Heinan Goba Vendredi, 08 Novembre 2013 16:34
La Cour suprême s’est accordé, jeudi 07 novembre 2013, un délai supplémentaire de quatre jours, le temps d’examiner minutieusement les requêtes des différents partis politiques candidats aux élections législatives du 28 septembre dernier, avant de se prononcer définitivement sur les résultats de ces élections.
En fait d’après ce communiqué, au lieu du 11, les résultats définitifs des législatives du 28 septembre seront proclamés le 15 novembre 2013.
L’annonce de cette décision qui va, sans doute, accroitre l’inquiétude des Guinéens qui attendent avec impatience la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 28 septembre, a été faite par le premier président de la Cour, à travers un communiqué lu sur les antennes des médias d’Etat.
Selon le même communiqué de la Cour, cette décision qui s’appuie sur les articles 166 et 167 du code électoral, a été prise à la suite d’une concertation entre la Cour, les directoires de campagne des partis politiques candidats et les avocats de ces derniers.
Cependant, d’après nos informations, les partis politiques de l’opposition ne seraient pas associés à cette démarche. Un responsable de l’opposition a confié à certains médias avoir reçu seulement un coup de fil de la Cour, à propos de cette décision. Il n’y a donc eu aucun accord entre eux et la Cour.
Quoi qu’il en soit, il reste clair que le consensus a une fois de plus prévalu sur ce qui est de droit en République en Guinée. Et le plus surprenant dans tout cela est que ce soit la Cour suprême, la plus haute institution judiciaire du pays, qui s’associe à des partis politiques pour tordre le cou à la loi.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu