Décision de la Cour suprême de maintenir les résultats de la CENI : la réaction de l’avocat de l’UFDG

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Cour_Supreme_Guinee_3_01En attendant d’avoir les grandes décisions – que nous estimons très responsables et porteuses – de l’opposition républicaine, l’avocat de l’UFDG réagit suite à l’arrêt rendu par la Cour suprême confirmant les résultats de la CENI. Nous vous livrons in extenso la déclaration de Me Thierno Souleymane Baldé.

« Nous venons de rater une grande occasion. Vous avez suivi l'arrêt de la Cour, elle se déclare incompétente pour connaitre les recours déposés devant elle. La Cour constitutionnelle est la seule juridiction compétente, selon la législation guinéenne, pour connaitre les recours en matière électorale. Au premier tour de la présidentielle de 2010, lorsque les différents partis avaient déposé des recours, effectivement la même Cour suprême avait annulé certains PV au niveau de certaines communes, notamment Ratoma, Matam, et dans certaines préfectures. Et si elle se déclare incompétente cette fois-ci de connaitre les mêmes réclamations, de quel autre recours disposons-nous pour faire valoir nos réclamations ? Je vous laisse donner la réponse. Nous estimons que c'est une occasion que nous avons manquée pour démontrer non seulement la crédibilité mais aussi l'indépendance de la Cour, c'est la seule juridiction compétente des questions électorales en Guinée. Dans chaque pays, quand il y a des problèmes entre les citoyens, on se tourne vers la Cour suprême. Et la Cour suprême est le dernier recours en matière électorale. Son arrêt n'est pas susceptible de recours elle aurait dû se déclarer compétente et effectivement examiner les différentes requêtes sur la base des preuves qui lui ont été fournies et prendre une décision responsable.

Mais tel n'a pas été le cas, tous les citoyens vont le constater. Et nous estimons, une fois de plus, que nous avons raté une opportunité.»


Thierno Fodé Sow


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Commentaires  

 
+1 #3 amadousdialamba 17-11-2013 06:10

Comme nous avons pris l’habitude de permettre même aux étrangers de mettre de côté nos textes de loi sans aucune contestation, l’arrière-Cour d’Alifa Koné le Mossi, ne cherchait pas mieux comme belle occasion pour mettre son gros pied dans le plat. Si la plus haute juridiction du pays se déclare incompétente de dire le droit sur les résultats de ces élections, que tout le peuple se mobilise pour se faire justice. Pourquoi faire germer l’idée d’une autre voie de contestation supranationale. L’habituelle communauté internationale qui a montré ses limites ne fera pas bouger ce dictateur d’une seule ligne. Cette communauté Internationale qui avait insisté auprès de l’opposition afin qu’elle accepte de passer par la Cour suprême pour toute réclamation n’a plus rien à dire. Depuis le départ forcé du chaud capitaine Dadis Camara, que des accords et contre accords préfabriqués de toutes pièces, en la faveur du camp présidentiel. Le peuple tout entier accepta aveuglement, cette méthode de raccourci à son détriment. Voilà les résultats du laxisme populaire. Durant tout le processus de transition, malgré l’existence formelle du CNT, nous abandonnâmes bêtement notre constitution nationale. Adoptée par référendum nous devrions exigée son application rigoureuse contre ces accords proposés par des agents véreux à la solde du burkinabé. Mais malgré tout, je vois que jusqu’ à présent, nous sommes dubitatifs sur la voie à suivre. Voilà pourquoi nous commençons encore à parler des recours à des juridictions extérieures. C’est stupide ça.
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+5 #2 A.O.T. Diallo 17-11-2013 01:15

L'avocat a mal compris: Syma voulait dire en fait que lui et son équipe sont des incompétents en droit.
Et la il a tout a fait raison...
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+6 #1 Barros Diallo 16-11-2013 20:32

Oh que je ne suis pas surpris qu'elle ait sorti cet argument...On ne peut pas dire que la Cour Suprême a tort: elle est incompétente au sens de la loi..Il n'y a qu'en Guinee où l'on écrit des lois pour les violer consensuellement dès leur signature. Peut-on enfin tourner cette page honteuse des "sélections législatives"?
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