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Elections législatives : radioscopie d’un vote
Mams Sow Mardi, 01 Octobre 2013 10:39
Samedi 28 septembre 2013, date anniversaire historique pour élection importante. C’est en ce jour anniversaire du NON historique de la Guinée à de Gaulle et la candidature de Dadis, que les Guinéens sont allés aux urnes pour accorder leur confiance aux candidats et partis politiques de leurs choix, selon leur intime conviction.
Le processus politique alambiqué de la Guinée pourrait ainsi connaitre son épilogue. Des enseignements, il y en a eu lors de cette journée de vote.
Tout d’abord, malgré une fin de campagne violente avec des destructions de biens et d’affrontements entre militants, c’est dans le calme que les Guinéens sont sortis massivement pour accomplir leur devoir de citoyen. La CENI avec ses carences en matière organisationnelle, n’a pu être prête pour le rendez-vous. Des bureaux de vote manquant de fiches d’émargements, des cartes d’électeurs non distribuées, distance illégale entre circonscription et bureau de vote, tout a été de la partie. Les électeurs dans un sursaut d’orgueil ont fait fi de ces défaillances pour exprimer leur maturité et envoyer un signal fort aux hommes politiques : celui de leur volonté de ne plus se laisser faire.
Ensuite, dans la même logique, la CENI procède à un décompte manuel lent des résultats. La compilation est ardue, l’incompétence de certains responsables est mise à nu. Mais les partis politiques ont leur propre structure de gestion de la suite du processus. Les bribes de résultats commencent à tomber. Les radios privées font le relai. Avec fébrilité mais sérénité, les Guinéens attendent les résultats et voient des tendances se dessiner.
Dans la continuité, des états-majors de partis politiques comme dans une guerre impitoyable ne lésinent pas sur les moyens. Du bureau de vote à la commission de centralisation, les votes sont surveillés. Le décompte commence, on annonce des grandes tendances. Une bipolarisation du paysage politique transparait, le RPG et la mouvance d’un côté et l’UFDG et ses alliés d’un autre. Chaque camp semble avoir fait le plein de voix dans ses fiefs traditionnels. Et l’UFDG fait des percées dans des zones très disputées Kindia et Dabola. Le parti ratisse large à l’extérieur, presque toutes les circonscriptions de l’extérieur, excepté l’Allemagne. Il réédite l’exploit du premier tour de la présidentielle. On note que la stratégie de désistement entre l’UFR et l’UFDG a fonctionné. Certains soutiens de ces deux partis regrettent que les deux partis n’aient pas poussé les alliances jusqu’en Forêt et en Haute Guinée.
Le parti arrivé quatrième du premier tour de la présidentielle, le PEDN de Lansana Kouyaté déçoit les pronostics. Le parti est en net recul. Les particules politiques qui s’agitaient agonisent, aucun n’a fait le poids face aux ténors. Il est plus qu’utile de se poser la question sur la présence de ces « partillons » sur la scène politique guinéenne. Un parti sans électorat est comme un général sans troupes.
Conakry, très disputé, qui fait l’objet de toutes les convoitises est âprement disputé. Sidya Touré, leader de l’UFR, est obligé de se déplacer nuitamment pour vérifier ce que ses militants ont assimilé à une tentative de fraude dans un centre de vote à Kaloum. Cellou annonce sa victoire certaine à Ratoma et à Dixinn, les seules communes où le parti avait des candidats. Sidya se dit rassuré de sa victoire à Kaloum et Matam, Matoto est la seule commune indécise.
Les Guinéens commencent à appréhender les risques de contestations face à la lenteur du décompte. La frilosité gagne les uns et les autres, les surenchères avec. Chaque camp fête sa victoire, la FOSSEL est sur le qui-vive.
Par-dessus tout, les Guinéens ont su prouver leur maturité ; ils ont su dépasser leurs passions pour administrer une vraie leçon de citoyenneté aux politiciens et acteurs de la société civile. Ces derniers, devenus aphones, ont laissé le champ d’arbitre à la communauté internationale qui est loin d’avoir fini sa mission de médiation en Guinée : faire accepter le verdict des urnes, mais le vrai verdict.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Le jour du 28 Septembre 2009, sanctionne Dadis (candidat)
Le vote du 28 septembre 2013 sanctionne alfa condé
Alfa doit se plier à la volonté du peuple !
il n'a jamais été élu en guinée, c'est tout temps de l'old up soutenu par soit des milices, rébelles, mercénaires et ceux qui étaient censés être l'armée nationale au service de la nation, et non au service d'un individu








