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Opposition républicaine : les difficiles alliances !
Thierno Fodé Sow Lundi, 29 Juillet 2013 18:20
« L’opposition unie devient une force redoutable contre le pouvoir d’Alpha Condé. » Cette déclaration d’un ancien premier ministre guinéen aujourd’hui dans les starting-blocks des législatives du 24 septembre 2013, peine à inspirer la mentalité de bien des leaders politiques de l’opposition, à la veille même des grandes joutes pour la députation. Pour dire tout net, au sein de l’opposition républicaine, les alliances, les réelles, tardent à être scellées.
Quand on bat le pavé au quotidien, quand on vit les marches politiques au quotidien et souvent émaillées de dérapages non élucidés, on en convient, le risque d’usure est manifestement obsédant. D’où le recours à la table du dialogue entre pouvoir et opposition pour arrondir les divergences de vues liées notamment au processus électoral. L’orage étant passé, des vies humaines étant préservées ainsi que des biens publics et privés, l’heure est à la détente avec la projection des législatives. Des législatives dont la date est déjà fixée depuis le lendemain de l’accord politique global. L’heure est donc à l’attelage pour ratisser large et conforter une certaine position à la future Assemblée nationale.
Cette nouvelle ère n’est pas sans enjeux. D’autant plus que l’électorat est fortement étriqué. C’est pourquoi, la trouvaille des leaders politiques tant du pouvoir que de l’opposition, du Centre, républicaine, etc., ce sont les alliances. Et du coup, enjeux d’intérêts, fausses valeurs, fébrilité et impostures s’invitent dans ces « mariages de raisons et de circonstances ». Au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP, la machine qui signe les alliances est bien grippée. Au moment même où seuls l’UFDG de Dalein Diallo et la GPT de Kassory Fofana présentent des candidats dans 18 circonscriptions électorales sur 38, au compte de l’uninominal. Les autres ? Le PEDN de Lansana Kouyaté, 15 candidats ; l’UFR de Sidya Touré, 12 candidats ; l’UFD de Baadiko, 6 candidats ; la NGR d’Abé Sylla et le RDIG de Jean-Marc Telliano, 3 candidats.
Dans cette foire d’empoigne, certains leaders politiques comme Bah Baadiko, s’insurgent contre le fait que les 4 anciens premiers ministres se soient partagé les quatre régions naturelles. Pour sa part, Lansana Kouyaté en appelle à la responsabilité de ses pairs afin « d’élargir le cercle des alliances de la présidentielle, sans quoi, le chevauchement risque de nuire. » Cette déclaration du leader du PEDN intervient au lendemain même du jour où Aboubacar Sylla de l’UFC, désormais président du directoire de campagne sous le label UFDG, et Mouctar Diallo des NFD se sont déjà alliés ‒ 3e et 4e sur la liste nationale. Cette position bien confortable donne une certaine chance aux deux leaders d’accéder à la députation. Même si Bah Oury, lui, pense que ces deux hommes ont ainsi signé « leur effacement du paysage politique guinéen ».
Ce qui est évident, l’opposition républicaine ne s’est pas entendue sur certaines communes du territoire national. Dabola, Dinguiraye, Matoto, etc. en sont de parfaites illustrations. A Kaloum par exemple, l’UFDG de Dalein Diallo ne présentera pas de candidat au profit dit-on de Baidy Aribot de l’AFAG sous le label de l’UFR avec lesquelles l’UFDG a déjà signé une alliance. La partie risque d’être âprement disputée. Il aura en face de lui, naturellement, la machine Arc-en-ciel, conduite par Djibril Lévia Bangoura, réputé également très proche de la jeunesse, mais surtout des sages et des femmes.
Vivement donc le début de la campagne. Et ça promet.
Thierno Fodé Sow
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Commentaires
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