Grogne des magistrats : la menace court toujours

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magistrats_Guinee_CONDE_Alpha_01En recevant les magistrats à Sékhoutoureya le vendredi dernier, Alpha Condé pensait désamorcer la crise qui couve entre l’exécutif et le judiciaire avec une communication apaisée. Il n’en est rien. Les magistrats persistent : « si on ne voit rien de concret concernant nos revendications, les élections se tiendront sans nous Â».

Dans des propos emprunts de bonne foi, Alpha Condé avait reconnu lors de sa rencontre avec les hommes en robe que leur situation est difficile. Poursuivant, il s’est montré disponible à signer le décret d’application de leur statut particulier. Plus encore, il aurait demandé à ces derniers de lui faire des propositions dans ce sens.

Se méfiant toutefois de faire des promesses sur le volet de la revalorisation salariale, le président a eu comme défense que « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a Â», comprenez qu’il ne pourra procéder à des augmentations à la hauteur voulue par nos hommes de lois.

A l’issue de la rencontre, les magistrats ont reconnu que le ton de la rencontre bien qu’étant apaisant ne suffisait pas à les ramener tout naïvement dans le processus électoral. Car c’est bien la crainte des autorités ; une élection programmée avec une menace de grève des magistrats, c’est parler de Paris sans la tour Eiffel.

Ce matin, un des magistrats que nous avons rencontrés a réitéré leur menace. Pas d’avancées concrètes, pas de participation des magistrats aux élections et comprenez donc qu’il n’y aura pas d’élections du tout.

Au ministère de la Justice, on s’active à rédiger le projet de décret à soumettre au chef de l’Etat, histoire peut-être de gagner du temps.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #4 Gandhi 03-09-2013 21:45

Citation en provenance du commentaire précédent de amaduslamba:
Ouvrez grandement vos yeux pour mettre fin aux détournements de grande envergure des deniers publics par les responsables.

Les juges ne peuvent pas mettre fin à la corruption. Ils ne peuvent se saisir d'office, mais nécessitent des plaintes de justiciables. Quant à la Cour des Comptes, tant qu'il n'y a pas d'AN.
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+2 #3 Oury Diallo 03-09-2013 21:44

Ils ont raison, il faut que le grimpeur pense un peu a la fraude qu'ils vont devoir valider les jours à venir. Après les présidentielles, c' est tout un parlement qu'ils vont lui offrir, et qui dit parlement,dit voter des lois qui vont permettre au grimpeur de rester légalement à la mangeoire jusqu'à sa mort.
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+3 #2 amaduslamba 03-09-2013 18:44

Un Conseil de citoyen adressé à nos juges. Messieurs le juges, abandonnez vos mauvais comportements, jouez pleinement votre rôle dans l'impartialité, refuser toute forme de corruption, Mettez-vous au-dessus de la mêlée. A l'égard de quiconque, soyez rigoureux dans la lecture et l'application des lois et des textes regissant la vie publique de notre Nation. Après quoi, n'exagérez pas, exigez d'être payé à hauteur de vos besoins. Vous avez droit à un traitement spécial devant vous mettre à l'abri de la corruption et de la manipulation. Un pays sans justice est comme un jungle surpeuplé d'animaux sauvages. Vous n'avez pas besoin de décendre dans la rue pour reclamer des droits. Car la loi c'est vous. Ouvrez grandement vos yeux pour mettre fin aux détournements de grande envergure des deniers publics par les responsables. C'est un remède très efficace qui permettra à bien payer tous les agents de la fonction publique du pays. En parvenant à arrêter cette émoragie financière, qui gangraine la Guinée depuis des décennies, vous aurez rendu un grand service à l'humanité. Respectez-vous Maitres, car vous êtes des maitres. Vous avez les moyens d'obliger n'importe qui à satisfaire vos légitimes revendications sans passer par la rue. Laissez-nous la rue SVP.
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+7 #1 Gandhi 02-09-2013 23:54

Qui osera dire que les magistrats ne sont pas dans leur rôle (l'année de la justice) de réclamer le respect d'engagements, quand ils voient les gaspillages énormes présents, voire à venir.
Les Guinéens ne se contentent plus de déclarations, mais d'actes concrets. Enfin les prestidigitateurs sont en voie de disparition...
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