Heinan Goba Lundi, 18 Novembre 2013 18:44
Des militaires et paramilitaires ont défriché la broussaille entre l’autoroute Fidel Castro et la voie ferrée, de Coléyah à l’échangeur de Moussoudougou, pour ceux qui connaissent Conakry. Une première depuis la mort du président Ahmed Sékou Touré. Seulement pour ce travail d’une grande importance pour l’image de notre capitale, les moyens n’ont pas été mis à la disposition des hommes en uniforme. Ce qui n’est pas resté sans conséquence sur sa qualité.
Ils étaient en très grand nombre ce matin, mais beaucoup parmi nos militaires, policiers, gendarmes et douaniers déployés n’avaient ni machette ni dabas, à plus forte raison une pelle pour travailler.
Donnant le sentiment qu’il n’y avait pas de la part des organisateurs, la volonté réelle de faire ces travaux publics. Pendant que certains d’entre eux, s’associaient avec leurs amis qui ont pu se procurer une machette, d’autres étaient carrément arrêtés bras croisés.
Ce qui frappait aussi le passant était la qualité des machettes utilisées par les hommes en uniforme. Pour un travail aussi important, des petites machettes qui dépassent à peine un couteau de boucher, pour ne pas dire des couteaux, étaient tenues par nos vaillants soldats. En bref, les herbes n’ont été que renversées en raison de ce manque d’outils de travail. Cependant quand on regarde bien, les initiateurs de ces travaux de nettoyage ne manquent pas de moyens.
S’agit-il d’une opération de charme en direction du président Condé, à l’approche d’un remaniement ministériel ? Même s’il est difficile de l’affirmer avec exactitude, la présence du Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, du ministre de la Sécurité, Madifing Diané, et du gouverneur de la ville de Conakry, Sékou Resco Camara, laisse croire que l’objectif réel n’est pas de rendre Conakry propre, dans la mesure où les moyens n’étaient pas là, mais de se trouver une place au soleil.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
![]()