Heinan Goba Lundi, 25 Novembre 2013 18:52
Certaines parties de la capitale guinéenne se sont réveillées ce lundi 25 novembre, sous haute surveillance policière, alors que l'opposition n'a appelé qu'à une journée ville morte. Les autorités expliquent cette présence massive des forces de l'ordre dans la rue par la crainte de débordements.
Le centre-ville de Conakry grouille de monde même si l'atmosphère n'est pas la même que ce qu'on a l'habitude de constater le lundi, premier jour de la semaine. Les services publics et privés ont ouvert. Seuls certains commerces au marché Niger sont restés fermés.
En revanche, dans la banlieue, principalement le long de la route Le Prince qui traverse les quartiers chauds de Hamdalaye, Bambéto et Cosa, les boutiques et les magasins sont restés fermés. Même chose au grand marché de Madina avec la présence des forces de l'ordre.
La circulation est plus ou moins fluide. Par peur de violences, beaucoup de personne ont garé leur véhicule. Tandis que d'autres ont préféré ne même pas sortir de chez eux.
Dans une déclaration diffusée dimanche sur les ondes des médias d'Etat, le gouverneur de la ville de Conakry a regretté l'appel de l'opposition à une journée ville morte en appelant les populations à vaquer ce lundi à leurs occupations habituelles. En rassurant les populations que leur sécurité et celle de leurs biens sera garantie, Sékou Resco Camara a rappelé que les journées ville morte ont toujours tourné au vinaigre.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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