de l’Assemblée nationale, lundi, en a surpris plus d’un. Son parti ne s’est pas posé mille questions. La dame est à exclure. Ce qui fut fait. Zalikatou Diallo, désormais ex-secrétaire nationale du PEDN de Lansana Kouyaté, donne en effet les motivations de sa dissidence. Déclaration :

« Après l'instabilité politique chronique de ces dernières années qui a sérieusement perturbé la vie nationale avec des conséquences fâcheuses sur l'amélioration des conditions de vie du peuple de Guinée, la classe politique a fini par s'entendre à la faveur du dialogue politique inter-guinéen organisé du 5 au 9 juin 2013 et qui a débouché sur l'accord politique du 3 juillet 2013. Cet accord a donné des assurances à l'opposition républicaine sur ses points de revendication en instance et permis l'organisation des élections législatives inclusives le 28 septembre 2013.

Si le peuple de Guinée s'est massivement mobilisé le jour du vote, après la proclamation par la CENI des résultats provisoires de ces élections, une vague de protestation et de contestation de ces résultats sur fond de dénonciation de fraudes et d'irrégularités a été observée aussi bien au sein de la mouvance qu'au sein de l'opposition républicaine.

Dans le respect de la constitution, les partis en lice ont décidé de se référer à la Cour suprême en y introduisant des recours. Mais la Cour suprême au terme de ses assises, a proclamé les résultats définitifs en confirmant en l'état, ceux provisoires que lui avait transmis par la CENI.

L'opposition républicaine, comme il fallait s'y attendre, a de nouveau contesté ces résultats, fustigé la Cour suprême qui s'est déclarée incompétente pour statuer sur le contentieux électoral et menacé de saisir les juridictions supranationales et les Nations Unies.

Par conséquent, l'opposition républicaine, au terme de deux réunions qui n'ont pas permis de définir une position commune sur l'épineuse question de siéger ou pas à l'Assemblée nationale, et après consultation de sa base, a finalement décidé à l'exception de mon parti, le PEDN, de siéger à l'Assemblée nationale.

C'est le lieu de préciser que personnellement, je n'ai jamais approuvé, ni adhéré à cette décision du parti, qui de mon avis ferait plus de mal que de bien au parti.

En effet, j'appartiens à cette minorité favorable à ce que le parti siège, à l'issue des fameuses consultations menées de manière peu orthodoxes et transparentes, que j'ai d'ailleurs vivement dénoncées.

J'ai en vain tenté de convaincre mes collègues du bureau exécutif national et le président du parti favorables au boycott, du danger réel que court le parti en prenant une telle décision.

A partir de cet instant :

  • privilégiant les intérêts supérieurs de la nation et du peuple de Guinée tout entier ;
  • considérant que notre cher pays a plus que jamais besoin de paix, de stabilité et de concorde nationale ;
  • considérant que le débat politique n'a plus sa place dans la rue et qu'il doit désormais s'exercer pleinement à l'hémicycle ;
  • considérant que l'intérêt général doit prévaloir sur l'intérêt individuel ou personnel ;
  • considérant que la politique de la chaise vide n'a jamais payé ;
  • considérant que les suffrages exprimés par les 81 041 militants et sympathisants qui ont été pris en compte malgré les irrégularités et permis à notre parti d'avoir deux députés et à travers eux tous ceux dont les suffrages ont été détournés, méritent respect et considération ;
  • considérant que ne pas siéger à l'Assemblée nationale, priverait de facto notre parti de toute possibilité légale de participer désormais au débat politique et démocratique dans notre pays, notamment sur les grandes questions qui préoccupent la nation ;
  • considérant que ne pas siéger à l'Assemblée nationale isolerait notre parti des principaux partis de la scène politique, notamment ses alliés de l'opposition républicaine mais aussi de la mouvance ;
  • considérant qu'après tant de sacrifices, le PEDN est allé aux élections législatives pour remporter des sièges de députés sans conditionner sa participation à l'Assemblée nationale à l'obtention d'un nombre précis de députés ;
  • considérant que le nombre de députés importe certes à l'hémicycle, surtout au moment du vote des lois, et que lors des débats la qualité et la capacité des députés sont encore plus importantes, parce que susceptibles d'influencer le cours des événements ;
  • considérant qu'à l'hémicycle au terme de la troisième législature qui commence aujourd'hui, j'aurai acquis une expérience nouvelle qui me permettra d'être plus aguerrie politiquement, plus efficace et en mesure de mieux servir notre nation ;
  • convaincue de la justesse de mes arguments et de la position que je défends, partagés par bon nombre de collègues ;

j'ai décidé avec le soutien sans équivoque de mes proches, de siéger à l'Assemblée nationale sans l'accord de mon parti.

Autant, j'ai été fière d'avoir loyalement servi le parti et pris une part active dans son ascension fulgurante, autant je serai fière sinon plus de servir mon pays en tant que députée de la République.

Je souhaite que cette décision mûrement réfléchie dans le strict respect de mes convictions personnelles ne donne lieu à aucune polémique stérile qui serait lourde de conséquences pour l'image et la stabilité du parti.

Aux camarades militantes, militants et sympathisants du PEDN qui ne doutez certainement pas de ma fidélité, de mon dévouement et de mon engagement pour la cause de notre parti, je demande votre compréhension face à ma décision qui était devenue inévitable.

Le moment venu, vous en saurez davantage sur les mobiles et le bienfondé de ma décision.

Pour terminer, je tiens du fond du cœur à remercier très sincèrement les femmes de Guinée en général, en particulier la porte-parole du cadre de concertation des filles-femmes des partis politiques en Guinée, Mme Aissata Daffé, la présidente de la coalition des femmes-filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et le développement, Dr Makalé Traoré, les femmes députées de la troisième législature, pour le soutien spontané manifesté à l'endroit de ma modeste personne afin d'éviter une diminution du nombre de femmes députées à l'hémicycle.

Je remercie enfin tous ceux qui de près ou de loin m'ont apporté leur soutien, exprimé leur encouragement et leurs vÅ“ux de succès à l'Assemblée nationale. Â»


Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #18 Saïdou Nour Bokoum 17-01-2014 02:11

Mon cher Mamadi, tu as raison, en partie, lisez :
« AIP – Yamoussoukro 19/12/2013. Le congrès a enregistré la présence des trois anciens Premiers ministres guinéens, à savoir Sydia Touré de l’UFR, Lansana Kouyaté du PEDN, et Cellou Dalein Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) .. ». Mais dans la course poursuite « siégera, siégera pas », tu sais qu’à huis-clos, nos trois "korèdiougas" (ne cherchez pas dans Google, mais il y en a partout en Afrique, de Tamanrasset au Pôle sud, de Ouidah à Ambifatara (c'est à Madagascar !), oui, ils ont parlé d’autre chose que des pieux souvenirs de feu Robert Gueï (paix à son âme) ou des dépouilles de son croupion de Parti, l’UDPCI et non « l’UgdCI » comme tu l’écris par inadvertance. Wa Salam.
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0 #17 Guinean 17-01-2014 02:04

Le pedn de Kouyate sera definitivement et politiquement enterree lors des elections communales et locales qui s'annoncent. Vivement ces echeances enfin...
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+2 #16 amadousdialamba 16-01-2014 23:59

Pauvre Dame de Djalikha ! Tu es allée te plonger dans une mare bourrée de vieux caïmans. Ton pareil débarquement ne me surprend guère. Tu n’as commis aucune faute grave. Tu n’es pas la première à vouloir défendre l’intérêt personnel en Guinée. Tu ne seras pas la dernière (un pays mal dirigé contraint toujours ses citoyens à devenir corruptibles ou insatiables). N’est-ce pas le même Kouyaté qui t’a fait débarquer, Jean M Doré, Sékouba, la Dame Rabia dernière en date, etc. Le patron du PEND est un diplomate pétri d’expériences. Il a très vite vu venir ce passage obligé des nouveaux élus. C’est-à-dire l’élection du président de l’AN. Connaissant qu’on allait, à cette occasion, découvrir sa vraie position, comme a été le cas de JMD et consorts, il a opté pour la chaise vide. Cette attitude lui permettra de continuer à rester encore longtemps dans la mystérieuse position. Il n’a pas été comme un certain Jean ‘’bouki-l’hyène’’ D. qui avait réussi jusqu’alors à être Jean ‘’lapin’’ Doré. Kouyaté lui étant un renard des coulisses des Nations Unies a su bien anticipé. Il sait que dès qu’on aille au vote les positions des uns et des autres vont obligatoirement se connaitre. En définitif, il a préféré donc vous sanctionner sévèrement pour ne pas cautionner la moindre ambigüité dans sa démarche de se démarquer de tout ce qui heurterait la famille et de tout ce qui ferait apparaitre le moindre signe de sa position. En politique, dès qu’il y a enjeu, on sacrifie les fidèles. Je m’en moque des notes négatives. Hahahaha !
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-1 #15 Patriote1 16-01-2014 22:31

Mamadi Dioubate,
J,ose vous croire.
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-2 #14 Mory Sylla 16-01-2014 16:25

La foire de l'ingratitude bat son plein. Chacun monte sur ses grands chevaux pour piétiner cette brave dame qui apparemment commit un crime de lèse majesté : a savoir défendre son intérêt.
Il ya quelques mois,c'est une grosse pierre,lancee'par une main lâche lors d'une énième manifestation de l'opposition qui a faillit lui fracasser le crâne. Personne ce jour ne l'accusait de trahison. L'intérêt personnel de la dame ce jour commandait qu'elle soit au milieu des braises. Ce même intérêt personnel voudrait que cette dame ne fasse plus chemin avec ceux qui ont décidé de boycotter l'AN,pour(vous avez bien vu) leur intérêt personnel. Ces inquisiteur sont dénués de l'autorité morale adéquate pour clouer la dame au pilori.
Il faut laisser la dame tranquille. Elle a fait son choix.
Si vous vous n'êtes pas contents il faut créer votre parti pour s'allier a l'opposition pour combler l'immense vide crée par ce courageux départ de Mme Diallo.
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+5 #13 Mamadou S. Diallo 16-01-2014 16:08

Le PEDN a décider de ne pas siéger, Zalikatou Diallo devait s'aligner avec la décision de son parti et ne pas siéger a l'assemble ou simplement quitter le parti. Le siège qu'elle occupe appartient au PEDN. C'est un manque d’intégrité, acte similaire au agissement de Jean Marie Dore qui met son ego, ses ambitions personnelles sur l’intérêt du groupe.
"You vote them first, they vote you last"
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0 #12 DIOUBATE MAMADI 16-01-2014 14:58

Patriote1 Cellou et Sydia ne sont pas allés à Abidjan pour convaincre Lansana Kouyaté ils y étaient sur invitation du parti ivoirien UgdCI fondé par feu Robert Guéï.
Quant aux 2 ministres qui avaient démissionné à l'époque du gouvernement ils ont démissionné du parti par ce que Alpha Condé leur avit recommandé ce fait en leur disant qu'après ce geste il les reprenait au sein du gouvernement.
Le PEDN est un parti démocrate cependant monsieur le patriote la trahison est vieille comme le monde on ne peut empêcher une personne de faire ce qu'elle veut lorsqu'on se dit se battre pour la liberté.
Vive la Guinée!
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+3 #11 DIOUBATE MAMADI 16-01-2014 13:53

Monsieur Barros on ne peut mieux dire en une phrase vous avez tout dit.
Lorsque Sékou Touré est décédé nous avons dit plus jamais de dictature en Guinée à l'arrivée des militaires un ancien premier ministre fut exhibé en caleçon et torturé suivi des exécutions de plusieurs officiers militaires et civils sans jugement.
A la mort de Conté encore plus jamais de dictature mais c'était sans compter de la fougue du capitaine Dadis qui lui aussi fit plusieurs victimes au stade du 28 Septembre.
Alpha Condé inventa un complot digne des grands systèmes staliens et non seulement tu a plusieurs personnes mais emprisonna des innocents et renvoya Bah Oury en exil.
Les guinéens comme vous l'avez si bien chantent encore pour Sékou Touré,Conté et ont couru vers N'zérékoré pour aller accueillir le bouillant capitaine Dadis de retour pour l'enterrement de sa mère Quel peuple amnésique!qui crie toujours vive les dictateurs à bat les démocrates valets de l'impérialisme international nous préférons les pendaisons,les trahisons à la zalikhatou Diallo ou un certain Idjatou menteur et complice de l'arrestation de notre frère combattant de la liberté je voudrais parler de Alpha Wanne.
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+6 #10 madina 16-01-2014 13:16

J'ai honte pour cette dame.
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+7 #9 Amenofils 16-01-2014 09:33

Voilà un autre exemple de traitrise. En Guinee il n'y a pas de conviction politique. Aucun deputé ne resiste à la mangeore et aucun politicien ne resiste à la corruption. Une autre Rabiatou en perspective qui pourrait etre nommé premier ministre et mater l'opposition à laquelle elle appartenait.
Il faut qu'il y'a une loi pour qu'un parti remplace un deputé surtout elu a la proportionnel qui ne respecte pas les consignes du parti.
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+9 #8 Barros Diallo 16-01-2014 05:42

Il faut bien bouffer Madame ! N'oubliez surtout pas que la sieste entre deux levées de mains se fait d'un oeil: ils pourraient chuchoter quelques combines vous excluant si vous fermez les deux ! Si jouez bien, d'ici 5 ans vous aurez de quoi vous achetez une renaissance politique et on effacera votre ardoise de péchés-mignons ! On s'en accomodera, car au pays des amnésiques les tricheurs sont rois!
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+5 #7 Sylla democrate 16-01-2014 02:59

Les deux demissionaires du parti n'ont jamais implique kouyate encore moins sa femme. Ils sont partis du gouvernement alpha conde parcequ'ils ont suivi la ligne de conduite du parti. Cette dame, a finalement pese son interet personnel et celui de son parti et de la nation et decision finale prise, elle pense a ses enfants et a sa poche et que la guinee se cherche. Ce pauvre pays ne s'en sortira pas, ces enfants crevant de souffrance intellectuelle, de l'ignorance.
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+2 #6 Patriote1 16-01-2014 01:01

C'est vrai que cette dame devrait démissionner avant de prendre sa décision, mais je me demande s'il y a réellement démocratie au sein de ce parti. Je prends l'exemple de la démission forcée des deux ministres issus de ce parti. Ceux-ci n'avaient-ils pas déclaré que c'est le président du parti et sa femme qui les avaient obligés de démissionner ? D'ailleurs, eux aussi démissionneront à leur tour du parti. De même que le déplacement sans succès de CDD et ST à Abidjan pour convaincre leur allié en dit long. L'avenir nous édifiera.
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+6 #5 Cisko 15-01-2014 23:49

Bien que la décision de Zalikatou puisse être comprise comme du civisme ou du respect pour les électeurs du PEDN, elle montre tout de même qu'elle a bien appris la politique politicienne (défense des intérêts). Certes, Kouyaté n'avait jamais accepté de démissionner au temps de Conté malgré des couacs avec le président (notamment le limogeage de JMJ) mais on a aussi en mémoire le rôle joué pas Zalikatou pour faire démissionner 2 membres du PEDN du gouvernement de AC, au nom du respect de la ligne de conduite du parti. Apparemment, puisqu'il s'agit cette fois-ci de sa personne, le respect de la ligne du parti n'est plus important. La Politique Guinéenne nous fera voir plein de choses.
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+7 #4 Mamadou 15-01-2014 20:13

@ Lamin Balde, je suis entierement d'accord sur le respect de la ligne du parti out demissionner et cela bien que je ne partageasse pas la decision du PEDN de boycotter. La transhumance polique des deputes sans demissionner d'abord ne doit pas etre encourage.
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-6 #3 Mory Sylla 15-01-2014 19:54

Il faut respecter les choix des uns et des autres,surtout les femmes. La dame a le droit et l'obligation de defendre son "interet personel" comme l'accusent injustement certains.
Je ne connais pas cet etre humain normal qui accorde la primaute' a la defense des interets d'autrui,au detriment de notre interet personel.Cela n'a pas de sense logiquement.
Meme les leaders,pour le compte desquels vous attaquez inutilement cette dame qui n'a plus rien a prouver en terme de militantisme,ces leaders,peut etre il faut le rappeler,defendent,chacun a son niveau,son interet personel.
On peut etre exclu(e) du parti aujourd'hui,et quand les conditions changeront demain,etre reintegre'(e) dans ce meme parti.Il faut sortir des sentiers totalement battues des attaques gratuites.
Halte aux faux debats et aux aggressions verbales qui sont tout sauf necessaire.
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+15 #2 Lamin Balde 15-01-2014 19:02

C'est une faute lourde. Vous devez vous soumetre a la volonte de votre parti ou demisionne. Mais vous avez suivi votre interet personel. Vous venez meme d'anoncer que vous n'avez votez pour persone donc " bultin nul". Ce qui montre que vous ne defendez aucune cause commune mais votre gagne pain. Mais je pense que vous avez signez votre mort politique. Vous etiez un espoir mais helas vous faites desormais partir des classes des Rougui barry, des Rabiatou Sera Diallo.
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+13 #1 Youssouf Bangoura 15-01-2014 18:51

Considérant, considérant, s'il vous plait, vous le savez et nous le savons, votre seule motivation et la trahison qui s'en est suivie, ne sont nullement liés aux intérêts supérieurs de la nation . Dites plutôt que vous n'aviez aucune envie de rater cette belle occasion qui s'est offerte à vous . Tout le monde sait ce qui motive le guinéen à être député, vous et vos collègues députés, n'apporteront rien au peuple guinéen, au contraire, vous allez mettre plein les poches comme vient de faire l'équipe de notre Hadjà la "grande syndicaliste " .Tant pis pour le peuple, nous n'attendons rien ni vous( les députés ), ni des nouveaux ministres ( qui vont être nommés)et ni de MR le grand " Prof " dictateur .
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