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Législatives : les problèmes demeurent toujours

Heinan Goba  Jeudi, 26 Septembre 2013 18:10

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CENI_01La campagne électorale pour le compte des législatives prend fin ce jeudi 26 septembre. Les élections auront lieu samedi 28 septembre ; dans deux jours exactement. Pendant ce temps, les problèmes pour lesquels le scrutin a été reporté du 24 pour le 28 septembre, demeurent à plusieurs endroits.

Dans certains villages de la Guinée Forestière, les cartes d’électeurs ne sont pas encore parvenues aux titulaires. Le problème du découpage électoral n’y est pas encore complètement résolu. Selon les propos d’un responsable local de l’administration électorale interrogé par nos confrères de RFI (Radio France international), il y a des électeurs qui sont à vingt kilomètres de leur bureau de vote.

Si à Kankan, la présidente de la CEPI (Commission électorale préfectorale indépendante) se réjouit du niveau d’avancement de la distribution des cartes d’électeurs (90%), elle se dit inquiète de la situation des électeurs de certaines localités par rapport à leur lieu de vote.

En Guinée Forestière comme à Kankan, tous les responsables locaux de l’administration électorale contactés par les hommes de média disent attendre avec impatience la réponse de leur hiérarchie aux différents problèmes qui se posent à eux.

En dépit de ces tristes réalités qui pourraient donner lieu à des élections bâclées, l’institution électorale donne l’impression qu’il n’y a pas de problème. Selon elle, techniquement, rien ne peut empêcher les élections de se tenir à la date prévue.

La CENI se disait prête pour organiser les élections le 24 septembre en rejetant la responsabilité du report sur les partis politiques. Pourtant, dans la soirée de ce 24 septembre initialement prévue pour les élections, force était de voir du matériel électoral quitter l’aéroport pour le dépôt central sis au camp Samory Touré, sous bonne escorte de la Fossel.

A ce propos, ce jeudi 26 septembre, le leader de la GéCi (Génération citoyenne), Fodé Mohamed Soumah affirmait que le report n’a été qu’une perte de temps. Convaincu que l’institution électorale ne sera jamais prête pour une élection bien organisée. Et qu’il y a des institutions comme le CNT (Conseil national de la transition) et le pouvoir qui ne veulent pas des élections pour des raisons diverses.

Dans tout cela, ce qui choque plus d’un, c’est le mutisme du chef de l’Etat après les violences du début de la semaine. Ce, en dépit des demandes du CNT et d’autres, pour qu’il s’adresse à ses compatriotes.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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