Heinan Goba Vendredi, 25 Octobre 2013 09:02
Un capitaine de l'armée s'est offert en spectacle en se jetant sur des agents de la police routière qui ont barré la route à son véhicule qui roulait à vive allure en sens inverse. Les faits ont eu lieu dans la matinée du jeudi 24 octobre sur la route Le Prince à la hauteur de Simbayah, secteur Cosa.
Le capitaine au volant de son véhicule en provenance de la cité Enco5 pour la ville, pour ceux qui connaissent Conakry, a emprunté le trottoir pourtant réservé à ceux qui vont dans le sens inverse. C'est là qu'il est intercepté par les policiers qui lui demandent de faire marche-arrière pour se mettre dans le rang.
Comme c'est souvent le cas (militaires), le capitaine refuse d’obtempérer et se montre menaçant. Au lieu d'amadouer les policiers qui peut-être par solidarité de corps pouvaient le laisser passer, notre capitaine sort furieux de son véhicule, jette par terre la moto des policiers qui leur servait de barrage.
Expression de son mépris pour les policiers ou pour la loi en général, notre capitaine ne s'arrête pas là. Il se saisit d'un des agents, lui donne un coup de poing et le jette par terre. Le seul crime de cet agent aura été de ramener à sa place la moto que le capitaine avait jetée par terre pour passer.
Dépassés par le comportement du capitaine qui se croyait fort en prenant position pour un combat corps à corps contre eux, les policiers aussi se mobilisent. Ils se ruent sur notre capitaine. Quoiqu’il soit plus gradé qu'eux, les policiers n'ont pas hésité à le battre comme un voyou.
Les usagers de la route (piétons comme automobilistes) ont assisté impuissant à cette bataille rangée. Il aura fallu l'intervention des bonnes volontés, notamment d'autres hommes en uniforme, pour enlever notre capitaine des griffes des policiers.
Cette correction servira-t-elle de leçon aux autres militaires qui n'ont pas de considération pour la police ? L'avenir nous en dira plus. En attendant, il faut dire que cette scène qui n'honore pas le militaire, encore moins ces policiers, relance le débat de l'urgence de la réforme du secteur de la sécurité.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu