Assemblée nationale : l’opposition décide de siéger, mais…

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SYLLA_Aboubacar_8_01L’opposition a mis fin au suspense qui a duré des semaines quant à la question de savoir si elle va siéger ou non au parlement. Le 12 décembre 2013 réunis au QG de l’Union des forces démocratiques de guinée (UFDG), les leaders de l’opposition guinéenne ont finalement décidé de siéger à l’Assemblée nationale. Cette décision consécutive à de nombreuses consultations menées avec sa base, dit-on, doit être accompagnée par la mise en place d’un cadre permanent de dialogue politique dont la mission essentielle sera de veiller et de prendre, le cas échéant, toute mesure nécessaire à l’application de l’intégralité des mesures convenues dans le cadre de l’accord politique inter-guinéen du 03 juillet 2013.

Au sortir de cette réunion qui a mobilisé tous les ténors de cette opposition, son porte-parole Aboubacar Sylla au nom de ses pairs a fait lecture de la déclaration justifiant le choix de siéger.

« Les partis membres de l’opposition républicaine, prenant en compte les positions exprimées par leurs bases et structures respectives, tenant compte des plaidoyers de la société civile et des souhaits formulés par la communauté internationale, décident de faire siéger leurs députés élus à l’Assemblée nationale issue des élections législatives du 28 septembre 2013 Â», a souligné le leader de l’Union des forces du changement (UFC).

Cette décision est motivée par les raisons essentielles suivantes explique-t-il. Il s’agit de « la consolidation de la paix et de la cohésion nationale en vue de contribuer à la mise en place d’un environnement sociopolitique plus stable et plus favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations ; la possibilité pour les députés de l’opposition d’empêcher l’adoption inappropriée de lois susceptibles de remettre en cause les acquis démocratiques et les libertés fondamentales, l’aptitude de l’opposition à initier des lois permettant de contenir les dérives du pouvoir en matière de gouvernance politique, économique et sociale, et de favoriser la création d’investissements sociaux de base et plus généralement de contribuer à la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et l’injustice, l’implication obligatoire de l’opposition, en raison de l’absence de majorité qualifiée de la mouvance présidentielle, dans la définition et la mise en Å“uvre des conditions de création et de fonctionnement des institutions de la République (Cour constitutionnelle, Cour des comptes, Cour suprême, Haute cour de justice, Haute autorité de la communication, Conseil supérieur de la magistrature, Médiateur de la République, Commission électorale nationale indépendante, Haut conseil des collectivités locales, institution nationale indépendante des droits humains) Â», a justifié le porte-parole.

Poursuivant, Aboubacar Sylla, dira que pour permettre à l’opposition d’atteindre ses objectifs de promotion de la paix civile et de sauvegarde de la stabilité politique, la participation de l’opposition au futur Parlement doit s’accompagner de la mise en place urgente d’un cadre permanent de dialogue politique dont la mission essentielle sera de veiller et de prendre, le cas échéant, toute mesure nécessaire à l’application de l’intégralité des mesures convenues dans le cadre de l’accord politique inter-guinéen du 03 juillet 2013, au nombre desquelles figurent Â« le recrutement du nouvel opérateur technique qui aura la charge de la révision du fichier électoral devant servir à l’élection présidentielle de 2015 ; l’élaboration d’un calendrier électoral pour les prochaines échéances incluant les élections communales au 1er trimestre, l’indemnisation des victimes des violences survenues à l’occasion des dernières manifestations de l’opposition, l’identification et la poursuite judiciaire des auteurs et commanditaires des crimes commis par les forces de l’ordre lors de ces manifestations ; l’application effective des dispositions constitutionnelles relatives à la neutralité du service public et à un accès équitable de tous les partis politiques aux médias de service public Â», conditionne-t-il au nom de ses mandataires. Toutefois précise-t-il, « l’opposition républicaine a pris acte que le Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN), tout en réaffirmant son appartenance à l’opposition, a décidé de ne pas siéger à l’Assemblée nationale Â».

« L’opposition félicite ses militants et sympathisants pour leur constante disponibilité et remercie la communauté internationale pour son implication inestimable en faveur de la finalisation de la transition politique ouverte en Guinée depuis décembre 2008. L’opposition saisit cette occasion pour rendre un ultime hommage à toutes les victimes des violences exercées lors de ses manifestations pacifiques et exige des autorités politiques actuelles qu’il soit mis un terme définitif à l’impunité qui accompagne systématiquement ces crimes et encourage leur récidive’’, a conclu Aboubacar Sylla.

Cette décision de l’opposition de participer à la future législature a été diversement interprétée. En effet dans les milieux favorables à l’opposition, certains craignent que le pouvoir ne roule Dalein et ses pairs dans la farine, encore une fois. C’est le cas de Lansana Kouyaté, le président du PEDN, qui pense que la participation de l’opposition au Parlement ne changera en rien le cours des choses. Avec un pouvoir qui n’en fait qu’à sa tête. L’avenir permettra de nous éclairer sur cette question.


Boubacar Bagnan Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+6 #3 madina 18-12-2013 10:26

Opposition?!!! Woyyooo!Allah hinno'on yaafoo.Votre mort subite nous a causé un terrible choc.
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-3 #2 amadousdialamba 18-12-2013 04:11

éééh Diôôman Allah ! Pardonne-nous ! Ait pitié de ce pauvre peuple ! S’il te plait, bon Dieu, Miséricorde, aide la Guinée à sortir maintenant de son éternelle carence ? Je viens d’apprendre, abasourdi, qu’au lieu de convoquer la nouvelle Assemblée, l’adversaire de la Guinée vient de transmettre au CNT la loi des finances de 2014 ‘’pour un examen rapide’’. Cette anticipation vise certainement, à la faire voter à la hâte par cette caduque chambre acquise à 120 % à la cause du régime (couper l’herbe sous les pieds des nouveaux brouteurs). Immédiatement après sa comédie électorale, voilà comment Alfa brise de nouveau devant nous, en milliers d’atomes, l’espoir du peuple. Le Mossi envoie ainsi son premier coup d’essai anticonstitutionnel pour voir si l’endormi peuple est encore dans son lit de sommeil. C’est un signal très fort annonçant sa détermination à poursuivre son mépris systématique des textes. Plus dramatique, Madame, l’ex-brave syndicaliste, combattante émérite ; convertie en inconditionnelle collabo, investi de je ne sais quoi, trouve non ridicule de donner des explications insensées à cette attitude irresponsable. Si le chef des Donzos à travers ce sondage parvenait à imposer son désir à la volonté du peuple et à la loi, je présenterais des excuses à SEM Kouyaté suite à mon commentaire qui le décriait à cause de son refus de siéger. Je donnerais entièrement raison à son affirmation qui dit : « QUE LA PARTICIPATION DE L’OPPOSITION AU PARLEMENT NE CHANGERA EN RIEN LE COURS DES CHOSES ». Évidemment, à cette allure, le Burkinabé risque fort de confirmer cette thèse. Les athlètes ne sont même pas entrés au stade, a plus forte raison s’aligner sur la ligne de départ, qu’on nous désigne déjà le vainqueur. Peuple de Guinée, tu finiras un jour par comprendre que le simulacre de démocratie que la communauté dite internationale vient de te faire miroiter n’est que façade. Sans une volonté réelle et une détermination, le changement escompté ne verra jamais jour en Guinée. Oublie donc ton vote volé, ignore cette Assemblée de façade ; explore d’autres voies, car rien ne pourra infléchir ce régime.
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+3 #1 Oury DIALLO 17-12-2013 21:39

Le grimpeur n'a même pas attendu qu'ils siègent et les met déjà à l'épreuve.
L'opposition exige le retrait du projet de loi des finances 2014 adopter par le CNT a la demande du grimpeur.
Nous verrons ce que ça va donner.
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