Mardi, 13 Août 2013 21:35
Nos confrères du site guinee7.com viennent d’annoncer l’intention de l’anglo-australien Rio Tinto de se porter acquéreur des deux blocs que le gouvernement guinéen voudrait retirer des mains de BSGR et de son partenaire Vale. Comme pour dire que Rio Tinto n’avait pas digéré d’être dépossédée de ces deux blocs en 2008 par le président Conté, au profit de BSGR, société appartenant à une riche famille israélite. Le site rapporte en effet des informations parues récemment dans la presse anglaise.
Pendant que le comité de révision des contrats miniers doit en principe recevoir BSGR les jours à venir, pour répondre des accusations de corruption dans l’acquisition du permis sur le Simandou, M. Nava Touré, président dudit comité a fait une déclaration à une agence britannique. Cette déclaration relance le débat sur le Simandou. « Si les allégations de corruption sont confirmées, soit par nos propres audiences ou par les procédures judiciaires en cours aux Etats-Unis, le processus d’acquisition des titres (miniers) est invalidé » a déclaré Nava Touré à Reuters. Le comité aurait en ce moment les éléments nécessaires pour pouvoir demander l’annulation des titres appartenant à VBG (Vale/BSGR).
Il n’en fallut pas plus pour que Sam Walsh, le patron de Rio Tinto exprime le désir de « récupérer » les blocs 1 et 2 de Simandou qu’il a perdus en 2008 au profit de BSGR. Intention, selon la presse britannique, critiquée par le président de BSGR, Asher Avidan, qui estime que « Rio n’est pas intéressé au développement de Simandou, il veut empêcher les autres de le faire, afin de maintenir un avantage concurrentiel ».
Avidan dit par ailleurs que la déclaration de Nava Touré « est un signe évident de mépris total du gouvernement (guinéen) pour l’application régulière de la morale dans cette affaire ». Avant d’ajouter : « BSGR n’a jamais rien fait de mal et défendra ses intérêts, y compris par voie d’arbitrage international si nécessaire ». Pour rappel, BSGR a acquis les droits sur les blocs 1et 2 de Simandou en 2008 et ensuite signé une joint-venture avec le brésilien Vale pour l’exploitation du gisement. Mais le régime du président Alpha Condé soupçonne BSGR d’avoir utilisé la corruption pour bénéficier de ses titres miniers. Une enquête est ouverte à ce propos. Frédéric Cilins, un citoyen français, est actuellement en détention aux Etats-Unis pour, selon l’accusation, avoir tenté d’obstruer les enquêtes ouvertes sur l’affaire aux Etats-Unis. Son procès est prévu pour le mois de décembre prochain.
In Guinee7
Source : Le Démocrate, partenaire de GuineeActu