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Psychose grandissante à Conakry : les activités économiques en berne
Abdoul Malick Diallo Mardi, 08 Octobre 2013 09:58
Depuis le samedi 28 septembre dernier, jour du scrutin législatif, la ville de Conakry présente une image morose. C’est le fait du ralentissement de toutes les activités économiques suite à la fermeture du grand marché de Madina.
Depuis le lendemain du scrutin du 28 septembre dernier, la psychose sécuritaire gagne du terrain dans la capitale Conakry avec des arrestations ciblées. Dans certains quartiers, à partir de 22h, des véhicules de la gendarmerie font des descentes musclées et procèdent le plus souvent à des arrestations. C’est le cas de Simbaya dans la commune de Ratoma où des jeunes ont été arrêtés et mis dans des pickups de la gendarmerie, au lendemain du vote. Le citoyen guinéen n’arrive pas à se départir de la psychose sécuritaire qui les a toujours caractérisés. Et cela a encore été accentué par les élections législatives dont les résultats tardent toujours. Dans le grand marché de Madina, les boutiques ne sont presque pas ouvertes depuis le lendemain du 28 septembre. Les opérateurs économiques expliquent cela par le fait de la peur que leurs biens ne soient pillés, en cas de troubles. « Moi, depuis le jour des élections, je n’ai pas ouvert ma boutique. Je viens tous les jours ici pour voir comment ça se passe. Ce n’est pas moi seul, c’est presque tout les commerçants puisque nous avons peur des violences. Ce qui a toujours engendré des pillages des magasins », explique un commerçant rencontré à la Sig Madina.
Dans la circulation, le même constat est perceptible surtout sur la route Le Prince, réputée comme étant le fief de l’opposition, qui a abrité de multiples mouvements de protestation qui, parfois, ont pris des tournures violentes. Un chauffeur de taxi rencontré sur l’axe Hamdallaye-Sonfonia en sait quelque chose.
Lui qui avait l’habitude de rouler sur cet axe, explique pourquoi ce changement d’itinéraire : « Vous savez que sur la route Le Prince ça peut dégénérer d’un moment à l’autre. Donc, pour ne pas en être victime, je préfère changer d’axe pour le moment. L’autre fois j’ai été attaqué là -bas et mon taxi a été calciné par des loubards. Depuis ce jour je prends des précautions pour éviter ce genre de chose. »
Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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