Le Département de l'Industrie et des PME déplore la menace des Grands Moulins de Guinée de mettre la clé sous la porte

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Grands_Moulins_Guinee_01Le Département de l'Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises juge déplorable la décision de la société des Grands Moulins de Guinée d'ouvrir une procédure de mise en congé technique de ses employés, à défaut de fermer. Son Secrétaire général, M. Grovogui, a affirmé que le motif invoqué par l'usine de fabrique de farine de blé n'est pas valable. La démarche des Grands Moulins de Guinée pourrait affecter dangereusement le climat social dans le pays, a fait savoir le Secrétaire général.

Dans un communiqué de presse publié lundi 22 août à Conakry, l'usine de fabrique de farine de blé située dans le village de Kagelen (Préfecture de Dubréka) annonçait la mise en place effective du congé technique de ses travailleurs. « Aujourd’hui, cette mise en congé technique n’est qu’une première étape. Il pourrait en découler, purement et simplement la fermeture totale de l’usine si aucune mesure n’est prise pour la protéger Â» avait-elle menacé.

Pour l'instant, on ignore les actions que vont mener les travailleurs pour défendre leurs droits. Le Département de l'Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises n'a pas non plus dit comment il va résoudre ce problème. La seule certitude est que les travailleurs concernés par cette mesure ne partagent pas l'avis de leur employeur. « Nous sommes sur terrain. On voit toujours les remorques qui viennent charger. Ils ne peuvent pas nous dire que la production n'est pas achetée. Ils veulent autre chose Â» nous a confié un travailleurs de l'usine.

« La diminution des taxes douanières début mars 2011 sur la farine de blé importée n’a fait qu’aggraver une situation déjà chaotique. Il est difficile d’accepter cette diminution sans qu’aucune mesure d’accompagnement n’ait été prise à ce jour en faveur de la production nationale Â» a écrit l'entreprise dans son communiqué, pour justifier sa décision.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #5 New Look 26-08-2011 10:11

@ Lamah, parce que Condé n'est pas mieux que Conté.. La preuve, regardez autour de lui, tous des recyclés du temps de Fory Coco..
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0 #4 Pokpa Holomo Lamah 25-08-2011 13:04

Tout à fait Mr Gandhi, l'État ferait mieux de nous l'expliquer plutôt que de se muer en donneur de leçons. Je me demande pourquoi ce déficit d'information persiste encore sous Alpha malgré qu'on l'ai dénoncé sous Conté.
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0 #3 mickmack camara 25-08-2011 10:59

Le prochain sur la liste sera LES CIMENTS DE GUINEE
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-1 #2 mickmack camara 25-08-2011 10:59

T'as raison Gandhi, l'entreprise n'était plus rentable. Pour une usine de ce genre, les couts en matière d'énergie étaient au delà de l'acceptable, ce qui la rendait moins compétitive.Voyant qu'il était possible d'avoir de la farine livrée à conakry à meilleur prix, les commerçants ( les memes qui font le riz, le ciment et l'huile) se sont engoufrés dans la breche pour importer de la farine. Il est vrai que l'état n'a pas suffisamment protégé les moulins de Guinée. Il y a plusieurs procédés qui permettent de protéger une entreprise locale face à la concurrence étrangère et il n'y a pas eu de prospection ( la corruption est passée par là). Je te signale que motre cher PM fut longtemps Directeur National du commerce. ( vas y commprendre quelque chose)
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+1 #1 Gandhi 24-08-2011 19:13

L'État ignore t-il ce qu'est un compte d'exploitation, ou la rentabilité d'une entreprise ? Même la première loi de finances comprend un déficit de 3211 milliards de GNF, et il veut faire la leçon à des industriels qui ont créé des emplois locaux, et qui ne peuvent même pas vendre leur production, concurrencés qu'ils sont, par des commerçants à qui on donne l'autorisation d'importer. Qui va venir investir en Guinée dans ces conditions ? S'il y a problème, l'État ferait mieux de nous l'expliquer plutôt que de se muer en donneur de leçons. Il n'est pas chef d'entreprise, et ce n'est pas lui qui paie les salaires à la fin du mois. Certains veulent voir l'État entrepreneur. Avec des affaires de ce genre, on voit que l'avenir risque d'être sombre si l'État cherche coûte que coûte à s'imposer dans un métier qui ne s'improvise pas. Le commerce est à la portée de tous, pas l'industrie.
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