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Faut-il que les acteurs politiques se dotent, à présent, d'un code de déontologie ou de bonne conduite ?
Sékou Chérif Fadiga Mardi, 14 Janvier 2014 21:02
La Guinée vient d'achever une transition politique des plus longues, qui dote les institutions de la république de personnages qui les incarnent. Rien ne s'est déroulé sans contestation, mais l'on a fini par s'accorder sur l'essentiel. Tant mieux si tout s'est réglé sans déchirement majeur pour le pays, bien que nous ayons eu de dramatiques pertes en vies humaines.
Le 13 janvier 2014, les représentants de notre Parlement se sont retrouvés en conclave pour lui attribuer des structures de fonctionnement que sont : le bureau de l'Assemblée nationale avec à sa tête un président, mais également les différentes commissions dont celles des finances, des lois, de l'industrie, de la défense et de la sécurité, des affaires étrangères, des affaires sociales et que sais-je encore. Cette institution politique qui donne un sens à l'expression démocratique a besoin qu'on instaure en son sein un code de déontologie ou de bonne conduite, exigeant de tous les députés élus sous la bannière des partis, avec pour les 2/3 d'entre eux une élection à la proportionnelle, de se conformer à un esprit de discipline à l'endroit de leurs formations politiques respectives afin d'éviter de fausser cet esprit démocratique avec des cas de transhumance déplorables susceptibles de bouleverser l'équilibre de l'institution dans un sens comme dans l'autre. Rappelons que notre loi électorale stipule que nul ne peut être candidat à une consultation élective s'il n'est présenté par un parti politique ; en clair, on n'est pas dans la situation d'un homme ou d'une femme face au peuple mais d'un parti face au peuple. Comment comprendre aujourd'hui l'attitude de Madame Djalikatou Traoré qui décide de siéger à l'Assemblée nationale alors que le parti politique par lequel elle obtient le mandat d'élu observe une position contraire ? Par correction, si Madame Djalikatou Traoré n'était pas d'accord avec la décision de son parti de boycotter l'Assemblée nationale pour des raisons qui lui sont propres, elle devrait dans ces conditions démissionner de son parti tout en remettant son mandat au PEDN dont le numéro 3, régulièrement inscrit sur la liste du même parti, deviendrait automatiquement son remplaçant. Souvenons-nous, en 2008, avant la dissolution de l’Assemblée nationale par le capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons, pareil imbroglio s'était dégagé avec le ralliement de plusieurs élus UPR qui, dans un élan de fronde, avaient rejoint les rangs de l'UFDG sans aucune représentation effective pour ce parti dans l'hémicycle. A l'époque, l'UPR, confrontée à un réel problème de leadership, personne n'a voulu se pencher sur cette question d'éthique morale et même de droit.
La démocratie est encore fragile dans notre pays qui en fait l'apprentissage. Pour nous aider à la consolider, il serait opportun que la nouvelle Assemblée trouve la parade à tous les dérapages susceptibles de la décrédibiliser ou de l'affaiblir.
Sékou Chérif Fadiga
Commentaires
On parle de democratie, l'assemblée nationale de ceci et de cela alors que le guinéen n a meme pas les élemnets de base pour vivre.
Une autre occasion de rendre le pauvre plus pauvre et les leaders plus riches.
On fait quoi pour avoir de l'eau, l'electricité, la sécurité des personnes et des biens, l'éducation de nos enfants (l'avenir du pays), la santé, le chomage ; la liste est tres tres longue.
Mettez le compteur a zéro et aller de 1,2,3 4 ainsi de suite.
Guinéens reveillez-vous maintenant ; depuis l'indépendance, on patause dans la misere et maintenant nous allons tout droit vers les abimes et on parle de consolidation de l'assemblée. Toujours en train se se mentir a nous meme.
Quel dommage.
J'ESPERE QUE VOUS ALLEZ PUBLIER MON COMMENTAIRE.
Merci








