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Violences intercommunautaires à N’Zérékoré : le ministre Diaby règle ses comptes avec les coordinations régionales
Moro Amara Camara Vendredi, 26 Juillet 2013 23:52
Devant la cruauté et les violations massives des droits de l’homme qui ont caractérisé les récents affrontements armés entre Guerzés et Koniankés dans la région de N’Zérékoré, le ministre guinéen des Droits de l’homme et des Libertés publiques rompt le silence. En effet, le ministre Kalifa Gassama Diaby vient de donner de la voix par rapport à cette véritable tragédie humanitaire à travers une déclaration faite en début de semaine. Dans son communiqué, il condamne ces violences absurdes qui se sont abattues ces derniers jours sur les populations de la région de N’Zérékoré. Tout en procédant à une autopsie de la situation et des conséquences qu’elle peut avoir sur la paix sociale et l’avènement d’un véritable Etat de droit dans notre pays, le ministre Gassama lance un appel pressant, d’une part, au gouvernement pour que celui-ci entreprenne incessamment des actions courageuses et fortes à l’encontre de tous les commanditaires et auteurs de ces « crimes », aux populations pour plus de civisme et de retenue, de l’autre. Le ministre des Droits de l’homme s’attaque vertement au passage à l’élite guinéenne ainsi qu’aux promoteurs invétérés des coordinations régionales qu’il accuse d’être les apôtres sous-marins et les premiers facteurs de l’aggravation du repli communautaire et ethnique en Guinée. Gassama Diaby fustige la faiblesse voire l’apathie de l’Etat qui peine à faire asseoir son autorité en bannissant l’impunité qui prend dangereusement sa marque de noblesse dans notre pays.
Des violences qui écornent l’image de la Guinée
Pour le ministre Diaby, les récents affrontements intercommunautaires de N’Zérékoré ont porté un coup dur à l’image de marque de notre pays ainsi qu’à sa démocratie aux yeux du monde entier. « J’ai, avec ces événements, un sentiment de profonde tristesse, de préoccupation et de colère. Toutes ces violences qui ont occasionné ces tueries, ces massacres, sont un drame national qui exige le recueillement de tout le peuple de Guinée comme cela devrait d’ailleurs être le cas à chaque fois que la vie d’un de nos concitoyens est arrachée du fait de la violence, de la haine et de toutes les perversités communautaristes. Il est injuste et inacceptable de s’en prendre à quelqu’un du simple fait de sa singularité identitaire, politique, sociale ou religieuse. Notre pays donne au monde une image humiliante et détestable. Cela ne nous honore pas », s’est-il exclamé.
« Il faut une enquête sérieuse, sans complaisance et une justice vigoureuse »
Considérant que ce qui est survenu à N’Zérékoré, est une violation grave des droits de l’homme, Gassama Diaby affirme qu’il est « injustifiable, indigne » et totalement contraire à tous les principes de justice et d’humanité, de s’en prendre à quelqu’un parce qu’il est d’une supposée communauté différente de la sienne ou parce qu’il aurait fait telle ou telle chose. « Que nous soyons incapables de nous respecter, de respecter la vie et la dignité humaines, que nous soyons incapables de nous accepter dans nos différences avec une fraternité républicaine, voilà qui prouve à quel point nous sommes loin des idéaux de la démocratie et des droits de l’homme en Guinée. Nous assistons à de graves violations des droits humains à N’Zérékoré. Notamment le droit à la vie, à la sécurité de la personne humaine et de ses biens. Il faut une enquête sérieuse, sans complaisance et une justice vigoureuse. S’en prendre à quelqu’un parce qu’il est de telle ou telle ethnie, c’est faire violence à toutes les règles les plus élémentaires dans une société attachée aux valeurs de justice et d’humanité. Nous en sommes loin aujourd’hui en Guinée. S’en prendre à quelqu’un parce que quelqu’un d’autre d’une supposée communauté différente de la sienne aurait fait telle ou telle chose, est une attitude indigne et totalement contraire à tous les principes de justice et d’humanité. Cela devient de plus en plus courant en Guinée. Et c’est injustifiable », a-t-il dit.
Manque de confiance entre les justiciables et la Justice, la faute à tous
La propension de plus en plus grande du guinéen à être son propre justicier est de nature, constate le ministre des droits de l’homme, à instaurer l’anarchie qui affaiblit dangereusement aujourd’hui la puissance publique de l’Etat. « Notre tendance insupportable à vouloir se rendre justice, est la preuve concrète de notre culture d’impunité, de la faiblesse de la puissance publique qui perd de plus en plus sa crédibilité, en l’occurrence la justice et toute la chaîne pénale, mais aussi du refus de nos concitoyens à respecter les lois. Le fait que nos concitoyens n’aient pas confiance dans les institutions judiciaires et toute la chaîne pénale, est une évidence qui saute aux yeux, qu’il ne faut ni taire ni nier », soutient-il.
L’Etat se doit de crédibiliser la justice
Il est fondamental aujourd’hui pour notre pays, lance le ministre Diaby, que le gouvernement fasse tout pour redonner une crédibilité à la justice, à toute la chaîne judiciaire, ainsi qu’à toutes les institutions publiques. « La justice doit retrouver toute sa place dans notre société. L’Etat doit assumer sa responsabilité en donnant les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice », a-t-il interpellé. A ceux et celles qui incarnent l’institution judiciaire, le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, les invite à se montrer à la hauteur de leur charge avec dignité et honneur. « Sans une véritable justice, exclusivement basée sur le droit et la protection des droits humains, rien ne sera possible dans notre pays. Nous voyons bien qu’avec cette fragilité et faiblesse de nos institutions, l’exacerbation de l’approche ethnique et communautariste des rapports sociaux et de notre vie commune, l’usage récurrent à la violence comme moyen d’expression s’aggravent dangereusement », remarque-t-il.
Haro sur les replis identitaires qui sont préjudiciables à l’avènement d’un Etat de droit et à la paix sociale
De l’avis du ministre Kalifa Gassama, les combines ethnique, communautariste, tribale et clientéliste prennent trop de place dans le jeu politique et dans la vie sociale de notre pays. Il considère en conséquence que cette situation est devenue intenable et inacceptable. C’est pourquoi, il souhaite que l’Etat dans son fonctionnement s’affirme dans toute sa vigueur mais en toute impartialité et en toute neutralité, avec pour seule référence le droit et l’intérêt général. « L’Etat doit garantir la sécurité et la justice pour tous ses citoyens et sur toute l’étendue du territoire national. Nous devons absolument traduire dans les faits ces principes indispensables pour l’établissement d’un État de droit et d’une société de justice et de paix. Sans quoi, la parole publique et politique est en train de perdre définitivement tout crédit aux yeux de nos concitoyens. Et sans confiance des citoyens aux institutions publiques et à la parole publique, il n y aura point de démocratie, ni paix sociale », prévient-il.
« Nos identités culturelles devenues les ennemies de notre idéal démocratique… »
Pour le ministre des Droits de l’homme, le phénomène du repli identitaire et communautaire, qui prend aujourd’hui une proportion sans précédent, constitue un véritable obstacle à l’épanouissement démocratique du pays. « Il faut que les Guinéens comprennent que le monde avance, que nous sommes-là avec nos petits problèmes et nos petites solutions, blottis dans nos obsessions ethniques et tribales. En livrant à la face du monde une image dégradante, inhumaine et intolérante de notre société. Mais il ne suffit pas de dire cela, il faut aussi avoir le courage de pointer du doigt les ressorts de ce qui est devenu, il faut le dire, notre cancer national. Car il est désormais évident, comme le dirait l’autre que nos identités culturelles sont devenues les ennemies de notre idéal démocratique et de notre obligation de faire monde commun », martèle Gassama Diaby.
La trilogie du ministre des Droits de l’homme pour bâtir une nation juste et libre
Pour le ministre Diaby, la construction d’une nation juste et libre passe par trois évidences qui doivent nécessairement s’imposer à tous :
- Ceux et celles qui se vivent comme appartenant à une supposée « communauté » singulière, doivent dès lors accepter que les autres existent et existeront.
- La violence n’est et ne sera jamais la solution. C’est une voie sans issue. Elle est encore plus sans issue lorsqu’elle est motivée par la haine de l’autre.
- La Guinée n’existera que lorsqu’existeront les Guinéens. Et pour qu’existe réellement le Guinéen, il nous faut à chaque composante de ce pays, renoncer à une partie de notre singularité pour aller vers l’autre afin de construire une nation unie, juste et libre.
Persistance de la culture de la violence, le ministre Diaby flingue l’élite guinéenne
Le ministre des Droits de l’homme n’est pas du tout content de l’attitude de l’élite guinéenne qui continue d’entretenir l’ethno-stratégie juste pour assouvir cyniquement ses ambitions égocentriques au détriment de l’intérêt général. Au lieu de faire face à tous ces impératifs, nous sommes-là, fustige-t-il, avec nos petits calculs, nos petits préjugés nauséeux, nos petites haines, nos petits intérêts égoïstes et clientélistes, nos petits ennemis, nos petits territoires, nos petites stigmatisations, nos petites paresses, nos petites humanités, nos petits aveuglements. Tout cela, accuse le ministre, est entretenu par une élite « lâche, hypocrite et opportuniste » qui ne dit que la vérité qui l’arrange lorsqu’elle se décide à dire un peu de vérité de circonstance, abandonnant le peuple à ses instincts primaires et à sa misère existentielle. En espérant naïvement que cela nous garantisse une société juste, libre et prospère. C’est impossible, s’indignera le ministre.
Bannir la résolution de nos problèmes par des approches « communautaro-communautaristes »
Le règlement de nos problèmes autrement que par la voie normale prescrite par des principes républicains, contribue à l’exacerbation du communautarisme dans notre pays, constate le ministre Gassama qui s’élève vigoureusement contre cette stratégie de gestion ethnique qui consiste à envoyer ou à faire représenter un Soussou chez les Soussous, un Malinké chez les Malinkés, un Peul chez les Peuls et un Forestier chez les Forestiers. C’est une démarche anti républicaine qui est souvent défendue, déclare-t-il, par ceux et celles qui n’ont rien d’autres comme solution et qui sont en réalité animés d’objectifs personnels et opportunistes. Pour lui, continuer à adopter cette logique, c’est valider les grilles de lectures communautaristes en aggravant les faux sentiments de différence et d’opposition identitaire stérile. Alors que l’idéal, estime-t-il, serait de les réduire et les combattre en s’inscrivant dans une dynamique républicaine et citoyenne. Il prévient qu’avec cette stratégie, on risque de faire des pompiers d’aujourd’hui les pyromanes de demain. Ou des pyromanes d’aujourd’hui les pompiers de demain. « C’est une élite opportuniste, cynique, aux combines malsaines qui voit la Guinée comme un agrégat d’ethnies. Il faut en finir avec ça », martèlera le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques.
« L’impunité, une menace extrêmement grave et mortelle pour l’idée même d’Etat et de puissance publique »
« La question de la réconciliation nationale, la question de la responsabilité de l’Etat et de son autorité légale et légitime, la question d’une véritable lutte contre l’impunité et toute forme de discrimination ethnique sont devenues des priorités absolues, vitales même pour notre pays et la nécessité de vivre ensemble. L’heure n’est plus aux simples discours, ni aux simples condamnations. Il faut se rendre à l’évidence que notre pays est menacé par un communautarisme et un ethnocentrisme grave et préoccupant. Il faut maintenant et urgemment poser des actes, concrets et forts ! Nous devons choisir entre les logiques ethniques sans lendemain et l’édification d’un État et d’une nation unis fondés sur des valeurs du droit, de justice, de l’égalité citoyenne et de la liberté. Pour cela, il faut en finir avec nos mentalités communautaristes. Et ce devoir incombe à l’Etat par le biais des politiques d’éducation (l’école), de lutte contre l’injustice, toutes les formes de violences, contre l’impunité et pour une justice légale et légitime. Il faut se rendre à l’évidence que la culture de l’impunité est devenue une menace extrêmement grave pour notre société, et mortelle pour l’idée même d’Etat et de puissance publique. Nous avons besoin de justice, une véritable justice pour rétablir l’ordre légal et une juste paix. Il est un devoir impératif pour l’Etat de protéger ses citoyens, tous ses citoyens ainsi que leurs biens en tous lieux, en toutes circonstances, sans aucune autre considération que celle de la loi », insiste-t-il.
Le glas de l’impunité doit sonner avec cette tragédie humanitaire de N’Zérékoré
Le ministre Gassama estime que ces douloureux événements de N’Zérékoré doivent être un élément déclencheur pour l’Etat dans sa croisade contre l’impunité devenue une réelle menace pour notre existence. « Avec ce qui s’est passé en Forêt, comme hier dans d’autres endroits du territoire national, tous les défenseurs des droits humains, tous ceux qui sont attachés au respect de la dignité, à la justice et à la tolérance, sont tristes et en colères. Car la violence des droits de l’homme y ont atteint des proportions graves. Tous ces crimes en Forêt comme ailleurs, ne peuvent rester impunis, au risque d’en garantir la répétition en consolidant le sentiment d’impunité. Il est donc de la responsabilité impérieuse de l’Etat de trouver les auteurs de toutes ces violences insupportables, de tous ces crimes, en Forêt comme ailleurs, et les traduire en justice. En espérant qu’une vraie justice sera rendue aux victimes et à leur famille. A défaut notre paix collective et notre désir de vivre ensemble sera dangereusement en péril ainsi que l’espoir de voir naître en Guinée, une société démocratique fondée sur le respect des droits et libertés de chaque citoyen et de chaque personne humaine », a-t-il lancé.
Au-delà des simples condamnations, le ministre appelle immédiatement à des actions fortes
« L’heure est grave, il est de la responsabilité de chacun, gouvernants et gouvernés de s’en rendre compte et d’en tirer toutes les conséquences. Nous devons, en Guinée, sortir du déni de réalité et cela est valable pour tout le monde. Le danger est là. Et quand il y a danger, les actions concrètes s’imposent. Nous vivons des drames hier comme en ce moment à N’Zérékoré du fait de nos inconséquences individuelles et collectives et nous faisons comme si de rien n’était. Perdant ainsi tout sens de la sacralité de chaque vie humaine. Chaque vie humaine est sacrée, y porter atteinte, est l’expression la plus nette des violations caractérisées des droits humains. Une vie perdue est déjà de trop et insupportable. Plusieurs vies perdues, les mots ne suffisent plus pour nommer les choses. Oui à N’Zérékoré, les violations des droits de l’homme ont été nombreuses. Cela n’est pas à l’honneur de notre pays. Nos concitoyens ont besoin de sécurité, de justice, d’Etat de droit fondé sur l’égalité et la liberté. C’est un défi national et notre culture d’impunité nous en éloigne chaque instant et chaque jour. Il est du devoir de l’Etat de les garantir. L’ethnocentrisme est une voie sans issue. Et cela tout le monde doit en être conscient. C’était valable hier, ça l’est aujourd’hui et ça le sera demain. Notre salut est dans la construction d’une société réconciliée, fondée sur l’Etat de droit et la garantie des droits humains pour tous », souligne le ministre des droits de l’homme.
Devant la dégradation de la situation des droits de l’homme, le ministre Gassama exprime ses très vives inquiétudes
Les violences de N’Zérékoré sont écœurantes, c’est pourquoi le ministre interpelle le pouvoir tout comme la classe politique sur la responsabilité qui leur incombe solidairement. « Nos compatriotes ont besoin d’un gouvernement qui les représente tous, qui les protège tous et qui les défende tous sans distinction ni avantage particulier accordé aux gens au détriment des autres. Les guinéens ont besoin d’acteurs politiques qui ont le courage de résister aux tentations et stratégies ethnico tribales et de briser cette dynamique qui s aggrave dans notre pays. La Guinée a besoin d’une élite qui défend l’intérêt général, les valeurs humanistes, sans arrière-pensée communautaristes ou opportunistes. Notre pays va très mal. Il est temps que tout le monde s’en rende compte et que chacun assume sa responsabilité. En premier lieu, ceux qui ont la responsabilité de gouverner le pays, pousse ainsi son cri du cœur.
Le ministre Diaby règle ses comptes avec les promoteurs sous-marins de l’ethno-stratégie
« Notre gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir dans le sens qui convient pour sauver notre pays de l’abîme qui le guette dangereusement. Il faut en finir avec les saupoudrages et les solutions éphémères souvent entretenues par des cliques ethnico clientélistes qui font de leur "communauté d’origine" une arme et un instrument politique de chantage et de marchandage. L’ethno-saupoudrage, l’ethno-stratégie, les sous-traitances ethniques et communautaristes notamment à chaque fois qu’il y a ce genre de tragédie et violences, ont fait leur temps avec l’échec évident qui les caractérise. La Guinée et les Guinéens ne peuvent être gouvernés avec succès sur les bases ethniques et communautaristes. On a déjà essayé cela dans notre pays, cela n’a jamais marché, cela ne marchera jamais. Que ce soit dans le pouvoir, dans le gouvernement, dans l’opposition ou dans la société civile, les tenants et les défenseurs obsédés des logiques ethniques et communautaristes comme approche politique de conquête du pouvoir ou de gestion du pouvoir, font preuve d’un grand cynisme et de machiavélisme opportuniste et démagogique. Les vendeurs de solution communautariste mènent ce pays vers le chaos. L’ethno-stratégie est une voie sans issue. Dans le champ social comme dans le champ politique, l’ethno-stratégie est une impasse et la garantie d’un échec programmé. Il faut briser les chaînes ethniques et communautaristes. Notre pays a besoin d’une gouvernance exclusivement fondée sur l’Etat de droit, sur une justice réelle, équitable et efficace, sur le respect effectif du principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi, la garantie et la protection des droits et libertés de chaque citoyen guinéen. Il est désormais clair que nous mettons très sérieusement à mal dans notre pays, la construction de notre idéal démocratique par la persistance de nos obsessions et considérations tribales, ethniques et claniques. Les combines et les manipulations opportunistes de notre diversité identitaire sont devenues de véritables dangers mortels pour notre tissu social et notre cohésion nationale. Comme le disait Malraux "on ne fait pas la politique avec la morale, on en fait pas d’avantage sans". Condamner ces violences, dénoncer cette perversité communautariste, pointer du doigt les amateurs des combines ethniques, réclamer la justice et se plaindre de l’impunité dans notre pays ne suffisent plus. La situation est grave, il nous faut agir vite et fort contre la violence et l’impunité en redonnant un sens légitime au droit et à la justice contre les mentalités et les combines communautaristes, en donnant toute sa place à une puissance publique légitime, crédible et impartiale. Sans quoi, le péril guette et il est imminent. À chacun d’assumer sa responsabilité. Et le tribunal de l’histoire sera impitoyable » avertit le ministre Gassama.
« Les événements de N’Zérékoré sont la résultante de nombreuses années d’actions nocives »
« Ce gouvernement a hérité d’une situation déjà calamiteuse du pays, aussi bien sur le plan politique que socioéconomique. Mais il doit veiller, par l’action concrète avec des obligations de résultats, à ce que cette situation déjà calamiteuse ne devienne un désastre national irrémédiable.
Ces horribles événements de N’Zérékoré sont aussi, on le sait, le résultat de nombreuses années d’actions nocives, de manipulations et de stratégies ethniques et communautaristes perverses et d’inactions politiques.
Nous avons aujourd’hui, de la part de notre gouvernement, l’urgente obligation de prendre des décisions fortes et courageuses, de poser des actes concrets qui parlent d’eux-mêmes, allant dans le sens de la réconciliation entre toutes les composantes socioculturelles du pays, allant dans le sens de la consolidation de notre idéal démocratique, de l’Etat de droit et de la défense et la promotion des droits humains. Ce qui est arrivé en Forêt peut bien se produire ailleurs sur le territoire national, parce qu’on a inculqué dans l’esprit de nos concitoyens le sentiment de division et d’opposition ethnique et communautaire. Ce qui est un désastre pour notre pays», a-t-il alerté face au danger du communautarisme, cette monstrueuse pieuvre qui risque de mettre en péril l’avènement en Guinée d’une nation respectueuse des principes démocratiques et des valeurs universelles des droits de l’homme.
Camara Moro Amara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Votre hauteur de vue ne me surprend pas du tout. Vous méritez respect et considération.
Cordialement !
Salut doyen Douma,
Oui Zalikwelè est bel et bien le nom originel de N'Zérékoré qu'on a maladroitement déformé. C'est comme ça que nous les kpèlè on appelle cette ville. Mon souhait est qu'il le redevienne ou le reste pour tout le monde. C'est normal et c'est bien possible. Je me demande d'ailleurs, qui ça dérangerait.
Merci Patriote! Personnellement cela ne me dérangerait nullement .Ce serait un juste retour à l'authenticité .Grâce à Paul Théa je ne dis plus Zoghota, mais Zowota,je commence à m'habituer au terme kpellé,ça vient doni doni.....
Oui Zalikwelè est bel et bien le nom originel de N'Zérékoré qu'on a maladroitement déformé. C'est comme ça que nous les kpèlè on appelle cette ville. Mon souhait est qu'il le redevienne ou le reste pour tout le monde. C'est normal et c'est bien possible. Je me demande d'ailleurs, qui ça dérangerait.
Amenofils,
Moi je suis cent pour cent kpèlèmou, mais je ne crois pas que Aladjicece le soit. Pour preuve, il confond frère et beau-frère ou beau-père en kpèlèwo. À lui de nous dire s'il est kpèlèmou ou pas. Mais là n'est pas le problème. Le problème c'est de savoir qui dit vrai et comment sauver la situation à Zalikwelè.
Salut Patriote!
Dites moi ,Zalikwélé serait il le nom originel de N'Zérékoré ? Si oui cette dénomination est elle encore usitée ?
Bonne soirée !
Moi je suis cent pour cent kpèlèmou, mais je ne crois pas que Aladjicece le soit. Pour preuve, il confond frère et beau-frère ou beau-père en kpèlèwo. À lui de nous dire s'il est kpèlèmou ou pas. Mais là n'est pas le problème. Le problème c'est de savoir qui dit vrai et comment sauver la situation à Zalikwelè.
Si si,mon frère patriote on peut très bien punir un ensemble à cause d'un seul élément,pourtant c'est élémentaire ça.Il faut pas non plus comparer l'assassinat des peuls au massacre que vous avez provoqué,le nombre,les circonstances sont pas les mêmes du tout.
D’abord rectification : En kpèlèwo mölö ne signifie pas mon frère.
Ensuite la résidence secondaire dont je parle chez le paysan kpèlè ne s’achète pas et ne coûte presque rien. Le paysan le construit avec les moyens du bord et avec l’assistance des autres. C’est une vie communautaire bien structurée et bien organisée. En réalité, les kpèlè n’ont pas cédé les centres des villes pour s’approcher de leurs champs comme vous prétendez. Ils les ont cédées par humilité et le plus souvent par ignorance. Par humilité parce que chez les kpèlè ont dit que l’orphelin ne doit pas être aux premières loges. Le kpèlè se considérant humblement orphelins ou pauvres. Par ignorance, parce que les kpèlè ne savaient pas qu’en cédant les centres de leurs villes aux étrangers ils s’éloignaient des centres d’intérêt mais aussi ils perdaient dans les échanges car ces parcelles se valoriseraient d’année en année.
Par ailleurs, les koniankés n’ont jamais voulu parler le kpèlèwo parce qu’ils ont voulu et veulent encore imposer leur langue. Sinon quand on commerce dans un milieu on apprend la langue du milieu. C’est le b a ba des affaires. Et Zalikwelè est et reste chez les kpèlè. Maintenant lorsque vous dites que le prix est fixé à la tête du client, que voulez-vous dire par là ? Qu’est ce que cela à avoir avec la langue ? A Labé, le pulaar n’est-il pas la langue d’échange ? A Kankan n’est-ce pas le malinké ? A kindia n’est-ce pas le soussou ? Pourquoi pas le kpèlèwo à Zalikwelè ? D’ailleurs, si on imposait le kpèlèwo à Zalikwelè, ça dérangerait qui ?
Lorsque vous faites allusion au Québec, connaissez-vous réellement de quoi vous parlez. Est-ce de la mesquinerie si les québécois exigent qu’on valorise leur langue sur la terre de leurs ancêtres ? Allez-vous accepter qu’on impose le manon à Kankan ou à Beyla ?
De ce qui précède, je constate que vous êtes mal informé ou alors vous faites preuve de mauvaise foi. Mais retenez que ce qui est passé relève du passé, que le monde a évolué, que Kpèlè, konianké et autres ont été dans les mêmes écoles, que plus personne n’est dupe. Dès lors, nous devons apprendre à vivre ensemble dans le respect strict des règles et traditions des uns et des autres. Si nous voulons la paix à Zalikwelè et ailleurs, toutes les fautes commises doivent être sévèrement sanctionnées. Si Alpha ne le fait pas, d'autres le feront après lui.
Vous avez tout dit, l'histoire est compliquée à raconter surtout lorsque celle-ci sert à exclure.
Je me souviens du texte de kanteka que vous nous aviez fait découvrir ici même, les questions sur le sujet demeurent ...
D'après le grand traditionnaliste malinké hélas disparu Wa Kamissoko ,on peut retenir ceci:
"Les Dogons ,dont la grande majorité a émigré du Manden voici huit siècles(12ème siècle)environ,étaient ,avec les Coniaguis...,les Bassaris et les Bagas de Guinée ,les peuples qui gardent presque intactes les "choses anciennes" de ce pays .Nombreuses sont les institutions :sociétés des masques ,royauté sacrée caractérisée par le célibat des chefs,levée de deuil marquée par le rite du "tir à l'arc" et par des danses funèbres éxécutées sur des rythmesspécifiques,etc ,qui restent identiques à celles des Malinkés de la montagne,et par conséquent à celles du Manden ancien".
Question:comment se fait -il que la migration de ces peuplades hors du Manden vers de lointaines contrées parfois inhispitalières comme les falaises de Bandiagara est parallèle à l'arrivée des Malinkés qui abandonnent le Wagadou(Ghana) suite aux sécheresses ?Ajouter à cette question que l'arrivée des Malinkés au Manden va de pair avec l'esclavagisme que Soumahoro Kanté, le roi-forgeron du Sosso avait demandé aux petits mansas du Manden la suppression ?L'histoire véritables du Manden reste à écrire .
Patriote
Je pense qu'il serait juste de faire une lecture générale et objective de l'histoire des relations entre les ethnies du pays au lieu de rester dans des observations passionnées à sens unique. Par exemple, on pouvait nous dire qui étaient les premiers habitants de la partie de la Guinée appelée aujourd'hui le Fouta et quel sort leur a été réservé en récompense de leur hospitalité. Par ailleurs, on parle beaucoup des violences anti peules de Siguiri, Kouroussa en oubliant sciemment ce qui s'est passé, pendant la même période, contre les malinkés à Labé, Pita et Dalaba; pour ma part je condamne avec la même énergie toutes ces violences ethniques et prie du fonds du cœur que tout cela cesse.
M. Kouyaté, de grâce arretez de vous faire le porte-parole de certains raccourcis historiques qui n'ont d'autres buts que de justifier l'irresponsabilité de CERTAINS membres de votre communauté ("tout le monde est victime") et eventuellement récupérer DES soussous dans un autre éventuel "3 contre 1" dans des elections à venir ("Manden pu, tan, Fu"). Je vous signale qu'au Fouta avant l'arrivée des "peuls" il y en avait déjà d'autres avec les djallonkés et d'autres ethnies, mais ces peuls là n'étaient pas islamisés (Pullis). Et il est vrai que les peuls islamisés ont forcé leurs hôtes à embrasser l'Islam et que cette guerre a conduit les vaincus, au nombre desquels des peuls, de quitter le territoire.
Donc jamais ce ne fut une guerre tribale. Ca l'était d'autant moins que des soussous et des malinkés ont occupé les plus hautes positions sociales au Fouta, qu'il y a dans ce qu'on appellee ”haalpular” aujourd'hui des ethnies qui étaient soussous ou malinkés hier. Tenez, il se dit par exemple de nos derniers rois Bokar biro qu'il était de mère soussou et qu'Alpha yaya était né d'une malinké.
En revanche M. Kouyaté, ce que vous ne dites pas , en raisonnant comme vous, c'est que les soussous sont ce peuple que vous avez ruiné, et sur les décombres duquel vous avez bâti le MANDEN. Les “soussous” aujourd'hui constitués de pluseurs groupes ayant cette langue en partage, ne sont-ils pas à l'origine les fondateurs de ce grand royaume que vous avez complètement détruit avant d'en chasser les habitants vers le fouta?
Racontons une histoire qui nous rassemble! Autrement, vous pouvez être sûr qu'aucun peul ne peut rougir de son histoire.
Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Kalil Kouyaté,
On n'ira pas jusqu'au médiéval ou dans l'antiquité pour rechercher les premiers occupants dans chaque région de Guinée. Ça serait trop fastidieux et même inutile puisqu'au bout du compte tout le monde vient de nulle part.
Mais retenons qu'à chaque période correspond sa réalité. Aujourd'hui qui sont les occupants de chaque région. Moi je retiens les soussous en Basse Côte, les Peulhs au Fouta, les Malinkés en Haute Guinée et les Forestiers en Forêt. Avez-vous une autre lecture ?
Par ailleurs, si des malinkés ont été violentés au Fouta, pourquoi ne l'avez-vous jamais évoqué ? Et même s'il s'avère vrai, d'où est parti le feu ? Je suis d'accord avec vous qu'il faut condamner tous les conflits interethniques, mais pour être efficaces, nous devons identifier qui sont les auteurs et les punir sévèrement. Dans le cas de Zalikwelè ce sont les koniankés qui sont auteurs pour avoir donné une couleur ethnique à l'assassinat d'un des leurs. Dans le cas du pogron, ce sont les malinkés et leur parti RPG qui ont accusé à tort des peulhs d'avoir empoisonné leurs militants au Palais du peuple à Conakry avec de l'eau de Coyah. D'où la réplique sanguinaire de Siguiri, Kouroussa et Kankan qui s'en est suivie. Appelons le chien, chien et le chat, chat.
On n'ira pas jusqu'au médiéval ou dans l'antiquité pour rechercher les premiers occupants dans chaque région de Guinée. Ça serait trop fastidieux et même inutile puisqu'au bout du compte tout le monde vient de nulle part.
Mais retenons qu'à chaque période correspond sa réalité. Aujourd'hui qui sont les occupants de chaque région. Moi je retiens les soussous en Basse Côte, les Peulhs au Fouta, les Malinkés en Haute Guinée et les Forestiers en Forêt. Avez-vous une autre lecture ?
Par ailleurs, si des malinkés ont été violentés au Fouta, pourquoi ne l'avez-vous jamais évoqué ? Et même s'il s'avère vrai, d'où est parti le feu ? Je suis d'accord avec vous qu'il faut condamner tous les conflits interethniques, mais pour être efficaces, nous devons identifier qui sont les auteurs et les punir sévèrement. Dans le cas de Zalikwelè ce sont les koniankés qui sont auteurs pour avoir donné une couleur ethnique à l'assassinat d'un des leurs. Dans le cas du pogron, ce sont les malinkés et leur parti RPG qui ont accusé à tort des peulhs d'avoir empoisonné leurs militants au Palais du peuple à Conakry avec de l'eau de Coyah. D'où la réplique sanguinaire de Siguiri, Kouroussa et Kankan qui s'en est suivie. Appelons le chien, chien et le chat, chat.
Comme exemples que les koniankés ont toujours voulu s'imposer aux kpèlè, je vous donne ces quelques exemples.
1- Quand un paysan kpèlè qui n'a jamais mis pied en dehors de son village demande le prix d'une marchandise à un konianké en kpèlè, celui-ci lui répond en konianké. Puis il (le konianké)dit au kpèlè d'apprendre le konianké. Imaginez-vous qu'un commerçant kpèlè donne le prix de sa marchandise en kpèlè à Labé, un commerçant chinois en chinois à Kampala, un commerçant birman en birman à Bruxelles ?
2- À Zalikwelè, des koniankés ont souvent l'audace de se demander comment un natif de Zalikwelè peut ne pas parler konianké, sic !
3- Dans ma propre sous-préfecture Gbèkèi, un des sous-préfets qui était konianké, tenait régulièrement des réunions de service en konianké et obligeait tous les travailleurs de parler cette langue, resic !
Par ailleurs, la forte communauté kpèlè dont vous parlez et qui serait à Beyla, doit y rester tout en respectant les koniankés.
Enfin, je refuse de croire que les kpèlè aient cedé les centres de leurs villes pour se rapprocher de leurs champs. C'est archifaux. Quand les champs sont éloignés, les paysans font des campements pendant les travaux champêtres et après ils reviennent au village. Ailleurs, dans les pays occidentaux, on parlerait de maisons de campagne ou de résidence secondaire. Ça dérange qui ? Je dirais plutôt que c'est par altruisme que les kpèlè ont cédé les centres de leurs villes aux koniankés. Ils ont même donné des terres agricoles gratuitement aux koniankés. Disons que le kpèlè est particulièrement généreux mais pas con. Pour preuve, mon feu père ainsi que d'autres, cédait sa propre chambre à des commerçants ambulants koniankés chaque fois que ceux-ci en exprimaient le désir. Il avait même finit par lier amitié avec certains de ces koninakés. Mais ceux-ci n'ont jamais rendu la monnaie. Dès lors, il a cassé l'amitié. Aussi vous le savez certainement que moi que c'est le kpèlè qui dit "mon malinké" pour exprimer son amitié avec celui-ci. Mais la réciproque n'existe pas.
Oui osons dire la vérité. Le temps viendra où tout sera sur la place publique. On se parlera en frères sous l'arbre à palabre, sans haine ni passion. On n'occultera rien. On libèrera nos coeurs. On lavera les linges sales. Et on répartira sur de bons pieds.
Vivement que ce moment arrive maintenant !
Je pense qu'il serait juste de faire une lecture générale et objective de l'histoire des relations entre les ethnies du pays au lieu de rester dans des observations passionnées à sens unique. Par exemple, on pouvait nous dire qui étaient les premiers habitants de la partie de la Guinée appelée aujourd'hui le Fouta et quel sort leur a été réservé en récompense de leur hospitalité. Par ailleurs, on parle beaucoup des violences anti peules de Siguiri, Kouroussa en oubliant sciemment ce qui s'est passé, pendant la même période, contre les malinkés à Labé, Pita et Dalaba; pour ma part je condamne avec la même énergie toutes ces violences ethniques et prie du fonds du cœur que tout cela cesse.
J'ai déjà expliqué la différence entre ce qui est par essence politique et ce qui ne l'est pas mais qui peut le devenir. Allez lire ce post et vous comprendrez.
Merci.
Vous avez parfaitement raison. Je suis allé trop vite en besogne. J'ai juste présumé que Boundiala était peulh. Si ce n'est pas le cas, alors mille excuses.
Cordialement !
Kylé
Oui, "osons dire la vérité les yeux dans les yeux" et allons dans les détails: Si Beyla est seulement chez les Konianké, où allons-nous balancer sa forte communauté Kpèlè du Kossa-Guerzé où du Mwana ? As-tu une idée?... Non... Mon frère soyons sérieux... la frontière entre les etnnies est plus complexes que tu ne crois... Par ailleurs j'aimerais que tu saches que si les autochtones guerzé ont cédé le centre ville aux étrangers, c'est loin d'être de l'altruisme, c'est juste pour être plus près des champs...
J'allais oublier. Peut-être me direz-vous que les lâches assassinats perpétrés contre les peulhs à Siguiri et lors des manifestations pacifiques de l'opposition sont dus par la faute d'un peulh. Si c'est le cas, on est en phase.
Un peuple ou une nation ne peut être puni par la faute d'un seul individu. C'est plutôt le contraire qui est possible. Un peuple peut être sauvé à cause d'un seul individu.
Ceci étant, gardez votre haine contre moi seul et non contre mes parents. Ils n'ont rien fait. Jamais je ne condamnerai les peulhs à cause de vous ou de qui que ce soit.
Ce qui s'est passé à Zalikwelè est innommable. Les soussous aqualifieraient ça de Yomaya. Chez les kpèlè ont dit tèghèbhodji. En français on parlerait de foutaise. Les koniankés ont osé s'attaquer à leurs tuteurs par effet de surprise, ceux-là mêmes qui leur ont grâcieusement hébergés, donné leurs filles en mariage, laissé les centres de leur ville et quoi encore, la liste est longue. Alpha n'est certes pas l'auteur de ce drame, mais il a démontré par a + b que ce n'était pas son problème. Il reste à savoir s'il n'a pas soutenu ses parents koniankés.
Bref, quand les koniankés colleront la paix à leurs tuteurs en forêt, en particulier à Zalikwelè, la paix y règnera pour toujours.
De plus, je ne comprends pas pourquoi blâmer toute la classe politique Guinéenne ou encore moin l.élite intellectuelle. Il y a un homme qui est élu pour résoudre les problèmes des Guinéens et assurer la sécurité des biens et des personnes.Si cet homme failli à sa mission, pourquoi trouver un bouc émissaire ailleurs? Pitié !
En France on les appelle des Talleyrand - moi je les appelle plus simplement des faux jetons, autant sinon plus dangereux que les extrémistes que l'on voit venir de loin...
Comme dirait j'en pierre chevenement: " un ministre ferme sa gueule ou démissionne "
Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
Mr Gassama ! L’activisme lyrique surabondant n'y changera pas grand chose parce que tout simplement, vous n’avez ni la volonté, ni l’honnêteté intellectuelle, ni la décence morale encore moins le courage politique d'aviser qui de droit soit l’inconsolable AC : le véritable promoteur des incivilités ethnocentriques et le commanditaire connu de toutes les expéditions punitives, des pogroms, sans parler des miraculés de l’empoisonnement de 2010. Votre numéro de derviche tourneur du verbe n’envoute que les simplets. Ce ne sont pas les guinéens qu’il faudra charmer ou domestiquer, plutôt le cobra de Sékoutouréa dont vous est devenue une potiche, si ce n’est une simple coquetterie gouvernementale pour tromper l’opinion publique internationale. Tel un caméléon on veut les apparences d’une démocratie moderne pendant que le chef se comporte comme un vulgaire autocrate. Ce ne sont que vos ambitions sans scrupules qui vous ont hissées là ou vous êtes : la démission est plus éloquente que l’indignation affectée. Dixit Gassama : "La Guinée et les Guinéens ne peuvent être gouvernés avec succès sur les bases ethniques et communautaristes. On a déjà essayé cela dans notre pays, cela n’a jamais marché, cela ne marchera jamais. Que ce soit dans le pouvoir, dans le gouvernement, dans l’opposition ou dans la société civile, les tenants et les défenseurs obsédés des logiques ethniques et communautaristes comme approche politique de conquête du pouvoir ou de gestion du pouvoir, font preuve d’un grand cynisme et de machiavélisme opportuniste et démagogique. Les vendeurs de solution communautariste mènent ce pays vers le chaos. L’ethno-stratégie est une voie sans issue."
Mr Diaby vs avez commencé continuez et dites tout, ces nominations sélectives et purement claniques et régionalistes, la RTG ki devient l'instrument de propagande pas pour le pouvoir mais pour une ethnie et une région, cette justice qui fait honte et décrédibilise ts à ts les niveaux, dites le reste et vous serez partiellement dédouaneeeee à noter que votre dédouanement total résultera de votre démission pour exprimer votre désaccord à lendroit de cette échec cuisant. Oui tt ce ki se passe n'a pas commence maintenant mais avouons qu'on a jamais été aussi divisés. Vous avez justifié votre démission avant de démissionner, c'est pas très grave il ne vous reste qu'à démissionner pour être en harmonie avec vos dires. J'espère que vous y songerai.
Sans doute n'a t-il pas compris qu'il n'est plus le président de son ONG, mais un Ministre en exercice, forcément comptable (par solidarité) des actes de ses collègues. Il pourrait démissionner par dégoût de ce qu'il dit réprouver, par volonté de montrer ce qu'est le changement réel.
Preuve que ce qui compte n'est pas le niveau intellectuel ou culturel de la personne (AC est diaspo paraît-il), mais l'éducation, les valeurs pour lesquelles on est prêt à se battre par des actes (et non de simples protestations ou indignations), et la volonté politique d'y parvenir.
Quel est le bilan concret de ce Ministre fantoche, pour utiliser une expression bien connue ?
Des meurtres, des assassinats, des massacres... Tout est dit.
Sa présence a t-elle changé quoi que ce soit ?
Il fait malheureusement partie de la plupart des politiciens qui dépensent tellement d'énergie en discours souvent stériles et redondants, mais qui sont incapables de traiter les problèmes qui préoccupent réellement les citoyens (comment créer de l'emploi, comment baisser le prix des produits de première nécessité, comment installer l'eau et l'électricité, etc...).
Un diakanké a souvent la reputation d'être un homme érudit et courageux chez ses cousins du fouta. Tu Vaux mieux que cela. Dis la vérité à ton mentor car il est premier dans tout ce que tu denounces ou démissionne.
Ce gouvernement fait quoi depuis bientôt 3ans ? C'est toujours la faute aux autres.
Si lui il est un humain, que fait-il donc au milieu des cochons?
Alors si l'Etat est dysfonctionnel, c'est aux membres du gouvernement de prendre des mesures pour y remedier.








