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Matoto : 27 PV cachés par M. Touré, le représentant du gouvernement !

  Jeudi, 17 Octobre 2013 12:09

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CONDE_Alhassane_2_01Le RPG ou le parti-Etat restera-t-il inscrit dans la confusion jusqu’au bout ? En tout cas, c’est ce qui semble se dessiner à travers les comportements du ministre de l’Administration du territoire M. Alhassane Condé et d’un certain M. Touré, le représentant du gouvernement au sein de la commission de centralisation des votes de Matoto. L’implication partiale de monsieur Touré dans la gestion du processus de centralisation et de multiples obstructions dont il fait preuve, constitue une grave violation de son obligation légale de neutralité découlant de sa qualité de représentant de l’Etat.

Malgré tout, les décomptes des votes ont enfin été achevés hier mercredi 16 octobre 2013, dix-huit (18) jours après les votes au lieu des 72 heures prévues par l’article 163 du code électoral.

Abstraction faite des obstructions aux travaux de décompte dont il s’était rendu coupable de concert avec les représentants du RPG, obstructions qui consistaient à cesser les décomptes et se retirer du bureau de centralisation pour stopper les travaux, le même monsieur Touré est passé à la vitesse supérieure hier mercredi 16 octobre, en dissimulant 27 procès-verbaux de façon illégale.

Le président de l’Union des forces républicaines(UFR), M. Sidya Touré, n’a pas caché sa colère face cette énième tentative de modification des résultats des votes de la commune de Matoto, pourtant connus de tous depuis des semaines.

Selon le leader de l’UFR, malgré cette dissimulation des PV qui d’ailleurs comme d’habitude, concerne les fiefs électoraux de l’UFR, une avance d’environ deux milles (2000) voix séparent l’UFR du RPG. Ce qui confirme la victoire claire et nette de l’Union des Forces Républicaines à Matoto.

Le président de l’UFR s’interroge sur le motif réel de cette dissimulation des PV du simple fait que cinq (5) autres copies sont disponibles et en possession de la CENI, des partis politiques, du ministère de l’Administration du territoire, etc. ?

Dans un pays normalement gouverné, un tel comportement aurait été sévèrement réprimé par de nombreuses dispositions pénales contenues dans le code électoral guinéen de 2010. Cela est d’autant plus facile que les PV disparus étaient sous la protection de monsieur Touré le représentant du gouvernement au sein de la commission de centralisation de Matoto.

Veulent-ils modifier les résultats portés sur les PV en question, en sachant que même falsifiés de façon grossière, ni la CENI ni la Cour suprême ne les invalideront ? En tout cas, c’est ce que redoutent les responsables de l’UFR.


Leguepard.net


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