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Pour contrecarrer les velléités de fraudes : l’opposition fait monter les enchères
Abdoul Malick Diallo Mercredi, 09 Octobre 2013 01:04
La situation sociopolitique du pays est dans une crispation profonde avec le blocus qui vient d’apparaitre au grand jour, suite au revirement de l’opposition qui demande l’annulation pure et simple du scrutin. Une démarche qui, aux yeux de maints observateurs viserait simplement à contrecarrer les velléités de fraudes de la part de la CENI, une institution soupçonnée d’être à la solde du pouvoir.
L’opposition républicaine n’entend plus perdre aucune occasion pour dénoncer ce qu’elle appelle « le tripatouillage des résultats des élections ». En moins d’une semaine, elle a eu trois échanges avec la presse, tous axés sur le processus électoral.
La dernière en date, c’est la conférence de presse du 04 octobre portant sur le déroulement de la proclamation des résultats des élections législatives qu’elle considère comme étant un tripatouillage « orchestré » par le pouvoir en place et la commission électorale. Tous les ténors de l’opposition ont pris part à cette conférence qui s’est tenue à la Maison de la Presse à Coleah le 04 octobre dernier.
Comme d’habitude, c’est le porte-parole de l’opposition qui a planté le décor avec une déclaration. Il dira qu’en dépit de ces mises en garde répétées, l’opposition républicaine est au regret de constater que le pouvoir et la CENI « continuent leur fuite en avant par la publication de résultats électoraux qui ne reflètent nullement la vérité des urnes lors du scrutin législatif du 28 septembre 2013, et cela se traduisent par des bourrages d’urnes, des falsifications et substitutions de PV de dépouillement, des omissions importantes d’électeurs, des rétentions de cartes électorales, des interférences des membres du Gouvernement et de hauts officiers de l’armée dans sa collecte et la centralisation des votes. »
« Ce qui, selon Aboubacar Sylla, consiste en l’organisation d’une fraude généralisée dont l’objectif ultime est d’attribuer à la mouvance présidentielle une majorité parlementaire indue, dans le but d’asseoir un régime autocratique. Aussi, l’opposition républicaine a décidé d’exiger l’annulation pure et simple de ces élections pour leur caractère éminemment frauduleux. L’opposition républicaine n’exclut pas, au cas où sa demande d’annulation ne serait pas prise en compte, de recourir à toutes formes légales de protestation, y compris les manifestations sur les places et voies publiques, sur toute l’étendue du territoire national. »
En outre, les partis politiques membres de l’opposition républicaine ont lancé un appel à leurs militants à se tenir prêts pour d’éventuelles manifestations de rue sur toute l’étendue du territoire national.
Face à cette situation qui risque de faire chambouler le processus électoral, le facilitateur international, Saïd Djinnit tente de sauver le scrutin. Il a ainsi déclaré samedi dernier que « le comité de suivi a demandé instamment à la CENI de prendre toutes les mesures appropriées, dans le cadre des dispositions qui la régissent, pour mener à terme, dans la plus grande transparence et en présence des partis politiques, l’établissement des résultats complets de ces élections, en vue de leur publication le plus rapidement possible. Dans un souci de plus grande transparence, le comité a demandé à la CENI de communiquer largement sur les anomalies qu’elle a eu à connaitre dans le processus de remontée des procès-verbaux des commissions administratives de centralisation des votes. »
Ce lundi, au moment où nous allions sous presse, les parties prenantes au processus électoral devaient se retrouver pour trouver une issue à cette crise. Et éviter que le pays ne bascule dans de nouvelles violences.
Il faut souligner que les résultats publiés par la CENI donnent le RPG-Arc-en-ciel en avance avec 16 circonscriptions emportées. L’UFDG en a pour le moment 12, l’UFR 2 et l’UPG 1. Pour certains observateurs avertis, la démarche de l’opposition exigeant l’annulation du vote viserait simplement à limiter les dégâts. Dans un contexte marqué par une course à la fraude.
Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
Commentaires
L'opposition tient le bon bout du bras de fer qui s’amorce, car elle se trouve du bon côté de la barrière. On ne peut lui reprocher d'être à l'origine de cette crise. La situation de blocage actuelle est une aubaine à saisir pour disqualifier de bon le monstrueux boiteux Alpha Condé. Messieurs les leaders de l'opposition, sachez que vos électeurs méritent que vous vous battiez pour que leur vote soit respecté.








