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Processus électoral : après Sidya et les magistrats, Fodé Oussou dégaine

Mams Sow  Vendredi, 30 Août 2013 23:10

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On savait que Sidya avait averti d’une probable reprise des marches politiques, que les magistrats menacent de boycotter les élections, maintenant c’est au tour de Fodé Oussou, un des vice-présidents de l’UFDG d’avertir et de menacer : « Et si par malheur, dans les prochains jours, au plus tard d'ici le 5 septembre, nous n'avons aucune visibilité, nous reprendrons ce que la loi nous autorise ». Et c’est connu, ce que la loi leur autorise, ce sont les manifestations de rues.

Lors de la rencontre entre la CENI et les partis politiques en compétition pour les législatives du 24 septembre prochain, le bouillant Fodé Oussou a alerté sur la possible reprise des manifestations politiques pour exiger un processus transparent. Inquiet sur le fichier électoral truffé de doublons et d’omissions, Fodé Oussou met les pieds dans le plat et dénonce : « Vous parlez de crédibilité des élections, mais vous avez vu l'état du fichier électoral. Dans l'histoire de la Guinée, c'est la première fois que nous voyons un fichier aussi mal fait. »

Il a cité en exemple des électeurs recensés en 2010 et non concernés par la révision qui ne retrouvent par leurs noms sur les listes affichées. Il affirme aussi que les partis sont confus sur le processus qui est biaisé parce que certaines étapes ont été tout simplement sautées.

Parlant des doublons, il affirma avoir vu des électeurs qui se sont faits recenser quatre à cinq fois. Il estime que ces erreurs sont loin d’être involontaires, mais plutôt voulues pour donner une majorité au parti présidentiel. Ce qui ne passera pas du reste, entonne-t-il.

Devant les médias, Fodé Oussou a fait appel à la communauté internationale sous l’égide de laquelle les négociations inter-guinéennes ont pu se dérouler. « Je pense que la communauté internationale va prendre ses responsabilités pour exiger un fichier correct. En tout cas, nous renouvelons notre confiance à la communauté internationale, particulièrement à M. Philippe Van Dame de l'Union européenne, pour tous les efforts consentis ».

Pour rappel, Sidya Touré, leader de l’UFR, avait clairement, au cours d’une conférence de presse, exprimé ses inquiétudes sur le déroulement du processus qu’il trouvait vicié. Et 48 heures après, pour des revendications professionnelles, les magistrats menaçaient de boycotter les législatives du 24 septembre prochain.

L’épilogue des élections législatives connaitra certainement d’autres rebondissements.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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