Heinan Goba Mardi, 22 Octobre 2013 16:42
La Cour suprême a annoncé mardi 22 octobre, dans un communiqué, avoir reçu lundi 21 octobre, de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)) les résultats provisoires des élections législatives du 28 septembre dernier, accompagnés de tous les documents nécessaires pour son examen, à savoir les procès-verbaux de centralisation des votes et le rapport circonstancié des opérations.
Par la même occasion, la plus haute instance judiciaire du pays qui fait office de Cour constitutionnelle pour le moment, a demandé à tous les partis politiques qui ont des recours à introduire dans un sens comme dans l'autre à les déposer à son greffe. En précisant qu'ils ont cinq jours francs à compter de ce lundi pour se manifester, sous peine d'irrecevabilité de leur demande.
Le verdict de la Cour suprême ne sera, tout de même, pas connu si tôt. Après cette réception des différentes requêtes, puis le délai de 3 jours pour le dépôt des moyens de défense qui accompagnent ces requêtes, elle a dix jours pour les examiner et donner les réponses qui siéent, avant de se prononcer sur les résultats des élections tels qu'elle les a reçus de la CENI.
Tous les partis qui ont participé aux élections, ou presque, faut-il le signaler, se préparent à introduire des requêtes auprès de la Cour suprême pour solliciter soit l'annulation de certains résultats, soit la reprise en compte de votes annulés. En plus de ces requêtes individuelles, l'opposition dans son ensemble exige « l'annulation pure et simple de tout le scrutin en raison de l'importance des irrégularités ».
Pour l’instant, il est difficile de dire avec exactitude si cette demande de l'opposition a été formalisée ou pas.
Quoi qu'il en soit, il est important de signaler que le travail ne sera pas facile pour la Cour suprême. Les Guinéens ont trop souffert avant d'aller aux élections législatives du 28 septembre. La Cour le sait. Mais lorsque les demandes d'annulations sont aussi fondées, cette triste réalité ne suffit pas comme raison pour tordre le cou au droit. Tous les regards sont donc tournés vers la plus haute instance judiciaire.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
![]()