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Examens nationaux 2011: Des résultats qui déshonorent tout un pays
Heinan Goba Jeudi, 18 Août 2011 21:35
Les résultats des examens nationaux session 2011 tels que présentés mercredi17 août par le Ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l'Education civique au Premier Ministre, sont catastrophiques. C'est un véritable fiasco. Mohamed Saïd Fofana a dit que ces résultat n'honorent pas la Guinée s'ils sont le reflet du niveau du système éducatif guinéen, comme le soutient le ministre Ibrahima Kourouma. C'est une honte nationale, selon le patron de la Primature.
Toutefois, lisez ces résultats présentés par le directeur du service examen et concours scolaires, Amadou Diallo :
Entrée en 7e année
Candidats inscrits : 146 324
Total admis : 44 648
Soit une taux de réussite de 30,51 %
BEPC, brevet d’étude du premier cycle
Candidats inscrits : 102 356 dont 41 129 filles ;
Ont composé : 94 567
Total admis : 19 892
Soit 21, 3 %
Baccalauréat unique
Sciences expérimentales :
Ont composé : 10490
Ont eu la moyenne 10 sur 20: 839
Soit 8%
Sciences Mathématiques :
Ont composé : 12 934
Ont eu la moyenne 10 sur 20 : 2 027
Soit 16 %
Sciences Sociales :
Ont composé : 32 715
Ont eu la moyenne 10 sur 20 : 9 160
Soit 28%.
A rappeler que ces examens nationaux, premier du régime Alpha Condé, ont été placé sous le slogan "tolérance zéro".
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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Commentaires
De la même façon, en sortie de collège et entrée de lycée, les conclusions ci-dessus s'appliquent également. Au bac, même chose pour les redoublements.
En Europe, pour des raisons budgétaires, on évite les redoublements, parce cela coute cher. Imaginez pour des cohortes avec de tels effectifs. Cela va coûter un max, toutes proportions gardées, c'est comme si on payait deux fois pour une même classe d'âge.
Là encore faute d'avoir anticipé, il ne fallait pas changer les règles en cours d'année.
L’État peut bien utiliser les services de la direction nationale de la statique pour la partie quantitative de la recherche et les professeurs des départements de sociologie et de sciences de l’éducation pour la partie qualitative et même demander à certains de participer aux côtés de la Direction de la statistique à l’étude statistiques.
Voici modestement ma contribution
Mener parallèlement des entretiens auprès des IRE, DPE et des responsables d’établissement scolaires des enseignants ainsi que des parents d’élèves. Une fois que nous aurons les résultats de cette étude dans un même rapport, nous pourrons alors réunir tous acteurs du système éducatifs pour ensemble trouver les solutions aux différents problèmes soulevés par la recherche. Dans l’éventualité où serait retissent à faire le même travail pour un échantillon d’élèves ayant échoué à ces examens, en savoir sur ceux qui ont réussi permettra par déduction de comprendre pourquoi et comment les autres ont échoué.
Comme d’habitude, certains vont se précipiter pour demander au gouvernement d’organiser des séminaires pour les gestionnaires du système éducatif (IRE et DPE) alors qu’on aurait été plus inspiré, avant toute rencontre de ce type dont d’objectif inavoué est de toucher des primes, de mener une étude nationale auprès des lauréats des différents examens pour savoir qui sont-ils (sexe, âge, localité de résidence, niveau d’étude des parents, niveau d’étude des autres membres du ménage, …) quelles sont leurs conditions d’études (temps consacré à la révision, aide au devoir, participation à des activités ménagères ou économiques, …) quelles conditions de vie (statut au sein du ménage, type de ménage, conditions économiques du ménage ?, …), etc …
live.frIl faudra plus de manuels scolaires adaptés au monde actuel
et plus de salles de classes,y compris des préfabriqués en aluminium provisoires qui ont l'avantage d'être hyper flexibles et peu couteux.Un accompagnement individuel des élèves permettra en outre de réduire l'échec scolaire.L'implication des parents d'élèves pour un suivi assidu des enfants à la maison est impérative.A terme il faudra pour l'Etat suventionner au minimum les fournitures certaines scolaires
et suranné du système éducatif guinéen.En réalité tout est à repenser dans ce pays des structures aux fonctionnements de toutes les entités grandes ou petites,publiques ou privées.L'éducation étant la colonne vertébrale et la pierre angulaire de toute nation ambitieuse,la Guinée se doit de se donner les moyens de ses ambitions si elle veut définitivement briser l'absès de la misère et de ses corollaires.Depuis des années on se leurre avec des chiffres gargantuesques et mirobolants qui ne réflétaient en rien la réalité des choses dans ce pays,il est temps de grandement inverser cette fâcheuse tendance en usant de rigueur de détermination d'ouverture sur le monde et surtout d'esprit critique.Concrètement que peut-on faire au juste ?








