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Cour suprême : la pression monte autour de l’examen des recours

Aliou Sow  Jeudi, 07 Novembre 2013 00:22

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SYLLA_Mamadou_Syma_Cour_Supreme_3_01La Cour suprême continue de subir la pression de la mouvance et de l’opposition, par des recours qui s’entrechoquent. Aucun des camps ne voulant passer sous les fourches caudines, dans cette épreuve de force, qui risque de coûter des plumes à cette institution judiciaire, si elle manque d’habileté dans la gestion de ces résultats.

Les avocats constitués par les partis politiques pour la gestion de leurs recours auprès de la Cour suprême veillent au grain. Et dans leur viseur, il pourrait bien y avoir Mamadou Sylla et son staff.

Eux, qui sont à la manœuvre pour tenter de voir clair dans les résultats provisoires fournis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), relatifs au scrutin législatif du 28 septembre dernier.

En tout cas, cette démarche portant sur le dépôt des recours est certes individuelle, mais on sent néanmoins une coordination au sein de l’opposition. Et elle veut parler d’une seule et même voix face au parti au pouvoir, qui voudrait être rétabli dans son « bon droit », en lui restituant la quasi-totalité des communes, perdues à l’uninominal.

A cette requête, Cellou Dalein Diallo et ses pairs répliquent, et exigent des rectifications au niveau des résultats fournis par la CENI.

Se disant victimes de « fraudes » perpétrées par des commis de l’Etat, qui auraient usé de moyens pas du tout catholiques pour arracher la majorité en faveur du RPG-Arc-en-ciel. Malgré le dépôt des recours auprès de l’institution judiciaire, les acteurs politiques continuent de se livrer à des déclarations dont certaines sont susceptibles de prêter de mauvaises intentions au président de la Cour suprême, Mamadou Sylla ne pouvant qu’être mis dans le même sac que tous ceux qui sont chargés de dire le droit en Guinée. A cause de leur dépendance vis-à-vis de l’exécutif.

Pour ce qui est du traitement de ces contentieux électoraux, la plupart des observateurs croisent les doigts pour que la Cour suprême tranche dans l’impartialité, dans le meilleur des cas. Ou dans le pire des cas, que les résultats provisoires soient simplement validés. Ceci serait un moindre mal, pensent-ils.


Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu

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