Affaire du 28 septembre : les victimes expriment leur inquiétude face à la lenteur de la procédure judiciaire

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DIALLO_Asmaou_01La présidente de l'AVIPA (Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009), Mme Asmaou Diallo, a, lundi 04 novembre au cours d'une conférence de presse organisée dans le cadre de la commémoration du quatrième anniversaire du massacre du 28 septembre, dénoncé la lenteur qui caractérise la procédure judiciaire enclenchée dans le but de faire toute la lumière sur ce triste événement.

Des actes ont été posés, notamment les inculpations de certaines personnes soupçonnées d'être mêlées à cette affaire, a reconnu la présidente de l'AVIPA. Mais pour Asmaou Diallo, le dossier n'avance pas comme il se doit. Beaucoup de choses restent à faire, a-t-elle fait savoir. En précisant que ce qui est fait ne rassure pas les victimes. Étant donné que toutes les personnes inculpées continuent d'occuper leur poste au sommet de l’État.

Au regard de cette situation, Mme Asmaou Diallo, qui avait à ses côtés le Dr Thierno Madjou Sow, président de l’OGDH, Me Hamidou Barry, avocat des victimes, a demandé au bureau du procureur de la CPI (Cour pénale internationale) « de rester toujours saisi du dossier et ne pas se laisser endormir par des actes pris toutes les fois qu'une visite du procureur est projetée ou effectuée en Guinée Â».

Comparativement au dossier de l'attaque du domicile du président Alpha Condé, par exemple, Me Hamidou Barry, avocat des victimes, a quant à lui parlé d'une justice à deux vitesses. « En un court instant, une affaire concernant un petit nombre de victimes a connu son épilogue pendant que celle concernant plusieurs dizaines de personnes est encore à ses début, quatre ans après les faits Â», a fait remarquer l'avocat.

Quoi qu'il en soit, Mme Asmaou Diallo a demandé aux victimes, parents, amis et personnes de bonne volonté, « de ne pas se laisser gagner par le découragement Â», toute entreprise humaine ne pouvant se réaliser sans embuches, selon elle. Sans oublier de demander quand même au pool des juges d'instruction chargés du dossier de rester fermes et sereins. En demeurant convaincus que seule leur indépendance et leur impartialité devraient guider leur pas.

Le massacre du 28 septembre, pour rappel, a fait plus de 157 morts dans le stade du même nom à Conakry. Elle a résulté de la répression, par des soldats de la garde présidentielle, d'une manifestation des opposants à la candidature du capitaine Dadis Camara, président de l'ex junte, à la magistrature suprême.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #4 Le voyant 07-11-2013 10:15

Erratum: cantonner
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+3 #3 Le Voyant 07-11-2013 02:16

Il y aura la justice dans ce pays s’il plait à Dieu, ne vous en faites pas madame, tous ceux qui sont de prêt ou de loin mêlés a quoi que ce soit seront châtiés a la hauteur de leurs forfaitures….Les bourreaux n’auront aucune clémence parce qu’ils ont délibérément choisi – ce jour - de se cotonner sur les arbres en montrant a la face du monde leur bestialité…..au lieu de vivre dans la civilisation (au 21eme Siècle), ils ont poussé la bêtise a l’extrême et par conséquent ils feront face au châtiment qui s’impose.
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+1 #2 un jeune guinéen 06-11-2013 21:25

En Guinée il n'y a qu'une justice qui vaille. Il parait que les victimes connaissent leurs bourreaux alors vous n'avez qu'à RENDRE LA PAREILLE. à chacun son bourreau comme dirait l'autre...
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+5 #1 amadousdialamba 05-11-2013 20:06

JUSTICE, OH MY GOD ! On en demande encore et toujours. Mais quand est-ce qu’on l’obtiendra en Guinée. Seul l’avenir nous le dira. Moi je dirais que tant qu’elle sera entre les salles mains des bourreaux, elle ne sera jamais obtenue. C’est à la fois dommage pour les citoyens et pour le pays. Les responsables de ces crimes odieux sont tous connus. Ils se baladent librement et en longueur de journée devant leurs victimes, sans honte, ni être inquiétés, encore moins un sentiment de regret. Cette honteuse liberté de ces criminels est garantie par la volonté manifeste de l’Etat de fermer toujours les yeux sur les crimes. De par la passivité des citoyens et la complicité de l’Etat, l’impunité est devenue une culture nationale. Depuis l’indépendance du pays, les auteurs des crimes graves n’ont jamais été inquiétés. Je crois que cette préjudice causée pour la plus part à des innocentes personnes, explique en grande partie les souffrances actuelles du peuple de Guinée. Imaginez chers amis, Depuis les centaines de pendaisons d’innocentes personnes par le PDG-RDA sur toute l’étendue du territoire nationale, sans oublier les milliers de disparus anonymes du célèbre Camp Boiro, jusqu’à ces sinistres violences du 28 septembre, entre autres, aucune véritable sanction, excepté l’expédition punitive collective des derniers responsables du PDG-RDA. Aucun pardon, aucune initiative allant dans le sens de mettre fin à ces salles pratiques. Au contraire le nouveau régime a fini par les rallumer de la plus triste et inquiétante manière. A défaut de la réconciliation nationale qui tarde à venir, il y a un impératif qui s’impose à nous pour se débarrasser définitivement de cette impunité dont personne n’est à l’abri. Il faut demander pardon au bon Dieu, aux familles des victimes, punir les coupables et mettre en place un véritable système de protection du citoyen.
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