Fédération guinéenne de football : un panier de crabes !

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CAMARA_Salifou_2_01Le président de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot) Salifou Camara super V, a réussi à conserver les rennes de cette institution suite à un congrès à mi-parcours qui s’est déroulé récemment. Congrès au lendemain duquel son vice-président Djibril Diarra a été suspendu de ses fonctions pour « faute lourde Â». Preuve du gel des rapports entre les deux hommes, dont la gestion des affaires de la Fédération guinéenne de football serait tout sauf catholique.

L’Assemblée générale ordinaire de la Fédération guinéenne de football qui s’est tenue le 25 octobre dernier visait à évaluer le bilan à mi-parcours du comité exécutif de l’institution. Une session durant laquelle les membres statutaires de l’institution, qui sont les ligues, districts et clubs de football ont jugé de la nécessité de reconduire le président dans ses fonctions. Salifou Camara dit super V, qui était en mauvaise posture à la veille de ce congrès, accusé par ses détracteurs de « mauvaise gestion Â» des fonds de l’institution, notamment des 250 mille dollars us versés annuellement par la FIFA à la fédération, comme subvention, n’a finalement pas été éjecté de son piédestal. Antonio Souaré, homme d’affaires prospère, disposant d’accointances avec les milieux sportifs et politiques guinéens, avait été pressenti pour le remplacer. Mais à la dernière minute, celui-ci a été appelé à y renoncer. Au terme d’une médiation menée par le vice-président de la FIFA, notre compatriote Kabèlè Camara. Le rapprochement entre Salifou Camara et Antonio Souaré a été dit-on fatal pour le vice-président de la Féguifoot, Djibril Diarra. Ce dernier est soupçonné d’avoir manÅ“uvré pour que Salifou Camara soit démis de la tête de la Fédération guinéenne de football, lors du congrès à mi-parcours.

Djibril Diarra, ancien sociétaire du club mythique Hafia football club de Guinée, dont les gloires dans les années 70, figurent dans les annales du foot africain, qui exerce les fonctions de directeur administratif et financier de la Primature, a fini par rentrer dans le rang. Mais cela ne lui a pas épargné les foudres de son président qui a fini par le suspendre pour « faute lourde Â». Chose qui sous-entend pour malversations. Djibril aurait pompé une centaine de millions de francs guinéens des caisses de l’institution, d’après des sources proches concordantes.

Il faut dire que le congrès du 25 octobre a adopté sans rechigner « le bilan des activités et le rapport financier Â» de l’institution. Le fait que la Féguifoot soit aussi dépendante de l’argent des sponsors locaux tels que la société « Nimba Mining Limited Â» d’Aboubacar Sampil, un affidé du palais Sékhoutouréah, et de Mamoudou Antonio Souaré, tous deux présidents de clubs de première division, notamment l’Association sportive de Kaloum et le Horoya football club, ne contribue pas à une gestion saine de l’institution.

Ces gros bonnets sont soupçonnés de tirer les ficelles, et d’influer sur le cours des choses dans les compétitions organisées par la fédération.

Dans cette gestion du sport roi par des mains non expertes, un autre ancien président de la Fédération guinéenne de football est à l’affût, sans doute avec pour ambition de revenir à la tête de l’institution. Aboubacar Bruno Bangoura, dont il s’agit, ne se serait pas éloigné de la fédération, où il aurait toujours des hommes acquis à sa cause. Un véritable panier de crabes.


Emmanuel Toumany
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
 

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Commentaires  

 
+5 #1 amadousdialamba 21-12-2013 02:25

Depuis la retraite prématurée du Hafia par M’Fama le bourreau, ce Ministère est en panne (Hormis la parenthèse de M. Baydi). A Part le Ministère de l’Economie et des finances, ce Ministère est le plus pourri. Il regorge de corrompus, d’opportunistes et plus de magouilleurs que tous les autres départements. A cause de sa carence notoire, les jeunes talents du pays n’ont aucune possibilité de se faire découvrir, même à l’intérieur du pays. Pas de championnat national plein, pas de centres de formation viables, pas d’encadrement correct de la jeunesse, pas d’infrastructures appropriées, pas de planification nationale efficace. Comme pour la plupart des Départements du pays, ce Ministère a un réseau restreint enfermé dans une sorte de coupole. Tout se décide à l’intérieur de cette coupole. C’est grâce aux efforts personnels de certains compatriotes que les sports survivent encore chez nous. Pourtant cette discipline devrait être une priorité de l’Etat, car elle est le baromètre le plus efficace pour mesurer le niveau de développement et de la stabilité du pays.
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