Samedi, 12 Octobre 2013 14:19
Décidément, Alpha Condé reste déterminé à s’octroyer une victoire sans honneur à Matoto. Tous les moyens sont désormais utilisés pour rendre possible cette fraude électorale déjà attendue par l’opinion nationale et internationale, consistant à retarder la transmission des PV à CENI, en attendant d’introduire les faux PV dans le bureau de centralisation des résultats de la commune de Matoto. Etant conscient que ces faux PV ne seront invalidés ni par la CENI, encore moins par la Cour suprême à la solde du pouvoir, la victoire du RPG ne dépend que de sa capacité à introduire les faux PV dans le bureau de la centralisation. D’où cette détermination à retarder leur transfert jusqu’à l’introduction des faux PV.
La tentative d’introduction de PV frauduleux qui était prévue pour la nuit d’hier jeudi 10 octobre 2013 a été mise en échec par la détermination des observateurs de l’Union européenne dont sept des membres ont passé la nuit du jeudi dans le bureau de centralisation de Matoto.
Frustrés par l’échec infligé à leur plan de fraude de la nuit du jeudi, les militants du RPG sont revenus dans la journée du vendredi 11 octobre 2013, semer le trouble aux abords du bureau de centralisation puis, leurs représentants sont sortis du bureau sans aucune raison valable, avec pour objectif de stopper la centralisation des résultats.
Face à cette manœuvre dilatoire, les représentants de l’opposition ont demandé à ce que le travail de centralisation continue du fait de la présence des observateurs de l’Union européenne et du représentant de l’administration qui est également le vice-président de ladite commission, un certain monsieur Touré. Ce dernier pouvant garantir la sincérité des résultats, étant désigné par l’administration.
Informé de cette nouvelle, le ministre de l’Administration du territoire Alhassane Condé a intimé l’ordre à monsieur Touré de quitter la salle avec les représentants du RPG sous les yeux des observateurs de l’Union européenne qui n’en revenaient absolument pas. Pourtant, l’administration et son représentant ont l’obligation légale d’adopter une position de stricte neutralité dans les processus électoraux.
Il est utile de signaler que le travail de centralisation qui reste à faire à Matoto ne prend pas plus de trente (30) minutes. Ce retard inqualifiable n’est que l’expression de la volonté du président Alpha Condé de confisquer à nouveau l’expression de la volonté populaire. Ce constat pose la question de la validité de ces élections du simple fait que le délai légal de proclamation des résultats provisoires par la CENI prévu par l’article 163 du code électoral, à savoir 72 heures après les élections, est largement dépassé.
Ce qui est regrettable et dommageable pour le président Alpha Condé, c’est le fait que ces brigandages électoraux se passent sous les yeux des observateurs de l’Union européenne et d’un journaliste de l’AFP. Il faut être Alpha Condé pour prendre un tel risque pour une circonscription électorale !
Affaire à suivre…..
Leguepard.net