Heinan Goba Vendredi, 04 Octobre 2013 16:00
L’opposition républicaine demande l’annulation pure et simple du scrutin du 28 septembre en raison des « fraudes massives qui l’ont caractérisé ». Elle se réserve le droit d’user de toutes les voies que lui reconnait la loi, y compris les manifestations de rue, pour protester au cas où sa demande ne serait pas acceptée.
« Nous ne laisserons pas le vote du peuple détourné pour des raisons purement égoïstes », a prévenu le vendredi 4 octobre 2013, au cours d’une conférence de presse, Lansana Kouyaté, leader du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national), apparemment écrasé par le parti au pouvoir dans la région de Kankan.
« Il faut une reprise du scrutin. Il y a eu énormément d’irrégularités et nos institutions ont été bafouées » a affirmé Jean Marie Doré de l’UPG (Union pour le progrès de la Guinée). Bien qu’arrivé en tête dans la circonscription de Lola, Jean Marie Doré dit que les choses n’ont pas empiré parce qu’il menacé le ministre de la Communication de lynchage.
« On a gagné dans plusieurs endroits mais il y a énormément de fraudes. Il y a eu bourrage des urnes. Il y a eu aussi des falsifications de procès-verbaux », a dénoncé Cellou Dalein de l’UFDG tout en espérant que le pouvoir et la CENI pourront comprendre la gravité de ce qu’ils ont fait et accepter la demande d’annulation.
Pour le représentant du GPT, la fraude constatée au cours des législatives 2013 ont porté un préjudice à la jeune démocratie guinéenne. D’où l’importance de son annulation.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu