Mercredi, 04 Décembre 2013 18:04
Dans un discours prononcé le 02 octobre dernier, à N’Zérékoré, au sud de la Guinée, lors de la célébration des 55 ans de souveraineté du pays, le chef de l’État guinéen, Alpha Condé, a dit tout le mal que les coordinations dites régionales on causé à la cohésion nationale, les qualifiant même de facteurs de division entre les citoyens d’un même pays.
« Il n’y a pas de coordinations au Mali, en Côte d’Ivoire, au Faso, etc. Alors pourquoi c’est seulement en Guinée que cela existe ? » s’est interrogé Alpha Condé, très remonté contre ce cloisonnement institué de toutes pièces dont les initiateurs sont les seuls à en connaître l’utilité.
Il y a quelques années, c’est l’actuel ministre des Affaires étrangères M. François Louncény Fall qui dénonçait sur un plateau de télévision, le rôle pernicieux de ces entités qui ont sérieusement contribué à éloigner les Guinéens, les uns des autres...
Aujourd’hui, Mme Olga Siradin, ambassadeur de son état, donc représentant Alpha Condé, a juré de ramer contre la volonté de son mandant. À l’instar de son prédécesseur, Mme Makhissa, Mme l’ambassadeur a axé tous ses efforts sur le renforcement des coordinations régionales, allant même jusqu’à créer un comité dit scientifique, composé entre autres de Kamissoko et de Moctar, pour le toilettage des textes qui régiraient les fameuses coordinations.
Une démarche qui va à l’encontre de la volonté des autorités guinéennes, qu’Olga entend mener, contre tout bon sens, lorsqu’on sait qu’ici à Abidjan, et même en Guinée, les coordinations sont de véritables relais des partis politiques issus de leurs régions respectives.
À titre d’exemple, à Abidjan, le président de la coordination de la Basse Guinée est le fédéral du parti de Sidya Touré, quand le président de la coordination de la Haute Guinée chausse les bottes du RPG.
À Bingerville où elle était ce samedi 30 novembre, Mme l’ambassadeur a une fois de plus affirmé sa volonté de doter les coordinations régionales de tous les pouvoirs, contribuant ainsi à creuser l’écart entre les Guinéens. Pire, les Guinéens vivant hors d’Abidjan ne se reconnaissent pas dans ces entités loufoques que la Chancellerie tient coûte que coûte à imposer.
Il est temps que Mme l’ambassadeur arrête ce jeu qui consiste à opposer les Guinéens et penser sérieusement à laisser ces derniers se doter de véritables organes de gestion de la communauté.
Les Guinéens commencent à en avoir assez de ces réunions qu’elle tient régulièrement avec des valets, triés sur la base d’affinité et de complaisance, au détriment de la majorité des citoyens, qui peinent déjà à se faire délivrer une pièce consulaire, leur droit. Tout le monde y gagnerait
In conakrypost
Source : Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
![]()