Gouvernement : le cas Kerfalla Yansané

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YANSANE_Kerfalla_3_01La démission prochaine de Saïd Fofana de la Primature ouvre une certaine bataille pour la succession de celui que l’on a surnommé affectueusement « l’Imam Â» à la tête du gouvernement. Une guéguerre alimentée par le président Alpha Condé en personne, vu ses hésitations face aux choix multiples qui s’offre à lui au sein de l’élite côtière, pour briguer le poste de Premier ministre.

Ceux qui le rencontrent, témoignent que c’est le président Condé lui-même qui dévoile les noms de Kerfalla Yansané, Kemoko Touré, Almamy Kabèlè Camara, Kiridi Bangoura, comme les hauts cadres de la Basse-Guinée se livrant une guerre sans merci et avec des armes non conventionnelles pour occuper le poste de Premier ministre, chef du gouvernement, que la démission forcée de Mohamed Saïd Fofana laisse vacant. Dans cette lutte fratricide, le ministre des finances, Kerfalla Yansané, semble avoir le dessus sur ses concurrents sinon adversaires. « L’ami Â» d’Alpha Condé, comme des habitués du palais présidentiel Sekhoutoureyah surnomment Kerfalla Yansané, userait de tous les moyens, même irrationnels, pour Â« dominer Â» le président de la République. Histoire d’éloigner tous les autres cadres en quête de la confiance et de l’estime du chef de l’Etat.

A la lumière de la grande familiarité que constatent les observateurs dans les rapports entre les deux hommes, il semble que le président Alpha Condé a succombé à cette couteuse opération maraboutique de charme financée par son ministre des Finances. A partir de là, il est facile de le considérer comme favori comme il est facile de traverser la ruelle séparant le ministère de l’Economie et des Finances de la Primature. Mais, comme le conseille le dicton « l’amandier lourd de fruits à portée de main est toujours amer Â», tout ce qui est facile est hasardeux et risqué. En termes clairs, la probable nomination de Kerfalla Yansané dans les fonctions de Premier ministre, expose le président Alpha Condé à des conséquences socio-économiques non sans graves effets sur la présidentielle de 2015, le crucial combat politique d’un président menacé d’être le premier chef de l’Etat guinéen battu à sa propre réélection. C’est l’avis le plus partagé dans le pays que de nombreux experts politiques expliquent et justifient par la complexité du personnage de Kerfalla Yansané. D’abord si le courant passe entre Alpha Condé et Kefalla Yansané, c’est loin d’être le cas entre l’enfant déraciné de Forécariah et la représentativité de la Basse Guinée dont la caution détermine le respect ou non d’un engagement prioritaire du candidat de la présidentielle de 2010 dans le cadre de l’accord électoral signé par les deux parties. D’autre part, si Alpha Condé et Kerfalla Yansané se sont découverts amis, des responsables influents du RPG sur le terrain et des notabilités de la coordination mandingue ont du mal à admettre l’emprise de l’ancien gouverneur de la BCRG sur l’opposant historique. Pour les uns comme pour les autres, Kerfalla Yansané, humainement et politiquement, n’est pas qualifié pour la Primature. Et d’une manière générale, Kerfalla Yansané, pour les populations guinéennes, n’est pas un homme intégré en son sein. Il est perçu comme un étranger loin des réalités qui sont les leurs, un orgueilleux méprisant. Dans cette logique, avec un président de la République (Alpha Condé) exclusivement porté sur les voyages à l’étranger et un Premier ministre (Kerfalla Yansané) méconnu des populations guinéennes, ne sachant pas parler avec elles, ignorant terriblement les réalités nationales, c’est la meilleure façon de compliquer sinon de rompre la communication et les rapports entre le pouvoir et la base. Mais, les critiques et griefs soulevés contre Kerfalla Yansané ne sont pas que d’ordre politique et social. Ils mettent également en cause la moralité et la compétence de l’homme. Si l’honnêteté exige qu’on reconnaisse la restructuration de la BCRG, menée dans la seconde partie des années 1980, comme une réussite du gouvernement du 22 décembre 1985 avec une mention pour Kefalla Yansané, alors gouverneur de l’établissement public, il conviendrait de mettre le doigt sur les dégâts et scandales de l’auditeur et surtout du ministre des Finances du gouvernement de transition du général Sékouba Konaté en 2010. En 2005-2006, à contrario de l’image qu’on lui fabrique, Kefalla Yansané n’a pas hésité une seconde à empocher plus de 300 millions de francs guinéens versés par le Premier ministre de l’époque, Cellou Dalein Diallo, au compte de son cabinet pour un travail d’audit dans le contentieux opposant l’Etat Guinéen au Groupe Futurelec de Mamadou Sylla. Ce travail n’a jamais été fait. Le « gestionnaire rigoureux et honnête Â» n’a jamais rendu cet argent encaissé avant même le marché obtenu sans appel d’offres. Il aurait bénéficié d’autres faveurs dans le même sens. Mais, le plus grave désastre de Kerfalla Yansané pour la Guinée est la catastrophique gestion du ministre de l’Economie et des Finances qu’il était sous le gouvernement de transition entre 2010 et 2011. Dans son discours de fin d’année, le président Alpha Condé a dénoncé l’explosion des dépenses publiques, l’endettement du trésor public à l’égard du système bancaire, passant de la calamiteuse et astronomique somme de 3449 milliards de francs en 2009 (avec le capitaine Sandé) à la catastrophique somme de 8347 milliards de francs guinéens avec Kerfalla Yansané.

En un an, Kefalla Yansané a presque triplé les dépenses publiques, malheureusement caractérisées de faux marchés et surfacturations. Une fois de plus, Kerfalla Yansané « le rigoureux Â» s’est révélé comme le plus mauvais, incompétent et dispendieux ministre des Finances de l’histoire de la Guinée. Il s’est même fait surclasser par le capitaine Sandé dont la nomination a été qualifiée « d’accident de l’histoire Â» par les experts des finances. Après un si onéreux passif (qu’on tente de corriger par le refus d’investissements et de règlements de la dette intérieure), que peut-on attendre de Kerfalla Yansané à la Primature ?

Enfin, Alpha Condé à la présidence de la République, Kerfalla Yansané à la Primature et Caury Koudiano à l’Assemblée nationale, c’est un trio âgé de plus de 250 ans (2 siècles et demi) qui gouvernerait la Guinée avec des capacités intellectuelles, psychologiques et physiques très amoindries. C’est l’immobilisme assuré pour la Guinée. Car, nul n’ignore que Kerfalla Yansané est loin d’être au mieux de sa forme. Le brusque malaise public d’Abu-Dhabi au mois de novembre 2013 illustre avec éloquence la mauvaise santé de l’homme. Dans un pays où des jeunes cadres compétents, expérimentés, intégrés et patriotes ne manquent pas, ce serait une injure nationale. A ce titre, avec Kerfalla Yansané à la Primature, Alpha Condé s’installe sur un siège éjectable dans la perspective de la présidentielle de 2015. Pour le parcours qui est le sien et l’homme d’Etat qu’il rêve d’être, ce serait pour Alpha Condé un échec à la porte de l’histoire de la Guinée.


Mohamed Condé
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
 

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Commentaires  

 
+1 #16 Gandhi 09-01-2014 00:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Par ailleurs, si vous dites que vous etiez en Guinee pendant ce temps, vous vous regardiez peut-etre les choses de dehors alors que moi je travaillais dans une banque primaire et avais de frequentes reunions de travail avec Kerfalla Yansane et ses cadres notamment a propos de la reglementation des changes. Je n,exagere pas, Kerfalla yansane est un cadre competent.

Je vais terminer avec Kerfala. Je n'ai pas dit qu'il était incompétent, je suis passé par la même école 15 ans après lui (donc par solidarité, je ne vais pas le dénigrer). J'ai simplement dit qu'il n'était pas l'acteur de ce pourquoi certains le louent aujourd'hui, c'est tout. Par ailleurs, je n'avais pas besoin d'entrer à la BCRG pour avoir des infos de première main. Ce n'est pas moi qui vais vous apprendre qu'on est mieux renseigné à l'ambassade de France ou dans certains endroits de Cky que dans certains ministères. Je préfère ne pas évoquer ici certains faits, mais la souveraineté guinéenne est un joli concept...
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+2 #15 Patriote1 08-01-2014 21:34

Gandhi,
Je ne cherche pas a dedouaner Kerfalla Yansane. Mais je retiens de lui deux choses. Il a bien gere le systeme bancaire guineen en son temps, mais il a mal gere nos finances sous la Transition. Vous dites que vous donnez l,explication du virage a 180 degres, moi je reponds que la BCRG travaille en etroitement collaboration avec le FMI et la Banque Mondiale depuis la deuxieme republique, malgre tout nous avons connu de mauvais gouverneurs. Pour preuve Cherif Bah qui a succede a Kerfalla figure sur la liste noire des gros debiteurs de l,Etat, Alhassane Barry etait aux gouvernes lors du fiasco sous la Transition.
Par ailleurs, si vous dites que vous etiez en Guinee pendant ce temps, vous vous regardiez peut-etre les choses de dehors alors que moi je travaillais dans une banque primaire et avais de frequentes reunions de travail avec Kerfalla Yansane et ses cadres notamment a propos de la reglementation des changes. Je n,exagere pas, Kerfalla yansane est un cadre competent.
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+1 #14 Patriote1 08-01-2014 20:45

AOT,
Je ne doute pas de la competence de Kemoko Toure a la tete de la CBG. Mais Kerfalla Yansane aussi est un cadre tres competent. Si Kemoko Toure a gere la CBG avec plus de 100 cadres, Kerfalla Yansane a quant a lui gere la monnaie guineenne de 1985 a 1996. Il a mis le systeme bancaire guineen sur les rails comme je l,ai deja dit. Meme le petit blanc qu,on lui avait colle au depart comme Vice-Gouverneur, le nomme Leon Chaise, ne lui arrivait pas au talon. Je sais de quoi et de qui je parle. Disons simplement qu,il (Kerfalla Yansane) s,est compromis dans la gestion des finances sous la Transition.
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+3 #13 Gandhi 08-01-2014 20:40

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
Gandhi,
Je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous attribuez tout ce qui est bien fait aux autres notamment au FMI et tout ce qui est mal fait à nos dirigeants. Ou ils sont responsables ou ils ne le sont pas.

J'étais en Guinée à cette période, je sais ce qui ce faisait et qui faisait quoi. Personne ne m'a raconté. Lorsque je dit que Kerfala était le ministre en charge, il était bien le ministre qui endossait les décisions... prises par d'autres. Il est donc responsable, mais dire qu'il était brillant, est un peu hâtif. En effet lorsqu'il n'a plus été cornaqué sous la transition, il était encore responsable, mais cette fois-ci de ses décisions personnelles. Dans les deux cas il fut responsable - au sens juridique du terme -, moi je donne seulement l'explication du virage à 180°. Dans mon esprit elle est tellement limpide, que j'ai du mal à comprendre pourquoi on cherche à dédouaner des individus de ce qu'ils font mal, sous prétexte qu'ils auraient bien fait avant. Il n'y a pas de balance à faire, on doit être jugé pour chaque acte pris individuellement.
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+2 #12 A.O.T. Diallo 08-01-2014 18:35

" Ce journaliste colporteur, semble ignorer que parmi tous les noms suscités, aucun ne vaut Kerfalla Yansané, ils sont tous des affairistes et des opportunistes. "
Mon cher Y.B. vous devriez vous renseigner sur kemoko Toure : il ne joue pas dans la même division que les 3 autres et sa réputation gestionnaire a été reconnue par des chasseurs de tête internationaux qui l'ont cueilli en Europe pour le mettre a la tête de la CBG qu'il a entièrement et positivement restructurée pendant son mandat.
En plus il a géré plus de 100 cadres a la fois ce que l'on ne pourrait pas dire des 3 autres et il ne participe pas aux mamayas du PPAC ou de facinet Toure. Si quelqu'un a d'autres infos complémentaires, please share.
Pour toutes ces raisons, bien-sur il a peu de chance de remplir les critères du PPAC...
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+1 #11 Youssouf Bangoura 08-01-2014 17:45

Lequel de Kerfalla Yansané ou d'Alpha Condé connait mieux la Guinée ? Cet article est un réquisitoire contre Kerfalla Yansané .C'est quoi "l'enfant déraciné de Forécariah" ? C'est certain, il n'a pas une vie sociale comme certains côtiers, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse . Ce journaliste colporteur, semble ignorer que parmi tous les noms suscités, aucun ne vaut Kerfalla Yansané, ils sont tous des affairistes et des opportunistes . Comme dit Patriote, kerfalla a fait des gigantesques travaux à la Banque Centrale entre 1985 et début 1990, sa grande faiblesse, comme souvent en Guinée, il n'a ni osé démissionner, ni osé s'opposer à la boulimie de Konaté, il devient de facto, coauteur de la faillite de la Guinée sous Konaté .
De toutes les façons, quelque soit le premier des ministres, ce denier profitera du système, pour se mettre plein les poches, la pourriture d' Alpha Condé n'épargnera pas ses élèves .
Dites nous mr le journaliste, quelles sont les qualités humaines et politiques pour être premier des ministres en guinée ? Un président pourri ne peut avoir qu'un premier ministre pourri . La coordination de la haute Guinée est aussi dangereuse que la peste, c'est elle en coulisse, qui pousse le choléra Alpha Condé à utiliser la ségrégation ethnique dans la fonction publique contre les peulhs et forestiers, à l'apparence, les Soussous sont un peu épargnés, à l'apparance seulement car, chaque resposable soussou est collé d'un malinké qui est lui, le véritable responsable .
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+4 #10 KeitaM 08-01-2014 16:51

Au fait le problème ne se pose pas sur les compétences ou pas d'un Kerfalla ou autres d'abord. Mais comment eux tous acceptent d’être nommés par Alpha sous l’étiquette ethnique? Pourquoi acceptent ils la division pour régner de Alpha? Comment se comporteront ils si Alpha écartait leur seule ethnie pour des fins politiques? N'est ce pas eux qui dénonçaient la methode des colons(Blancs) qui divisaient pour régner? Ils doivent repondre à ces questions avant de parler de competences ou autre. Et s'ils pensent que les nominations sur des criteres ethniques sont bonnes, qu'on institutionalise cela par des lois claires. La roue tourne et tournera pour tout le monde. Tas d'opportunistes...
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+2 #9 Patriote1 08-01-2014 13:40

Gandhi,
Je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous attribuez tout ce qui est bien fait aux autres notamment au FMI et tout ce qui est mal fait à nos dirigeants. Ou ils sont responsables ou ils ne le sont pas. En ce qui concerne cet homme, il est de loin le meilleur gouverneur que la Banque Centrale ait connu sous Conté pour l'avoir approché. C'est le seul gouverneur que nos directeurs de banques primaires (tous des blancs) appelaient Mr Le Gouverneur. Après lui, ils ont tutoyé tous les autres. C'est un bosseur hors pair, qui a de la personnalité. Disons qu'il a fait un accident de parcours sous la transition. Encore qu'il nous donne les raisons.
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0 #8 ABDOUL 08-01-2014 10:11

Monsieur Condé, J'apprécie votre article mais je crois que vous faite erreur sur la personne de Monsieur KERFALLA YANSANE en ce qui concerne la restructuration et la gestion rigoureuse de la BCRG. Cet autre KERFALLA YANSANE que beaucoup des guinéens confondent à l'actuel ministre a été l'un des meilleurs fonctionnaires Guinéens n'ayant jamais mis le compromis sur la rigueur. En plus cet autre KERFALLA YANSANE est très différend du ministre actuel en terme même de personnalité. D'ailleurs est ce que le ministre actuel n'est pas entrain de faire du plagiat sur la personnalité de l'ancien gouverneur de la BCRG, consultant de la banque mondiales dont le respect dépassait largement les frontières guinéennes.
Merci
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+2 #7 Gandhi 08-01-2014 09:52

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote1:
D'une part, il a fallu lui pour mettre le système bancaire guinéen sur les rails après les fameuses banques étatiques. Mais c'est encore lui cette fois en tant que Ministre de l'Économie et des Finances que la Guinée a connu le plus grand désastre économique de tous les temps sous le gouvernement de la transition piloté par Sékouba Konaté et Jean Marie Doré. C'est encore avec lui au même poste de Ministre des Finances que la Guinée a obtenu son PPTE. A t-il des arguments sur comment il a géré nos finances pendant la transition ?

Il faut analyser les faits et ne pas regarder la surface et la com.
Quand Kerfala est arrivé, il était aux manettes quand le FMI gérait en direct. Autrement dit, il n'a rien fait de personnel, mais s'est juste vu attribuer le travail d'autres. Dans les années 90, les ministères (y compris et surtout la BCRG) comprenaient quasiment tous des "experts blancs", qui étaient en réalité en charge du pays.
Par contre sous la transition, il était seul aux manettes, et au lieu de trouver de vraies solutions, il a fait fonctionné la planche à billets. Quant à l'IPPTE, c'était le prix à payer (qu'AC a accepté) pour que le FMI nous octroie l'annulation de dettes. Mais avec 700 millions de $ (de Rio Tinto) dans une autre caisse que le Trésor public, certains pouvaient ne pas se serrer la ceinture, qu'ils demandaient aux autres de faire...
Je crois que la conclusion coule d'elle-même pour ma part.
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+3 #6 amadousdialamba 08-01-2014 04:48

Ah ! Alpha Koné, toujours sur ses gardes. Probablement aidé par ses amis experts très expérimenter, le burkinabé se forge l’image d’être un politicien hors pair en Guinée. Chaque fois qu’il s’est agi de préparer des échéances électorales nationales, il est passé par le facteur temps pour bien peaufiner sa future stratégie. Il fait tout pour détourner l’attention des guinéens vers un non-événement. Par ce même temps, il est en train de se jouer des guinéens pour terminer son premier quinquennat sans difficultés majeures. D’abord sans faire du bruit, il a commencé par retarder au maximum les législatives, puis les résultats de celles-ci. Depuis la publication des résultats de ces législatives, il s’active à rééditer son expérience payante, à travers notamment, l’épisode de refus de convoquer à temps la nouvelle assemblée, refus conforter par la rumeur de siègera, siègera pas de nos élus. Cette petite parenthèse lui a permis de grignoter quelques mois de plus encore. Actuellement c’est la démission de son ancien gouvernement qui domine les débats. Démission qui se fait toujours attendre comme si elle commandait au préalable une étude de faisabilité. Tellement amusant, on nous laisse entendre que le Président mal élu, lui-même, a demandé la démission de son propre gouvernement. Dans l’attente, nous guinéens avec lui, espérons que sa demande sera examinée favorablement par ses vautours. Le temps que prendra l’examen de cette demande ne lui préoccupe surtout pas. Car il n’est pas du tout pressé pour former le nouveau cabinet. Plus le temps passe plus ses chances de réussite augmentent. Les prétendants du nouveau cabinet eux, doivent s’armer de patience et savoir garder leur sang-froid dans un réfrigérateur, placé en dehors de la Guinée. Car là-bas, les coupures fréquentes peuvent tout emporter : fusibles, dépenses hypothéquées, espérances, etc. (attention aux risques de crises cardiaques), Il ne faut surtout pas danser plus vite que le chef d’orchestre. Le pas des importants dossiers du pays, s’il en existe, est prié également de suivre le rythme. Comme toujours, le Mossi continu, sans entrave, de nous duper. Cette fois-ci, sans bruit de manifestations de rues, ni les ennuyeuses réunions de soi-disant comités de suivi. Ce patron des donzos peaufine tranquillement, méthodiquement et surement sa stratégie devant lui permettre d’aborder sereinement les futures petites échéances, avant le gros morceau de 2015. Sachez que, comme déjà dit et répété plusieurs fois, le temps est l’arme la plus redoutable d’Alfa Koné dans ses combats.
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+1 #5 se 08-01-2014 04:47

La Guinée n'a que les dirigeants qu'elle mérite. Tant que les dirigés n'exigent pas du RESPECT de la part des dirigeants, on continuera a avoir toutes sortes d'ordures a la tete de ce pays. Meme un mouton peut etre "élu" ou nommer sans la moindre réaction des dirigés. Avant je disais que les Guinéens sont ignorants de ce que fait leurs dirigeants, ce qui fait qu'ils ne sont pas revoltés. Mais maintenant, avec les radios privés et autre médias, tout le monde sait que c'est les malversations et autre détournements qui empechent la Guinée de se developer. Mais on est la, a chercher le problem la ou il n'existe pas, tout en s'attendant a un miracle en 2015. Certains seront éternellement surpris.
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+7 #4 Patriote1 08-01-2014 02:27

A vrai dire, cet homme me donne du fil à retordre quand vient le moment de le juger. D'une part, il a fallu lui pour mettre le système bancaire guinéen sur les rails après les fameuses banques étatiques. Mais c'est encore lui cette fois en tant que Ministre de l'Économie et des Finances que la Guinée a connu le plus grand désastre économique de tous les temps sous le gouvernement de la transition piloté par Sékouba Konaté et Jean Marie Doré. C'est encore avec lui au même poste de Ministre des Finances que la Guinée a obtenu son PPTE. A t-il des arguments sur comment il a géré nos finances pendant la transition ?
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-1 #3 Guinean 08-01-2014 00:20

Parce que ce monsieur n'a rien du fonctionnaire typique guineen qu'il fait l'objet de lynchage mediatique tous azimuts. Son seul souci majeur c'est son boulot et sa famille surtout sa femme. Il se rend au boulot a 6 hrs du mation et ne le quitte que la nuit tombee. Tous les travailleurs de cette boite peuvent en temoigner. Si le pays avait tant de cadres comme ce messieur on en serait pas la aujourd'hui avec ces tas de problemes qui n'en finissent guere.
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-5 #2 Diogo DIALLO 07-01-2014 23:36

C'est soit vous voulez voir AC continuer à gouverner la Guinée malgré tous ses handicapes et du fait qu'il connait pas la Guinée, soit vous le laisser agir en amenant un non patriote afin qu'il tombe ensemble en 2015. Sauf si vous pensez que AC à plus d'expérience ou connais la Guinée mieux que Yansané dans ce cas je serais étonné.
Mieux vaut mettre que des vieux pourri afin de permettre à la population guinéenne de réfléchir d'ici 2015 et les dégagés que de laisser AC avoir un autre mandat en 2015.
LA GUINÉE AUX GUINÉENS ET GUINÉENNES
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+5 #1 KeitaM 07-01-2014 23:02

Article Bidon!
Faites nous gagner en temps au moins. On se moque de la guerre des dinausores. Ah le changement, Primature pour pititi, assemblée pour patata, la galere contunue pour les guinéens.
Qu'Allah sauve la Guinée.
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