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Face aux menaces de l’opposition : Resco promet l’enfer aux éventuels manifestants

Abdoul Malick Diallo  Dimanche, 27 Octobre 2013 00:18

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CAMARA_Skou_Resco_01Alors que les Guinéens attendent avec circonspection les résultats définitifs des élections législatives du 28 septembre dernier, le gouverneur de la ville de Conakry Sékou Resco Camara promet de mater les contestataires du verdict de la Cour suprême.

Les résultats provisoires de la CENI sont déjà connus des citoyens. Sans surprise, c’est le RPG Arc-en-ciel qui est venu en tête avec 53 députés suivi de l’UFDG avec 37. L’opposition qui avait exigé l’annulation pure et simple du scrutin campe jusqu’à présent sur sa position, bien qu’elle ait introduit des recours devant la Cour suprême.

L’opposition républicaine a toujours fait savoir que si sa demande d’annulation n’aboutit pas, elle va « entreprendre des actions » susceptibles d’entacher la quiétude dans la cité. Ce qui laisse supposer « qu’il y aura de nouvelles manifestations et des journées ville morte ». Comme ce fut le cas par le passé.

Pour parer à toute éventualité, le gouverneur de la ville de Conakry a prévenu contre toute tentative d’action censée menacer la quiétude sociale. C’était à l’occasion de l’ouverture d’un atelier sur la réforme des services de sécurité qu’il a présidée lundi dernier. Resco n’a pas manqué de tenir un discours provocateur à cette occasion.

Parlant de la situation sociopolitique il précise : « Quand la Cour suprême prononcera les résultats définitifs, le nouveau Resco signera son retour. J’avertis tout le monde, hein ! Il n’y aura plus jamais de pagaille à Conakry. Ça c’est fini ! La récréation est terminée. Les congés et les vacances sont terminés. On est maintenant en vraie démocratie en Guinée. Quand l’Assemblée sera mise en place, celui qui va (….), on te prendra pour aller te déposer ». Si certains considèrent ces propos du gouverneur comme dissuasifs et destinés à démobiliser les militants de l’opposition à reprendre la rue, d’autres les prennent très au sérieux. Car par le passé, il s’est illustré par son zèle et l’exécution de basses besognes au service du pouvoir.

Le chef de file de l’opposition, lors d’un entretien avec ses militants, avait assuré que « cette fois-ci il n’y aura pas de pardon. Et que si le verdict des urnes n’est pas respecté », lui et ses pairs vont entreprendre des actions de protestation. Ce qui donc, pourrait présager des nouvelles périodes de tension sociopolitique en Guinée.


Abdoul Malick Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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