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11e journée africaine de la médecine traditionnelle : Guékédou abritera la célébration
Abdoul Malick Diallo Mardi, 08 Octobre 2013 14:57
Dans le cadre de la promotion de la médecine traditionnelle, le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique en collaboration avec les organisations sous régionales et internationales, notamment l'OMS et l'OOAS, organise la 11e journée africaine de la médecine traditionnelle. Qui sera célébrée cette année à Guékédou sous le thème « recherche, développement en médecine traditionnelle ».
Cette cérémonie qui se tiendra les 10 et 11 octobre respectivement dans la salle de conférence de l'hôpital préfectoral et à la maison des jeunes sera une occasion pour les guérisseurs traditionnels de se retrouver pour discuter des enjeux de leur profession. Le président de la fédération guinéenne des tradi-thérapeutes et naturothérapeutes revient ici sur l'importance de cette journée. La célébration de la 11e journée de la médecine africaine traditionnelle a été précédée d'une conférence de presse tenue le 31 août.
« C'est une journée historique et une journée de retrouvailles pour nous les guérisseurs traditionnels. C'est l'occasion pour les guérisseurs de partager leurs connaissances et leurs idées et s'informer aussi comment valoriser la médecine traditionnelle. Parce que déjà la plupart des intellectuels ont confiance en l'avenir de la médecine traditionnelle. Ça il faut le dire, aujourd'hui il y a la médecine moderne, qui est là , qui est complémentaire à la médecine traditionnelle. Il y a la médecine européenne, chinoise, arabe, et la médecine africaine. Donc, notre médecine est appelée l'indigénat chez nous. Mais si vous voyez que les autres médecines s'arrangent aujourd'hui par rapport à la médecine traditionnelle c'est parce que nous n'avons pas trouvé un soutien. S'il y avait des gens prêts à mettre les matériels à notre disposition, je crois que la médecine traditionnelle sera capable de traiter beaucoup des maladies qui sont considérées comme inguérissables. », a expliqué Abdoulaye Moussa Doumbouya, communément appelé « Savant noir ».
Il ajoutera cependant que ce sont les guérisseurs traditionnels qui devraient organiser cette journée mais précise-t-il, « si le ministère de la Santé organise la journée aujourd'hui cela vient de notre incompréhension entre nous les guérisseurs. S'il n'y a pas d'entente entre nous, s'il y a trop d'opposition, c'est le ministère de la Santé, avec l'OOAS et l'OMS, qui va prendre ses dispositions. Sinon dans les conditions normales c'est nous les guérisseurs traditionnels qui vraiment ont le droit d'organiser cette journée africaine de la médecine traditionnelle. Mais il y a des années de cela que c'est toujours le ministère de la Santé qui organise. On ne peut pas leur faire de reproches parce que les guérisseurs traditionnels se bousculent de gauche à droite. Et il n'y a pas d'entente c'est pourquoi le ministère a pris ses responsabilités d'organiser ça cette année. Nous sommes tous les invités. »
Ce conflit entre les guérisseurs a pris une dimension plus large, un d'entre eux clamant qu'il serait le seul à avoir passé au Burkina où il aurait répondu à 10 questions concernant des maladies. Sur ce, « Savant noir » souligne : « non, je connais la personne, c'est Daman Traoré, sachez qu'il est traité par tout le monde comme un fou. C'est lui-même qui m'a envoyé à la gendarmerie et à la justice aussi mais aujourd'hui c'est le même Traoré qui est en train d'insulter la gendarmerie, la justice dans les radios privées devant tous le monde. Il y a même un journal qui est sorti le 22 septembre où il a vivement insulté les juges, y compris le ministre de la Santé et certains responsables. Aujourd'hui ce journal est à la justice. Donc cela prouve que Daman est un fou. Quand il dit qu'il a été le premier Guinéen parti à Burkina Faso, c'est faux. Même s’il a été là -bas ça n'a rien apporté à la médecine traditionnelle en Guinée. Ça a été une honte pour la Guinée. C'est un ignorant et les gens qui sont avec lui le savent. Il ne peut pas lire ni écrire. Au Burkina on présente des discours. Les gens qui ont été au Burkina Faso depuis 2008, voici leurs noms : en 2008 Dr Gamet a accompagné Damoun Camara professeur au lycée Kankou Moussa de Siguiri, en 2009 c'était Dr Alhassane Condé qui a fait 7 ans d'études de médecine traditionnelle en Chine qui d'ailleurs est décédé il y a 08 mois de cela. Moi, « Savant noir » j'ai été accompagné aussi par Dr Gamet en 2010. Maintenant en 2011, il a accompagné Daman. Il est parti avec Ibrahima Kanté en 2012 et cette année 2013 c'est avec Dr Robert Souro Sandouno. Tous ceux-ci peuvent témoigner. Daman a été là -bas, il n'a pas pu parler parce que c'est un illettré. Il ne peut pas lire ni écrire. Comment il peut maintenant dire qu'il a répondu à 10 questions. C'est purement des mensonges. »
Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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