Saidou Hady Diallo Vendredi, 08 Novembre 2013 17:37
Les différentes organisations de défenses des droits de l’homme, et les associations des parents et amis et victimes du 28 septembre, ont commémoré le lundi 4 novembre 2013, l’an 4 des événements du 28 septembre 2009. C’est la Maison de la presse sise à Coléah qui a servi de cadre à cette cérémonie.
Pour le rappel, cette date est commémorée en différé du fait que les élections législatives ont eu lieu le 28 septembre 2013. Selon la présidente des parents et amis des victimes du 28 septembre, Mme Asoumaou Diallo, on ne peut pas rester sans commémorer cette date car, dit-elle, on est toujours prêt à commémorer le 28 septembre pour se faire entendre afin que l’opinion nationale et internationale sache que les victimes sont toujours présentes. « On ne peut pas rester dans les oubliettes, rester sans se faire voir, parce que nous voulons que l’Etat comprenne que les victimes du 28 septembre sont toujours là », a souligné Mme Diallo. En se prononçant sur l’impunité, elle dira que si on enregistre toujours des victimes en Guinée, c’est parce que les auteurs des actes du 28 septembre 2009 sont restés jusqu’à présent impunis. « Nous estimons, dit-elle, que si le dossier du 28 septembre avait été jugé à temps, on allait éviter beaucoup de victimes encore ». Plus loin elle promet : « Tant que nous ne serons pas satisfaites, et tant que la justice ne sera pas dite, nous continuerons à commémorer cette date jusqu’à ce que justice soit faite ». Pour ce qui est des aides, elle a laissé entendre qu’elles ne reçoivent aucune aide, c’est seulement le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de Genève qui leur apporterait une assistance en finançant même leurs locaux. Ainsi après avoir narré les atrocités qu’elle a vécues le lundi 28 septembre 2009, la victime Mariama Bobo Bah, demandera au gouvernement actuel de tout faire pour que justice soit faite car, souligne-t-elle, c’est grâce aux victimes du 28 septembre 2009 qu’on a aujourd’hui un gouvernement civil. En substance elle précise ceci : « les victimes ne peuvent pas pardonner ça, et si la justice guinéenne est incapable, elle n’a qu’à laisser le dossier à Fatou Ben Souda, le procureur de la CPI ». Pour l’avocat des victimes Me Hamidou Barry, si la justice guinéenne n’est pas prête à juger les auteurs ils vont tout faire pour saisir la Cour pénale internationale.
Saidou Hady Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu