Heinan Goba Vendredi, 22 Novembre 2013 00:55
Pour le parti présidentiel et ses alliés qui n'attendent que le décret convoquant les élus pour la rentrée solennelle, l'élection législative est dépassée. Il faut maintenant aller de l'avant pour permettre à la Guinée d'amorcer son développement. Même son de cloche du côté de la société civile qui, en déplorant la mauvaise organisation du scrutin, appelle tout de même les élus à travailler dans l'harmonie pour le bonheur du peuple de Guinée.
Si pour la mouvance et la société civile la page de l’élection législative est maintenant tournée, pour l’opposition républicaine, la transition n’est pas encore terminée. Car, expliquent les adversaires du président Condé, ce qui s’est passé est tout sauf l’élection législative qui devrait mettre fin à la période transitoire ouverte depuis la mort de Lansana Conté et la prise du pouvoir le CNDD, l’ex-junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara.
En résumé, pour l’opposition, le combat n’est pas terminé. Surtout que la Cour suprême qui aurait dû trancher dans cette affaire a, selon elle, « démissionné ». Ainsi pour protester contre cette « démission de la Cour suprême » et tant d’autres actes déplorables qui ont marqué la vie politique et sociale ces derniers temps, l’opposition républicaine a annoncé à l’issue d’une réunion le mercredi 20 novembre, une série d’actions à entreprendre.
Premièrement, en attendant la fin des consultations à la base pour savoir si elle va siéger ou non à la future Assemblée nationale, l’opposition appelle le peuple de Guinée, particulièrement les habitants de la capitale Conakry, à observer une journée ville morte le lundi 25 novembre. Elle envisage dans un second temps, d’une part de saisir les instances internationales telles que les Nations Unies et l’Union africaine, toujours avec sa demande d’annulation du scrutin du 28 septembre rejetée par la Cour suprême. D’autre part, d’exprimer son regret par rapport à l’arrêt des travaux du comité de veille pendant qu’il reste encore beaucoup à faire.
Une nouvelle période d’incertitude s’ouvre encore pour la Guinée au moment où tout le monde pensait à la fin de la crise politique.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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