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Cour d'appel de Kankan: Le dossier des affrontements inter ethniques de Galakpaye programmé

Heinan Goba  Lundi, 22 Août 2011 16:47

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SOW_Christian_2_01Le dossier de Galakpaye sera jugé en septembre prochain, d'après les informations du Ministre de la Justice. Aux dires de Maître Christian Sow, une assise spéciale de la Cour d'appel de Kankan s'ouvrira le 12 du mois à N'Zérékoré, pour statuer sur le sort des personnes arrêtées suite aux affrontements inter ethniques survenus dans ce village proche du Liberia.

Le village de Galakpaye dans la sous-préfecture de Bignamou, préfecture de Yomou à environ 1300 km au sud-est de la capitale Conakry a été le théâtre de violents affrontements entre les autochtones kpèles et les allogènes koniakés au début du mois de mai dernier. Il y a eu 28 morts dont 8 enfants. Plusieurs personnes ont été blessées.

« Les conflits domaniaux expliquent les raisons lointaines de ce clash. Mais les causes récentes résideraient dans des révélations d’un féticheur appelé pour désenvouter le village à cause de nombreux cas de décès suspects » selon des sources jointes par le site d'information Kaloumpresse.

« Tout a commencé par des morts mystérieuses dans la région notamment dans le district de Galakpaye près de Bignamou à Yomou, où les communautés autochtones kpèles et allogènes malinkés ont décidé ensemble d’aller chercher un féticheur au Liberia voisin pour dénicher les causes de ces décès en série » a expliqué pour sa part, RFI.

Une cinquantaine de personnes avait été arrêtée et déposée à la prison civile de N'Zérékoré. Parmi elles, le président de la CRD (communauté rurale de développement) de Bignamou, Kovana Guémou. Ce dernier, tombé malade entretemps, est actuellement soigné à l'hôpital régional de N'Zérékoré sous haute surveillance, d'après nos informations.

Le Ministre de la Justice avait juré que cette fois-ci, la justice allait sanctionner les responsables du "massacre" de Galakpaye à la hauteur de leur forfaiture. « Cette fois-ci le dossier fera l’objet d’un jugement pour parer à d’éventuels conflits communautaires » a confié une source proche du dossier à un journaliste basé dans la région.

« En plus du juge d’instruction titulaire Mohamed Lamine Diallo, le Ministère de la Justice avait commis deux autres juges d’instruction dont un de Lola et un autre de Dabola, pour se joindre au premier » selon notre confrère qui rapportait aussi les difficultés financières auxquelles font face les trois magistrats chargés d'instruire le dossier.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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