Violences intercommunautaires à N’Zérékoré : le ministre Diaby règle ses comptes avec les coordinations régionales

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DIABY_Gassama_Kalifa_3_01Devant la cruauté et les violations massives des droits de l’homme qui ont caractérisé les récents affrontements armés entre Guerzés et Koniankés dans la région de N’Zérékoré, le ministre guinéen des Droits de l’homme et des Libertés publiques rompt le silence. En effet, le ministre Kalifa Gassama Diaby vient de donner de la voix par rapport à cette véritable tragédie humanitaire à travers une déclaration faite en début de semaine. Dans son communiqué, il condamne ces violences absurdes qui se sont abattues ces derniers jours sur les populations de la région de N’Zérékoré. Tout en procédant à une autopsie de la situation et des conséquences qu’elle peut avoir sur la paix sociale et l’avènement d’un véritable Etat de droit dans notre pays, le ministre Gassama lance un appel pressant, d’une part, au gouvernement pour que celui-ci entreprenne incessamment des actions courageuses et fortes à l’encontre de tous les commanditaires et auteurs de ces « crimes », aux populations pour plus de civisme et de retenue, de l’autre. Le ministre des Droits de l’homme s’attaque vertement au passage à l’élite guinéenne ainsi qu’aux promoteurs invétérés des coordinations régionales qu’il accuse d’être les apôtres sous-marins et les premiers facteurs de l’aggravation du repli communautaire et ethnique en Guinée. Gassama Diaby fustige la faiblesse voire l’apathie de l’Etat qui peine à faire asseoir son autorité en bannissant l’impunité qui prend dangereusement sa marque de noblesse dans notre pays.


Des violences qui écornent l’image de la Guinée  

Pour le ministre Diaby, les récents affrontements intercommunautaires de N’Zérékoré ont porté un coup dur à l’image de marque de notre pays ainsi qu’à sa démocratie aux yeux du monde entier. « J’ai, avec ces événements, un sentiment de profonde tristesse, de préoccupation et de colère. Toutes ces violences qui ont occasionné ces tueries, ces massacres, sont un drame national qui exige le recueillement de tout le peuple de Guinée comme cela devrait d’ailleurs être le cas à chaque fois que la vie d’un de nos concitoyens est arrachée du fait de la violence, de la haine et de toutes les perversités communautaristes. Il est injuste et inacceptable de s’en prendre à quelqu’un du simple fait de sa singularité identitaire, politique, sociale ou religieuse. Notre pays donne au monde une image humiliante et détestable. Cela ne nous honore pas », s’est-il exclamé.


« Il faut une enquête sérieuse, sans complaisance et une justice vigoureuse »

Considérant que ce qui est survenu à N’Zérékoré, est une violation grave des droits de l’homme, Gassama Diaby affirme qu’il est « injustifiable, indigne » et totalement contraire à tous les principes de justice et d’humanité, de s’en prendre à quelqu’un parce qu’il est d’une supposée communauté différente de la sienne ou parce qu’il aurait fait telle ou telle chose. « Que nous soyons incapables de nous respecter, de respecter la vie et la dignité humaines, que nous soyons incapables de nous accepter dans nos différences avec une fraternité républicaine, voilà qui prouve à quel point nous sommes loin des idéaux de la démocratie et des droits de l’homme en Guinée. Nous assistons à de graves violations des droits humains à N’Zérékoré. Notamment le droit à la vie, à la sécurité de la personne humaine et de ses biens. Il faut une enquête sérieuse, sans complaisance et une justice vigoureuse. S’en prendre à quelqu’un parce qu’il est de telle ou telle ethnie, c’est faire violence à toutes les règles les plus élémentaires dans une société attachée aux valeurs de justice et d’humanité. Nous en sommes loin aujourd’hui en Guinée. S’en prendre à quelqu’un parce que quelqu’un d’autre d’une supposée communauté différente de la sienne aurait fait telle ou telle chose, est une attitude indigne et totalement contraire à tous les principes de justice et d’humanité. Cela devient de plus en plus courant en Guinée. Et c’est injustifiable », a-t-il dit.


Manque de confiance entre les justiciables et la Justice, la faute à tous

La propension de plus en plus grande du guinéen à être son propre justicier est de nature, constate le ministre des droits de l’homme, à instaurer l’anarchie qui affaiblit dangereusement aujourd’hui la puissance publique de l’Etat. « Notre tendance insupportable à vouloir se rendre justice, est la preuve concrète de notre culture d’impunité, de la faiblesse de la puissance publique qui perd de plus en plus sa crédibilité, en l’occurrence la justice et toute la chaîne pénale, mais aussi du refus de nos concitoyens à respecter les lois. Le fait que nos concitoyens n’aient pas confiance dans les institutions judiciaires et toute la chaîne pénale, est une évidence qui saute aux yeux, qu’il ne faut ni taire ni nier », soutient-il.


L’Etat se doit de crédibiliser la justice

Il est fondamental aujourd’hui pour notre pays, lance le ministre Diaby, que le gouvernement fasse tout pour redonner une crédibilité à la justice, à toute la chaîne judiciaire, ainsi qu’à toutes les institutions publiques. « La justice doit retrouver toute sa place dans notre société. L’Etat doit assumer sa responsabilité en donnant les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice », a-t-il interpellé. A ceux et celles qui incarnent l’institution judiciaire, le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, les invite à se montrer à la hauteur de leur charge avec dignité et honneur. « Sans une véritable justice, exclusivement basée sur le droit et la protection des droits humains, rien ne sera possible dans notre pays. Nous voyons bien qu’avec cette fragilité et faiblesse de nos institutions, l’exacerbation de l’approche ethnique et communautariste des rapports sociaux et de notre vie commune, l’usage récurrent à la violence comme moyen d’expression s’aggravent dangereusement », remarque-t-il.


Haro sur les replis identitaires qui sont préjudiciables à l’avènement d’un Etat de droit et à la paix sociale

De l’avis du ministre Kalifa Gassama, les combines ethnique, communautariste, tribale et clientéliste prennent trop de place dans le jeu politique et dans la vie sociale de notre pays. Il considère en conséquence que cette situation est devenue intenable et inacceptable. C’est pourquoi, il souhaite que l’Etat dans son fonctionnement s’affirme dans toute sa vigueur mais en toute impartialité et en toute neutralité, avec pour seule référence le droit et l’intérêt général. « L’Etat doit garantir la sécurité et la justice pour tous ses citoyens et sur toute l’étendue du territoire national. Nous devons absolument traduire dans les faits ces principes indispensables pour l’établissement d’un État de droit et d’une société de justice et de paix. Sans quoi, la parole publique et politique est en train de perdre définitivement tout crédit aux yeux de nos concitoyens. Et sans confiance des citoyens aux institutions publiques et à la parole publique, il n y aura point de démocratie, ni paix sociale », prévient-il.


« Nos identités culturelles devenues les ennemies de notre idéal démocratique… »

Pour le ministre des Droits de l’homme, le phénomène du repli identitaire et communautaire, qui prend aujourd’hui une proportion sans précédent, constitue un véritable obstacle à l’épanouissement démocratique du pays. « Il faut que les Guinéens comprennent que le monde avance, que nous sommes-là avec nos petits problèmes et nos petites solutions, blottis dans nos obsessions ethniques et tribales. En livrant à la face du monde une image dégradante, inhumaine et intolérante de notre société. Mais il ne suffit pas de dire cela, il faut aussi avoir le courage de pointer du doigt les ressorts de ce qui est devenu, il faut le dire, notre cancer national. Car il est désormais évident, comme le dirait l’autre que nos identités culturelles sont devenues les ennemies de notre idéal démocratique et de notre obligation de faire monde commun », martèle Gassama Diaby.


La trilogie du ministre des Droits de l’homme pour bâtir une nation juste et libre

Pour le ministre Diaby, la construction d’une nation juste et libre passe par trois évidences qui doivent nécessairement s’imposer à tous :

- Ceux et celles qui se vivent comme appartenant à une supposée « communauté » singulière, doivent dès lors accepter que les autres existent et existeront.

- La violence n’est et ne sera jamais la solution. C’est une voie sans issue. Elle est encore plus sans issue lorsqu’elle est motivée par la haine de l’autre.

- La Guinée n’existera que lorsqu’existeront les Guinéens. Et pour qu’existe réellement le Guinéen, il nous faut à chaque composante de ce pays, renoncer à une partie de notre singularité pour aller vers l’autre afin de construire une nation unie, juste et libre.


Persistance de la culture de la violence, le ministre Diaby flingue l’élite guinéenne

Le ministre des Droits de l’homme n’est pas du tout content de l’attitude de l’élite guinéenne qui continue d’entretenir l’ethno-stratégie juste pour assouvir cyniquement ses ambitions égocentriques au détriment de l’intérêt général. Au lieu de faire face à tous ces impératifs, nous sommes-là, fustige-t-il, avec nos petits calculs, nos petits préjugés nauséeux, nos petites haines, nos petits intérêts égoïstes et clientélistes, nos petits ennemis, nos petits territoires, nos petites stigmatisations, nos petites paresses, nos petites humanités, nos petits aveuglements. Tout cela, accuse le ministre, est entretenu par une élite « lâche, hypocrite et opportuniste » qui ne dit que la vérité qui l’arrange lorsqu’elle se décide à dire un peu de vérité de circonstance, abandonnant le peuple à ses instincts primaires et à sa misère existentielle. En espérant naïvement que cela nous garantisse une société juste, libre et prospère. C’est impossible, s’indignera le ministre.


Bannir la résolution de nos problèmes par des approches « communautaro-communautaristes »

Le règlement de nos problèmes autrement que par la voie normale prescrite par des principes républicains, contribue à l’exacerbation du communautarisme dans notre pays, constate le ministre Gassama qui s’élève vigoureusement contre cette stratégie de gestion ethnique qui consiste à envoyer ou à faire représenter un Soussou chez les Soussous, un Malinké chez les Malinkés, un Peul chez les Peuls et un Forestier chez les Forestiers. C’est une démarche anti républicaine qui est souvent défendue, déclare-t-il, par ceux et celles qui n’ont rien d’autres comme solution et qui sont en réalité animés d’objectifs personnels et opportunistes. Pour lui, continuer à adopter cette logique, c’est valider les grilles de lectures communautaristes en aggravant les faux sentiments de différence et d’opposition identitaire stérile. Alors que l’idéal, estime-t-il, serait de les réduire et les combattre en s’inscrivant dans une dynamique républicaine et citoyenne. Il prévient qu’avec cette stratégie, on risque de faire des pompiers d’aujourd’hui les pyromanes de demain. Ou des pyromanes d’aujourd’hui les pompiers de demain. « C’est une élite opportuniste, cynique, aux combines malsaines qui voit la Guinée comme un agrégat d’ethnies. Il faut en finir avec ça », martèlera le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques.


« L’impunité, une menace extrêmement grave et mortelle pour l’idée même d’Etat et de puissance publique »

« La question de la réconciliation nationale, la question de la responsabilité de l’Etat et de son autorité légale et légitime, la question d’une véritable lutte contre l’impunité et toute forme de discrimination ethnique sont devenues des priorités absolues, vitales même pour notre pays et la nécessité de vivre ensemble. L’heure n’est plus aux simples discours, ni aux simples condamnations. Il faut se rendre à l’évidence que notre pays est menacé par un communautarisme et un ethnocentrisme grave et préoccupant. Il faut maintenant et urgemment poser des actes, concrets et forts ! Nous devons choisir entre les logiques ethniques sans lendemain et l’édification d’un État et d’une nation unis fondés sur des valeurs du droit, de justice, de l’égalité citoyenne et de la liberté. Pour cela, il faut en finir avec nos mentalités communautaristes. Et ce devoir incombe à l’Etat par le biais des politiques d’éducation (l’école), de lutte contre l’injustice, toutes les formes de violences, contre l’impunité et pour une justice légale et légitime. Il faut se rendre à l’évidence que la culture de l’impunité est devenue une menace extrêmement grave pour notre société, et mortelle pour l’idée même d’Etat et de puissance publique. Nous avons besoin de justice, une véritable justice pour rétablir l’ordre légal et une juste paix. Il est un devoir impératif pour l’Etat de protéger ses citoyens, tous ses citoyens ainsi que leurs biens en tous lieux, en toutes circonstances, sans aucune autre considération que celle de la loi », insiste-t-il.

 
Le glas de l’impunité doit sonner avec cette tragédie humanitaire de N’Zérékoré 

Le ministre Gassama estime que ces douloureux événements de N’Zérékoré doivent être un élément déclencheur pour l’Etat dans sa croisade contre l’impunité devenue une réelle menace pour notre existence. «  Avec ce qui s’est passé en Forêt, comme hier dans d’autres endroits du territoire national, tous les défenseurs des droits humains, tous ceux qui sont attachés au respect de la dignité, à la justice et à la tolérance, sont tristes et en colères. Car la violence des droits de l’homme y ont atteint des proportions graves. Tous ces crimes en Forêt comme ailleurs, ne peuvent rester impunis, au risque d’en garantir la répétition en consolidant le sentiment d’impunité. Il est donc de la responsabilité impérieuse de l’Etat de trouver les auteurs de toutes ces violences insupportables, de tous ces crimes, en Forêt comme ailleurs, et les traduire en justice. En espérant qu’une vraie justice sera rendue aux victimes et à leur famille. A défaut notre paix collective et notre désir de vivre ensemble sera dangereusement en péril ainsi que l’espoir de voir naître en Guinée, une société démocratique fondée sur le respect des droits et libertés de chaque citoyen et de chaque personne humaine », a-t-il lancé.


Au-delà des simples condamnations, le ministre appelle immédiatement à des actions fortes

« L’heure est grave, il est de la responsabilité de chacun, gouvernants et gouvernés de s’en rendre compte et d’en tirer toutes les conséquences. Nous devons, en Guinée, sortir du déni de réalité et cela est valable pour tout le monde. Le danger est là. Et quand il y a danger, les actions concrètes s’imposent. Nous vivons des drames hier comme en ce moment à N’Zérékoré du fait de nos inconséquences individuelles et collectives et nous faisons comme si de rien n’était. Perdant ainsi tout sens de la sacralité de chaque vie humaine. Chaque vie humaine est sacrée, y porter atteinte, est l’expression la plus nette des violations caractérisées des droits humains. Une vie perdue est déjà de trop et insupportable. Plusieurs vies perdues, les mots ne suffisent plus pour nommer les choses. Oui à N’Zérékoré, les violations des droits de l’homme ont été nombreuses. Cela n’est pas à l’honneur de notre pays. Nos concitoyens ont besoin de sécurité, de justice, d’Etat de droit fondé sur l’égalité et la liberté. C’est un défi national et notre culture d’impunité nous en éloigne chaque instant et chaque jour. Il est du devoir de l’Etat de les garantir. L’ethnocentrisme est une voie sans issue. Et cela tout le monde doit en être conscient. C’était valable hier, ça l’est aujourd’hui et ça le sera demain. Notre salut est dans la construction d’une société réconciliée, fondée sur l’Etat de droit et la garantie des droits humains pour tous », souligne le ministre des droits de l’homme.


Devant la dégradation de la situation des droits de l’homme, le ministre Gassama exprime ses très vives inquiétudes

Les violences de N’Zérékoré sont écœurantes, c’est pourquoi le ministre interpelle le pouvoir tout comme la classe politique sur la responsabilité qui leur incombe solidairement. « Nos compatriotes ont besoin d’un gouvernement qui les représente tous, qui les protège tous et qui les défende tous sans distinction ni avantage particulier accordé aux gens au détriment des autres. Les guinéens ont besoin d’acteurs politiques qui ont le courage de résister aux tentations et stratégies ethnico tribales et de briser cette dynamique qui s aggrave dans notre pays. La Guinée a besoin d’une élite qui défend l’intérêt général, les valeurs humanistes, sans arrière-pensée communautaristes ou opportunistes. Notre pays va très mal. Il est temps que tout le monde s’en rende compte et que chacun assume sa responsabilité. En premier lieu, ceux qui ont la responsabilité de gouverner le pays, pousse ainsi son cri du cœur.


Le ministre Diaby règle ses comptes avec les promoteurs sous-marins de l’ethno-stratégie

« Notre gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir dans le sens qui convient pour sauver notre pays de l’abîme qui le guette dangereusement. Il faut en finir avec les saupoudrages et les solutions éphémères souvent entretenues par des cliques ethnico clientélistes qui font de leur "communauté d’origine" une arme et un instrument politique de chantage et de marchandage. L’ethno-saupoudrage, l’ethno-stratégie, les sous-traitances ethniques et communautaristes notamment à chaque fois qu’il y a ce genre de tragédie et violences, ont fait leur temps avec l’échec évident qui les caractérise. La Guinée et les Guinéens ne peuvent être gouvernés avec succès sur les bases ethniques et communautaristes. On a déjà essayé cela dans notre pays, cela n’a jamais marché, cela ne marchera jamais. Que ce soit dans le pouvoir, dans le gouvernement, dans l’opposition ou dans la société civile, les tenants et les défenseurs obsédés des logiques ethniques et communautaristes comme approche politique de conquête du pouvoir ou de gestion du pouvoir, font preuve d’un grand cynisme et de machiavélisme opportuniste et démagogique. Les vendeurs de solution communautariste mènent ce pays vers le chaos. L’ethno-stratégie est une voie sans issue. Dans le champ social comme dans le champ politique, l’ethno-stratégie est une impasse et la garantie d’un échec programmé. Il faut briser les chaînes ethniques et communautaristes. Notre pays a besoin d’une gouvernance exclusivement fondée sur l’Etat de droit, sur une justice réelle, équitable et efficace, sur le respect effectif du principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi, la garantie et la protection des droits et libertés de chaque citoyen guinéen. Il est désormais clair que nous mettons très sérieusement à mal dans notre pays, la construction de notre idéal démocratique par la persistance de nos obsessions et considérations tribales, ethniques et claniques. Les combines et les manipulations opportunistes de notre diversité identitaire sont devenues de véritables dangers mortels pour notre tissu social et notre cohésion nationale. Comme le disait Malraux "on ne fait pas la politique avec la morale, on en fait pas d’avantage sans". Condamner ces violences, dénoncer cette perversité communautariste, pointer du doigt les amateurs des combines ethniques, réclamer la justice et se plaindre de l’impunité dans notre pays ne suffisent plus. La situation est grave, il nous faut agir vite et fort contre la violence et l’impunité en redonnant un sens légitime au droit et à la justice contre les mentalités et les combines communautaristes, en donnant toute sa place à une puissance publique légitime, crédible et impartiale. Sans quoi, le péril guette et il est imminent. À chacun d’assumer sa responsabilité. Et le tribunal de l’histoire sera impitoyable » avertit le ministre Gassama. 


« Les événements de N’Zérékoré sont la résultante de nombreuses années d’actions nocives »

« Ce gouvernement a hérité d’une situation déjà calamiteuse du pays, aussi bien sur le plan politique que socioéconomique. Mais il doit veiller, par l’action concrète avec des obligations de résultats, à ce que cette situation déjà calamiteuse ne devienne un désastre national irrémédiable.

Ces horribles événements de N’Zérékoré sont aussi, on le sait, le résultat de nombreuses années d’actions nocives, de manipulations et de stratégies ethniques et communautaristes perverses et d’inactions politiques.

Nous avons aujourd’hui, de la part de notre gouvernement, l’urgente obligation de prendre des décisions fortes et courageuses, de poser des actes concrets qui parlent d’eux-mêmes, allant dans le sens de la réconciliation entre toutes les composantes socioculturelles du pays, allant dans le sens de la consolidation de notre idéal démocratique, de l’Etat de droit et de la défense et la promotion des droits humains. Ce qui est arrivé en Forêt peut bien se produire ailleurs sur le territoire national, parce qu’on a inculqué dans l’esprit de nos concitoyens le sentiment de division et d’opposition ethnique et communautaire. Ce qui est un désastre pour notre pays», a-t-il alerté face au danger du communautarisme, cette monstrueuse pieuvre qui risque de mettre en péril l’avènement en Guinée d’une nation respectueuse des principes démocratiques et des valeurs universelles des droits de l’homme.


Camara Moro Amara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+4 #50 Patriote 31-07-2013 20:50

Doyen Doumba,
Votre hauteur de vue ne me surprend pas du tout. Vous méritez respect et considération.
Cordialement !
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+3 #49 boubacar doumba diallo 31-07-2013 01:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Salut doyen Douma,
Oui Zalikwelè est bel et bien le nom originel de N'Zérékoré qu'on a maladroitement déformé. C'est comme ça que nous les kpèlè on appelle cette ville. Mon souhait est qu'il le redevienne ou le reste pour tout le monde. C'est normal et c'est bien possible. Je me demande d'ailleurs, qui ça dérangerait.

Merci Patriote! Personnellement cela ne me dérangerait nullement .Ce serait un juste retour à l'authenticité .Grâce à Paul Théa je ne dis plus Zoghota, mais Zowota,je commence à m'habituer au terme kpellé,ça vient doni doni.....
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+3 #48 Patriote 30-07-2013 23:55

Salut doyen Douma,
Oui Zalikwelè est bel et bien le nom originel de N'Zérékoré qu'on a maladroitement déformé. C'est comme ça que nous les kpèlè on appelle cette ville. Mon souhait est qu'il le redevienne ou le reste pour tout le monde. C'est normal et c'est bien possible. Je me demande d'ailleurs, qui ça dérangerait.
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+3 #47 boubacar doumba diallo 30-07-2013 22:11

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Amenofils,
Moi je suis cent pour cent kpèlèmou, mais je ne crois pas que Aladjicece le soit. Pour preuve, il confond frère et beau-frère ou beau-père en kpèlèwo. À lui de nous dire s'il est kpèlèmou ou pas. Mais là n'est pas le problème. Le problème c'est de savoir qui dit vrai et comment sauver la situation à Zalikwelè.

Salut Patriote!
Dites moi ,Zalikwélé serait il le nom originel de N'Zérékoré ? Si oui cette dénomination est elle encore usitée ?
Bonne soirée !
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0 #46 Patriote 30-07-2013 22:02

Amenofils,
Moi je suis cent pour cent kpèlèmou, mais je ne crois pas que Aladjicece le soit. Pour preuve, il confond frère et beau-frère ou beau-père en kpèlèwo. À lui de nous dire s'il est kpèlèmou ou pas. Mais là n'est pas le problème. Le problème c'est de savoir qui dit vrai et comment sauver la situation à Zalikwelè.
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+2 #45 touré 30-07-2013 19:57

Dans tout ça la, quant à moi je suis 100% d'accord avec Boundiala.Y a toujours eu tension entre guerzés et Konians,mais pourquoi c'est quand Patriote a insulté le marabout que le patriarche de son éthnie a été humilié 12h heures heure pour heure et les massacres ont été aussi violents,parti d'un rien,rien du tout.Ouvrez les yeux.
Si si,mon frère patriote on peut très bien punir un ensemble à cause d'un seul élément,pourtant c'est élémentaire ça.Il faut pas non plus comparer l'assassinat des peuls au massacre que vous avez provoqué,le nombre,les circonstances sont pas les mêmes du tout.
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+3 #44 Amenofils 30-07-2013 18:32

Fructueux et intenses échanges entre Aladjicece et Patriote! Vous êtes à féliciter. Ce qui vous unit est plus solide, plus profond et plus important que les petites différences ou nuances que nous relevons. C'est à croire que Aladjicece est kpelés par l'histoire-géo et peul par la biologie. En tout cas vous m'apprenez des choses !
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+1 #43 Patriote 30-07-2013 15:47

Aladjicece,
D’abord rectification : En kpèlèwo mölö ne signifie pas mon frère.
Ensuite la résidence secondaire dont je parle chez le paysan kpèlè ne s’achète pas et ne coûte presque rien. Le paysan le construit avec les moyens du bord et avec l’assistance des autres. C’est une vie communautaire bien structurée et bien organisée. En réalité, les kpèlè n’ont pas cédé les centres des villes pour s’approcher de leurs champs comme vous prétendez. Ils les ont cédées par humilité et le plus souvent par ignorance. Par humilité parce que chez les kpèlè ont dit que l’orphelin ne doit pas être aux premières loges. Le kpèlè se considérant humblement orphelins ou pauvres. Par ignorance, parce que les kpèlè ne savaient pas qu’en cédant les centres de leurs villes aux étrangers ils s’éloignaient des centres d’intérêt mais aussi ils perdaient dans les échanges car ces parcelles se valoriseraient d’année en année.
Par ailleurs, les koniankés n’ont jamais voulu parler le kpèlèwo parce qu’ils ont voulu et veulent encore imposer leur langue. Sinon quand on commerce dans un milieu on apprend la langue du milieu. C’est le b a ba des affaires. Et Zalikwelè est et reste chez les kpèlè. Maintenant lorsque vous dites que le prix est fixé à la tête du client, que voulez-vous dire par là ? Qu’est ce que cela à avoir avec la langue ? A Labé, le pulaar n’est-il pas la langue d’échange ? A Kankan n’est-ce pas le malinké ? A kindia n’est-ce pas le soussou ? Pourquoi pas le kpèlèwo à Zalikwelè ? D’ailleurs, si on imposait le kpèlèwo à Zalikwelè, ça dérangerait qui ?
Lorsque vous faites allusion au Québec, connaissez-vous réellement de quoi vous parlez. Est-ce de la mesquinerie si les québécois exigent qu’on valorise leur langue sur la terre de leurs ancêtres ? Allez-vous accepter qu’on impose le manon à Kankan ou à Beyla ?
De ce qui précède, je constate que vous êtes mal informé ou alors vous faites preuve de mauvaise foi. Mais retenez que ce qui est passé relève du passé, que le monde a évolué, que Kpèlè, konianké et autres ont été dans les mêmes écoles, que plus personne n’est dupe. Dès lors, nous devons apprendre à vivre ensemble dans le respect strict des règles et traditions des uns et des autres. Si nous voulons la paix à Zalikwelè et ailleurs, toutes les fautes commises doivent être sévèrement sanctionnées. Si Alpha ne le fait pas, d'autres le feront après lui.
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+3 #42 aladjicece 30-07-2013 10:13

Patriote... Salut mon frère, plutôt "Mölö" en Kpèlèwo... Crois moi, mon frèrè, le petit paysan n'a pas les moyens de s'acheter une "résidence secondaire" comme tu dis. Il quitte carrément le centre ville où les boutiques poussent comme des champignons pour vivre sa vie rurale à la périphérie, près de son champ. Les terres sont alors vendues (pas données),ce qui n'est pas de l'altruisme ça s'entend. Je sais de quoi je parle, puisque mon père avait une plantation de café à GBOYÉBA qui fut découpée en parcelles et vendue... Et s'agissant du cas du paysan pkèlè qui n'a jamais quitté son village... Il ne faut pas du tout s'étonner que le malinké soit devenu la langue d'échange au marché central de N'Zérérkoré. Ça, tu n'y peux rien, moi je ne peux rien. Mais de là à obliger un kpèlè à le parler, je crois surtout qu'il faut relativiser la chose. À LABÉ (que j'ai visité) je ne serais jamais allé seul au marché de LABÉ sans mon tuteur peul qui maitrise mieux que moi aussi bien la langue que le marchandage. Idm à Conakry Beyla Yomou Coyah, le prix est fixé à "la tête du client". Lol!!N'es-tu pas du Quebec par hasard? Cette province canadienne où la police de la langue se fait le devoir mesquin de mesurer la pancarte qui est en anglais pour qu'elle ne soit pas plus grande que celle qui est en français... Parce que moi aussi j'ai sillonné le terroir, les campements, comme tu dis, des hameaux ruraux kpèlè dont certains ont été déplacés près de la route pour être GBAHANA. J'étais avec mon père à la recherche de kola. Toute la causerie était en PKÈLÈWO. Et quel accueil!!! "Ma case est ta case"...
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+3 #41 TOOLA 30-07-2013 07:39

On Djaraama Doyen Doumba.
Vous avez tout dit, l'histoire est compliquée à raconter surtout lorsque celle-ci sert à exclure.
Je me souviens du texte de kanteka que vous nous aviez fait découvrir ici même, les questions sur le sujet demeurent ...
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+1 #40 amadous Diallo 30-07-2013 01:22

Oh que c'est fatigant, mais pationnant! Mes compagnons de la toile, après avoir parcouru plusieurs sites médiatiques, mon constat a été sans équivoque sur l'unanimité que font les auteurs et les autres intervenants,en ce qui concerne le problème de justice que nous avons en Guinée. C'est le principal problème de notre pays. Ce phénomène est à la base de toutes les mauvaises choses : insécurité, mauvaise gouvernance, affrontement intercommunautaires, gestation de dictature, prolifération de groupements, etc. Le manque de confiance à la justice ramène la loi de Talion à la surface. Aujourd'hui, les hommes en robes, devant garantir le droit aux citoyens, surtout aux faibles, sont plus corrompus que même la police guinéenne qui est connue dans ce domaine. Ceux qui sont au sein des chefs lieux des prefectures se comportent en roi. Ils rendent leurs décisions au vu du montant recu des plaignants ou des victiments et non au vu du droit.
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+3 #39 barou kamano 29-07-2013 21:14

Si les beaux discours pouvaient nous entré au paradis aucun guinéen n'allait voir la porte de l'enfer on allaient tous entrer au parisis ..... Si ce ministre comprenait vraiment le sens des mots qu'il a employé ici dans son long discours . il allait fini son discours en disant je rends mon tablier(demissionne).. J'oubliais le démission n'existe pas en guinée que je suis bête moi!!!
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+6 #38 boubacar doumba diallo 29-07-2013 19:21

Sacré TOOLA ! Bien vu .
D'après le grand traditionnaliste malinké hélas disparu Wa Kamissoko ,on peut retenir ceci:
"Les Dogons ,dont la grande majorité a émigré du Manden voici huit siècles(12ème siècle)environ,étaient ,avec les Coniaguis...,les Bassaris et les Bagas de Guinée ,les peuples qui gardent presque intactes les "choses anciennes" de ce pays .Nombreuses sont les institutions :sociétés des masques ,royauté sacrée caractérisée par le célibat des chefs,levée de deuil marquée par le rite du "tir à l'arc" et par des danses funèbres éxécutées sur des rythmesspécifiques,etc ,qui restent identiques à celles des Malinkés de la montagne,et par conséquent à celles du Manden ancien".
Question:comment se fait -il que la migration de ces peuplades hors du Manden vers de lointaines contrées parfois inhispitalières comme les falaises de Bandiagara est parallèle à l'arrivée des Malinkés qui abandonnent le Wagadou(Ghana) suite aux sécheresses ?Ajouter à cette question que l'arrivée des Malinkés au Manden va de pair avec l'esclavagisme que Soumahoro Kanté, le roi-forgeron du Sosso avait demandé aux petits mansas du Manden la suppression ?L'histoire véritables du Manden reste à écrire .
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+5 #37 TOOLA 29-07-2013 18:31

Citation en provenance du commentaire précédent de Kalil Kouyaté:
Patriote
Je pense qu'il serait juste de faire une lecture générale et objective de l'histoire des relations entre les ethnies du pays au lieu de rester dans des observations passionnées à sens unique. Par exemple, on pouvait nous dire qui étaient les premiers habitants de la partie de la Guinée appelée aujourd'hui le Fouta et quel sort leur a été réservé en récompense de leur hospitalité. Par ailleurs, on parle beaucoup des violences anti peules de Siguiri, Kouroussa en oubliant sciemment ce qui s'est passé, pendant la même période, contre les malinkés à Labé, Pita et Dalaba; pour ma part je condamne avec la même énergie toutes ces violences ethniques et prie du fonds du cœur que tout cela cesse.

M. Kouyaté, de grâce arretez de vous faire le porte-parole de certains raccourcis historiques qui n'ont d'autres buts que de justifier l'irresponsabilité de CERTAINS membres de votre communauté ("tout le monde est victime") et eventuellement récupérer DES soussous dans un autre éventuel "3 contre 1" dans des elections à venir ("Manden pu, tan, Fu"). Je vous signale qu'au Fouta avant l'arrivée des "peuls" il y en avait déjà d'autres avec les djallonkés et d'autres ethnies, mais ces peuls là n'étaient pas islamisés (Pullis). Et il est vrai que les peuls islamisés ont forcé leurs hôtes à embrasser l'Islam et que cette guerre a conduit les vaincus, au nombre desquels des peuls, de quitter le territoire.
Donc jamais ce ne fut une guerre tribale. Ca l'était d'autant moins que des soussous et des malinkés ont occupé les plus hautes positions sociales au Fouta, qu'il y a dans ce qu'on appellee ”haalpular” aujourd'hui des ethnies qui étaient soussous ou malinkés hier. Tenez, il se dit par exemple de nos derniers rois Bokar biro qu'il était de mère soussou et qu'Alpha yaya était né d'une malinké.
En revanche M. Kouyaté, ce que vous ne dites pas , en raisonnant comme vous, c'est que les soussous sont ce peuple que vous avez ruiné, et sur les décombres duquel vous avez bâti le MANDEN. Les “soussous” aujourd'hui constitués de pluseurs groupes ayant cette langue en partage, ne sont-ils pas à l'origine les fondateurs de ce grand royaume que vous avez complètement détruit avant d'en chasser les habitants vers le fouta?
Racontons une histoire qui nous rassemble! Autrement, vous pouvez être sûr qu'aucun peul ne peut rougir de son histoire.
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+3 #36 Amenofils 29-07-2013 15:14

On doit juste prier le tout puissant qu'il introduise dans le couer du chaque guineen, l'amour de l'autre. L'education est la base de tout. Il y'a un groupe ethnique en Guinée qui a une plus grande proportion d'individus analphabetes et associal ! Tout le monde doit s'atteler à eduquer les individus de ce groupe au vivre ensemble. Le mal de la Guinée vient de là. On a des exemples a profusion et par 3 fois.
Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Kalil Kouyaté,
On n'ira pas jusqu'au médiéval ou dans l'antiquité pour rechercher les premiers occupants dans chaque région de Guinée. Ça serait trop fastidieux et même inutile puisqu'au bout du compte tout le monde vient de nulle part.
Mais retenons qu'à chaque période correspond sa réalité. Aujourd'hui qui sont les occupants de chaque région. Moi je retiens les soussous en Basse Côte, les Peulhs au Fouta, les Malinkés en Haute Guinée et les Forestiers en Forêt. Avez-vous une autre lecture ?
Par ailleurs, si des malinkés ont été violentés au Fouta, pourquoi ne l'avez-vous jamais évoqué ? Et même s'il s'avère vrai, d'où est parti le feu ? Je suis d'accord avec vous qu'il faut condamner tous les conflits interethniques, mais pour être efficaces, nous devons identifier qui sont les auteurs et les punir sévèrement. Dans le cas de Zalikwelè ce sont les koniankés qui sont auteurs pour avoir donné une couleur ethnique à l'assassinat d'un des leurs. Dans le cas du pogron, ce sont les malinkés et leur parti RPG qui ont accusé à tort des peulhs d'avoir empoisonné leurs militants au Palais du peuple à Conakry avec de l'eau de Coyah. D'où la réplique sanguinaire de Siguiri, Kouroussa et Kankan qui s'en est suivie. Appelons le chien, chien et le chat, chat.
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+6 #35 Patriote 29-07-2013 14:02

Kalil Kouyaté,
On n'ira pas jusqu'au médiéval ou dans l'antiquité pour rechercher les premiers occupants dans chaque région de Guinée. Ça serait trop fastidieux et même inutile puisqu'au bout du compte tout le monde vient de nulle part.
Mais retenons qu'à chaque période correspond sa réalité. Aujourd'hui qui sont les occupants de chaque région. Moi je retiens les soussous en Basse Côte, les Peulhs au Fouta, les Malinkés en Haute Guinée et les Forestiers en Forêt. Avez-vous une autre lecture ?
Par ailleurs, si des malinkés ont été violentés au Fouta, pourquoi ne l'avez-vous jamais évoqué ? Et même s'il s'avère vrai, d'où est parti le feu ? Je suis d'accord avec vous qu'il faut condamner tous les conflits interethniques, mais pour être efficaces, nous devons identifier qui sont les auteurs et les punir sévèrement. Dans le cas de Zalikwelè ce sont les koniankés qui sont auteurs pour avoir donné une couleur ethnique à l'assassinat d'un des leurs. Dans le cas du pogron, ce sont les malinkés et leur parti RPG qui ont accusé à tort des peulhs d'avoir empoisonné leurs militants au Palais du peuple à Conakry avec de l'eau de Coyah. D'où la réplique sanguinaire de Siguiri, Kouroussa et Kankan qui s'en est suivie. Appelons le chien, chien et le chat, chat.
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+3 #34 Patriote 29-07-2013 13:30

Aladjicece,
Comme exemples que les koniankés ont toujours voulu s'imposer aux kpèlè, je vous donne ces quelques exemples.
1- Quand un paysan kpèlè qui n'a jamais mis pied en dehors de son village demande le prix d'une marchandise à un konianké en kpèlè, celui-ci lui répond en konianké. Puis il (le konianké)dit au kpèlè d'apprendre le konianké. Imaginez-vous qu'un commerçant kpèlè donne le prix de sa marchandise en kpèlè à Labé, un commerçant chinois en chinois à Kampala, un commerçant birman en birman à Bruxelles ?
2- À Zalikwelè, des koniankés ont souvent l'audace de se demander comment un natif de Zalikwelè peut ne pas parler konianké, sic !
3- Dans ma propre sous-préfecture Gbèkèi, un des sous-préfets qui était konianké, tenait régulièrement des réunions de service en konianké et obligeait tous les travailleurs de parler cette langue, resic !
Par ailleurs, la forte communauté kpèlè dont vous parlez et qui serait à Beyla, doit y rester tout en respectant les koniankés.
Enfin, je refuse de croire que les kpèlè aient cedé les centres de leurs villes pour se rapprocher de leurs champs. C'est archifaux. Quand les champs sont éloignés, les paysans font des campements pendant les travaux champêtres et après ils reviennent au village. Ailleurs, dans les pays occidentaux, on parlerait de maisons de campagne ou de résidence secondaire. Ça dérange qui ? Je dirais plutôt que c'est par altruisme que les kpèlè ont cédé les centres de leurs villes aux koniankés. Ils ont même donné des terres agricoles gratuitement aux koniankés. Disons que le kpèlè est particulièrement généreux mais pas con. Pour preuve, mon feu père ainsi que d'autres, cédait sa propre chambre à des commerçants ambulants koniankés chaque fois que ceux-ci en exprimaient le désir. Il avait même finit par lier amitié avec certains de ces koninakés. Mais ceux-ci n'ont jamais rendu la monnaie. Dès lors, il a cassé l'amitié. Aussi vous le savez certainement que moi que c'est le kpèlè qui dit "mon malinké" pour exprimer son amitié avec celui-ci. Mais la réciproque n'existe pas.
Oui osons dire la vérité. Le temps viendra où tout sera sur la place publique. On se parlera en frères sous l'arbre à palabre, sans haine ni passion. On n'occultera rien. On libèrera nos coeurs. On lavera les linges sales. Et on répartira sur de bons pieds.
Vivement que ce moment arrive maintenant !
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+5 #33 madina 29-07-2013 13:20

Oui,monsieur Kalil Kouyaté,je vous pose la question: "qui étaient les premiers habitants de la partie de la Guinée appelée aujourd'hui le Fouta et quel sort leur a été réservé en récompense de leur hospitalité"?
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-3 #32 Kalil Kouyaté 29-07-2013 12:56

Patriote
Je pense qu'il serait juste de faire une lecture générale et objective de l'histoire des relations entre les ethnies du pays au lieu de rester dans des observations passionnées à sens unique. Par exemple, on pouvait nous dire qui étaient les premiers habitants de la partie de la Guinée appelée aujourd'hui le Fouta et quel sort leur a été réservé en récompense de leur hospitalité. Par ailleurs, on parle beaucoup des violences anti peules de Siguiri, Kouroussa en oubliant sciemment ce qui s'est passé, pendant la même période, contre les malinkés à Labé, Pita et Dalaba; pour ma part je condamne avec la même énergie toutes ces violences ethniques et prie du fonds du cœur que tout cela cesse.
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-1 #31 Patriote 29-07-2013 12:18

Tuthankhamon,
J'ai déjà expliqué la différence entre ce qui est par essence politique et ce qui ne l'est pas mais qui peut le devenir. Allez lire ce post et vous comprendrez.
Merci.
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+1 #30 Patriote 29-07-2013 12:14

Doyen Kylé,
Vous avez parfaitement raison. Je suis allé trop vite en besogne. J'ai juste présumé que Boundiala était peulh. Si ce n'est pas le cas, alors mille excuses.
Cordialement !
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+4 #29 Ibrahima Kylé DIALLO 29-07-2013 11:17

Patriote, sur quoi vous fondez-vous pour identifier "Boundiala" comme peulh?
Kylé
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+8 #28 aladjicece 29-07-2013 09:17

Patriote... Oui "osons dire la vérité les yeux dans les yeux" Peux-tu expliquer passage: "En réalité les KONIANKÉS ont toujours voulu s'imposer aux KPÈLÈS sur la terre des ancêtres de ces derniers." Parce que moi j'ai une image tout autre du N'Zérékoré des annnées50, avec les députés Doré Lama (Kono) et Nyan Félix-Mathos (Manon).Le syndicaliste Gouecké-Cé (Guerzé). Le maire Mamady Sagno (Koniaké/Guerzé) et son adjoint Manigböliö Komah (Guerzé). Le très respecté chef de canton Koly Kourouma (Guerzé)... et la liste est longue jusqu'aux années 70, le temps du Bureau Fédéral de Mamadou Flomo (Guerzé) Zogbélémou Domagwa (Guerzé)... c'était des hommes ça, des vrais, décomplexés...
Oui, "osons dire la vérité les yeux dans les yeux" et allons dans les détails: Si Beyla est seulement chez les Konianké, où allons-nous balancer sa forte communauté Kpèlè du Kossa-Guerzé où du Mwana ? As-tu une idée?... Non... Mon frère soyons sérieux... la frontière entre les etnnies est plus complexes que tu ne crois... Par ailleurs j'aimerais que tu saches que si les autochtones guerzé ont cédé le centre ville aux étrangers, c'est loin d'être de l'altruisme, c'est juste pour être plus près des champs...
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+4 #27 Tutankhamon 29-07-2013 07:40

Dire que ce qui se passe a n'Nzérékoré n'est pas politique, C'est être d'une naïveté puérile! En Guinée tout est politique. Pour que nous vivons en paix et en harmonie, les malinkés en général (koniankés et autres subculture donzoide) doivent participer au processus de démocratisation, ce qui implique l'empathie et la sympathie envers les autres ethnies vice versa et surtout tourner dos a l'obédience, la servitude et la violence. La pierre angulaire de la démocratie c’est de ne pas dépasser les bornes. Dans un pays ou la politique fonctionne comme il le faut, il n’y aurait pas eu plus de 100 morts en deux jours ! Et l’état allait prendre sa responsabilité au lieu de mettre la faute sur les autres, de la fuite en avant, et de balayer la poussière sous le tapis.
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+2 #26 Patriote 29-07-2013 02:34

Boundiala,
J'allais oublier. Peut-être me direz-vous que les lâches assassinats perpétrés contre les peulhs à Siguiri et lors des manifestations pacifiques de l'opposition sont dus par la faute d'un peulh. Si c'est le cas, on est en phase.
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+5 #25 Patriote 29-07-2013 02:25

Boundiala,
Un peuple ou une nation ne peut être puni par la faute d'un seul individu. C'est plutôt le contraire qui est possible. Un peuple peut être sauvé à cause d'un seul individu.
Ceci étant, gardez votre haine contre moi seul et non contre mes parents. Ils n'ont rien fait. Jamais je ne condamnerai les peulhs à cause de vous ou de qui que ce soit.
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-8 #24 boundiala 29-07-2013 00:42

Pour dire la vérité,la vraie vérité,c'est vous qui avez ici même montré du "yomaya"à un maitre coranique et son élève qui vous ont jetté un sort. Automatiquement le pays de vos ancêtres a pris feu et l'humiliation et la mort vous ont assailli.Mais peut-être que c'est le Hasard direz vous pour vous "dédouaner".Vous êtes le seul surpris de ce qui vous arrive mon frère.
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+3 #23 Patriote 29-07-2013 00:07

Erratum : lire les soussous qualifieraient au lieu de aqualifieraient. Mille excuses.
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+2 #22 Patriote 28-07-2013 23:56

Appelons les choses par leurs noms. Osons dire la vérité les yeux dans les yeux. Ce qui se passe ou s'est passé à Zalikwelè n'a rien de politique. C'est une question sociétale. En réalité les koniankés ont toujours voulu s'imposer aux kpèlè sur la terre des ancêtres de ces derniers. C'est vrai, la Guinée nous appartient tous, chacun est libre de s'installer où il veut, mais dans chaque région il y a des premiers occupants qui méritent de ce fait respect et considération. Au Fouta ce sont les peulhs. Quelle que soit ma folie, je n'oserais jamais m'attaquer à eux dans cette région comme l'ont fait leskoniankés aux kpèlè à Zalikwelè. En Basse Côte, pareil. Nos tuteurs dans cette région sont les soussous. En Haute Guinée ce sont les malinkés. En Fôrêt ce sont les forestiers. Et si on va dans les détails pour la forêt : à Beyla c'est chez les koniankés, à Kissidougou et Guéckédou c'est chez les kissiens, à Macenta c'est chez les tomas et enfin à Yomou, Lola et Zalikwelè c'est chez les kpèlè, manons et kono. Ce sont des vérités qui fachent mais c'est la vérité. Ça n'a rien d'ethnocentrique.
Ce qui s'est passé à Zalikwelè est innommable. Les soussous aqualifieraient ça de Yomaya. Chez les kpèlè ont dit tèghèbhodji. En français on parlerait de foutaise. Les koniankés ont osé s'attaquer à leurs tuteurs par effet de surprise, ceux-là mêmes qui leur ont grâcieusement hébergés, donné leurs filles en mariage, laissé les centres de leur ville et quoi encore, la liste est longue. Alpha n'est certes pas l'auteur de ce drame, mais il a démontré par a + b que ce n'était pas son problème. Il reste à savoir s'il n'a pas soutenu ses parents koniankés.
Bref, quand les koniankés colleront la paix à leurs tuteurs en forêt, en particulier à Zalikwelè, la paix y règnera pour toujours.
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+7 #21 Tidiane 28-07-2013 21:03

Mr. Le ministre, avec un tel tableau sombre, je ne resterai pas une seconde dans ce gouvernement. Qu'attendez vous pour démissionner?? Surtout dites vous bien qu'avec tous ces morts c'est votre propre échec d'abord avant que ça ne soit celui du reste du gouvernement. Vous êtes ministre de droit de homme. soit vous estimez que les droits de l'homme sont respectés ou c'est le contraire et dans ce cas marquez votre désaccord en quittant le navire. J' aurais bien aimé voir et entendre la même réaction de votre part pendant qu'on massacrait les peuls à Conakry. Rappelez vous de nos coup de files incessants lorsqu'on laissait pourrir les corps de nos frères dans la morgue de donka. Souvenez vous de votre action et réaction à cet effet. Pourquoi ces deux poids deux mesures. J'espère que ce message et ces cris de cœurs sont destinés uniquement à votre mentor alpha condé. Car il faut le rappeler en Guinée le seul responsable qui recoure à l'ethno stratégie et à la violence politique est alpha condé. La seule ethnie violente qui instrumentalise la violence ethnique et qui méprise les autres communautés c'est sont les malinké. Le souci permanent du compromisme dans les propos oblige certains a toujours mettre tous les hommes politiques et toutes les ethnie dans le même sac, mais en réalité il y'a que les malinké qui posent problème en Guinée. Ne pas le dire, c'est de se voiler la face et surtout de légitimer la violence. Ne pas le dire c'est ainsi conforter les malinké dans leur violence en pensant que les autres sont aussi violente au même titre qu'eux, ce qui ne pas vrai. On ne peut pas mettre les peuls et les malinké dans le même panier. Les malinké ont toujours massacré ou instrumentalisé les autres pour massacrer les peuls et d'autres communautés en Guinee, alors que les peuls n'ont jamais tué même une mouche en Guinée. En matière de violence politique on ne peut pas non plus mettre faya, Mouctar, Cellou, bah Oury, Sidya, fodé Mohamed et alpha condé dans le même panier. Les premiers ont toujours appelé a la paix et à l'unité nationale alors alpha condé a misé sur la violence et la manipulation. Rappelons nous de ces forestiers tues dans la commune de ratoma en 1993. De la rébellion en 2000, des mains cachées d'alpha condé derrière la tuerie de 2007 de même que pour les massacres du 28 sept 2009. On ne parle pas des cadavres enjambés par ac pour aller à sekoutoureya. Chers guinéens osons nous dire la vérité. Les malinkés sont racistes ethno et accusent les autres de ce qu'ils sont eux mêmes. Je voudrais pour terminer dire aux guinens qu'il y'a jamais eu un affrontement entre deux communautés à Nzerekoré. Il y'a eu les koniyanké a travers leur milice donzo ancien rebelles au liberia, entretenue par alpha condé qui ont massacré les Guerzé désarmés. Mr le ministre si vous voulez vous attaquer à la violence et l'impunité en Guinée vous avez la piste. En attendant je vous fais ma proposition: l'équilibre ethnique au sein des forces de défenses et de sécurités en Guinée . La seule solution qui vaille.
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+7 #20 Tidiane 28-07-2013 19:04

Mr. Le ministre, avec un tel tableau sombre, je ne resterai pas une seconde dans ce gouvernement. Qu'attendez vous pour démissionner?? Surtout dites vous bien qu'avec tous ces morts c'est votre propre écheque avant de celui du reste du gouvernement. J'aurais bien aimé voir et entendre la même réaction de votre part pendant qu'on massacrait les peuls à Conakry. Rappelez vous de nos coup de files incessants lorsqu'on laissait pourrir les corps de nos frères dans la morgue de donka. Souvenez vous de votre action et réaction à cet effet. Pourquoi ces deux poids deux mesures. J'espère que ce message et ces cris de cœurs sont destinés uniquement à votre mentor alpha condé. Car il faut le rappeler en Guinée le seul responsable qui recoure à l'ethno stratégie et à la violence politique est alpha condé. La seule ethnie violente qui instrumentalise la violence ethnique et qui méprise les autres communautés c'est sont les malinké. Le souci permanent du compromisme dans les propos oblige certains a toujours mettre tous les hommes politiques et toutes les ethnie dans le même sac, mais en réalité il y'a que les malinké qui posent problème en Guinée. Ne pas le dire, c'est de se voiler la face et surtout de légitimer la violence. Ne pas le dire c'est ainsi conforter les malinké dans leur violence en pensant que les autres sont aussi violente au même titre qu'eux, ce qui ne pas vrai. On ne peut pas mettre les peuls et les malinké dans le même panier. Les malinké ont toujours massacré ou instrumentalisé les autres pour massacrer les peuls et d'autres communautés en Guinee, alors que les peuls n'ont jamais tué même une mouche en Guinée. En matière de violence politique on ne peut pas non plus mettre faya, Mouctar, Cellou, bah Oury, Sidya, fodé Mohamed et alpha condé dans le même panier. Les premiers ont toujours appelé a la paix et à l'unité nationale alors alpha condé a misé sur la violence et la manipulation. Rappelons nous de ces forestiers tues dans la commune de ratoma en 1993. De la rébellion en 2000, des mains cachées d'alpha condé derrière la tuerie de 2007 de même que pour les massacres du 28 sept 2009. On ne parle pas des cadavres enjambés par ac pour aller à sekoutoureya. Chers guinéens osons nous dire la vérité. Les malinkés sont racistes ethno et accusent les autres de ce qu'ils sont eux mêmes. Je voudrais pour terminer dire aux guinens qu'il y'a jamais eu un affrontement entre deux communautés à Nzerekoré. Il y'a eu les koniyanké a travers leur milice donzo ancien rebelles au liberia, entretenue par alpha condé qui ont massacré les Guerzé désarmés. Mr le ministre si vous voulez vous attaquer à la violence et l'impunité en Guinée vous avez la piste. En attendant je vous fais ma proposition: l'équilibre ethnique au sein des forces de défenses et de sécurités en Guinée . La seule solution qui vaille.
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+7 #19 ILIAS 28-07-2013 14:09

Gassama sait il qu'il n'est plus à la tête de son ONG mais ministre? Un ministre doit agir, poser des actes et non faire des déclarations d'observateurs. Qu'est ce qu'il a fait pour éviter les événements de N'Zérékoré? Et qu'est ce qu'il à fait pour les massacres ne s'étendent pas sur 5 jours? Je suis révolté de voir un juriste arrivé à une conclusion que tous sont coupables. S'il avait poussé le gouvernement à faire des enquêtes sérieuses sur les tueries qui ont eu lieu lors des manifestations à Conakry, les massacres à Zowota,etc, à situer les responsabilités et à sanctionner, on aurait évité les événements de N'Zérékoré.
De plus, je ne comprends pas pourquoi blâmer toute la classe politique Guinéenne ou encore moin l.élite intellectuelle. Il y a un homme qui est élu pour résoudre les problèmes des Guinéens et assurer la sécurité des biens et des personnes.Si cet homme failli à sa mission, pourquoi trouver un bouc émissaire ailleurs? Pitié !
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+7 #18 Féla Barry 27-07-2013 22:37

Aménosfis ! Gassama devait être aux avant- postes dés le lendemain de la tragédie de N'Nzérékoré, en raison de ses prérogatives, qu’en n’est il en réalité : AC lui a préféré le service commandé des voyous de service, c’est toute l’image d’Epinal de dictature invétéré de ce régime aux abois qui refleurie sur tous les écrans de notre conscience collective .Il n'a même pas pu rappeler à AC ses obligations civiques, la responsabilité fraternelle qui l’oblige à communier en personne avec les familles éplorées, quid de sa probité intellectuelle ? Ce qui dans une démocratie régulière aurait provoqué un tollé général et la démission massive des ministres en charge des questions de défense et de sécurité intérieure. En toute logique il aurait du en tirer toutes les conséquences, mais il s’est fendu d’une simple opération de com, comme ceux qui ont fait la paix sur le dos des morts : elles ne sont pas belles nos valeurs de civilisations, la démocratie participe d’un raffinement culturel et intellectuel que notre classe politique, le président y compris sont loin d’atteindre !!! Toute la puissance d'action de Gassama en tant que ministron se résume a des incantations lyriques sur un droit de l'hommisme de pacotille, en lieu place d'actions concrètes : agir ou discourir voilà son dilemme .Cela ne sert à rien de prendre l'opinion publique à témoin : sa ferme sa gueule ou ça démissionne comme tu l'a si bien rappelé !!! C’est le poids plume pardon le parent pauvre du gouvernement. Il n'est pas au bout de ses contradictions, il avalera toutes les couleuvres inimaginables, si ce n'est boire jusqu'a à la lie la fausse sceptique de AC, pour garder son maroquin !
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+1 #17 Is 27-07-2013 21:58

Je crois à la sincérité à la lhonnetete de ce jeune ministre.comme dailleurs la grande majorité des guinéens, Mais je çrois qu'il doit démissionner de ce gouvernement dethno et d'incompétents. Il sera encore plus honoré et grandi. Ceci dit il faut rendre à césar ce qui est à césar. Ce ministre n'est ni ethno ni un parvenu et un demago, et ça tout le monde en convient en Guinée, opposition et pouvoir compris. On sent que ce ministre est sincère et il,a des convictions affirmées. Seulement, il est clair qu'il ne peut rien dans un tel gouvernement fantoche, donc Sanakou diaka, les diaby sont des nobles, DeMISsIonnez, partez vite de ce gouvernement. Votre texte est impeccable, tirez donc les conséquences en quittant ce gouvernement. On ne vous laissera jamais faire.vos pires ennemis sont dans le gouvernement et la mouvance.
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+9 #16 AOT Diallo 27-07-2013 18:47

Diaby fait partie d'une nouvelle race que nous verrons de plus en plus souvent en Guinée (et sur le net) : des profiteurs du système actuel mais qui sentent le bateau couler et qui préparent déjà comment survivre pendant et après le désastre. Ils sont typiques des pays en décomposition avancée.
En France on les appelle des Talleyrand - moi je les appelle plus simplement des faux jetons, autant sinon plus dangereux que les extrémistes que l'on voit venir de loin...
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+7 #15 Sylla democrate 27-07-2013 18:36

Je souhaite Gassama que tu eloignes de tes phrases "c'est la faute a tous". Tant qu'on refusera de situer les reponsabilites ou il le faut, nous resterons dans l'obscurite intellectuelle. Il y a toujours un responsable pour tout acte pose, c'est d'ailleurs pourquoi il y'a la fonction presidentielle et autres. Ausssi, Peut etre que nous n'avons pas besoin de rappeler a Gassama qu'il devrait quitter ce gouvernement car "un bon guineen ne le ferait jamais".
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+9 #14 Tutankhamon 27-07-2013 16:36

Gassama et Damantang appartiennent a cette categorie de délurés qui pensent que la servitude est plus importante que la liberté, la prosperité et la quietude de leur pays. A Conakry, ils sont devenus maîtres des discours stériles et redondants. Ils oublient qu'ils font partie de la faune la plus cruelle de Conakry: le regime RPG qui est responsable de toutes ces violences. Bientot nous allons rompre cette galere.
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+3 #13 Amenofils 27-07-2013 15:16

Très bien dit Fêla Barry!
Comme dirait j'en pierre chevenement: " un ministre ferme sa gueule ou démissionne "
Citation en provenance du commentaire précédent de Féla Barry:
Mr Gassama ! L’activisme lyrique surabondant n'y changera pas grand chose parce que tout simplement, vous n’avez ni la volonté, ni l’honnêteté intellectuelle, ni la décence morale encore moins le courage politique d'aviser qui de droit soit l’inconsolable AC : le véritable promoteur des incivilités ethnocentriques et le commanditaire connu de toutes les expéditions punitives, des pogroms, sans parler des miraculés de l’empoisonnement de 2010. Votre numéro de derviche tourneur du verbe n’envoute que les simplets. Ce ne sont pas les guinéens qu’il faudra charmer ou domestiquer, plutôt le cobra de Sékoutouréa dont vous est devenue une potiche, si ce n’est une simple coquetterie gouvernementale pour tromper l’opinion publique internationale. Tel un caméléon on veut les apparences d’une démocratie moderne pendant que le chef se comporte comme un vulgaire autocrate. Ce ne sont que vos ambitions sans scrupules qui vous ont hissées là ou vous êtes : la démission est plus éloquente que l’indignation affectée. Dixit Gassama : "La Guinée et les Guinéens ne peuvent être gouvernés avec succès sur les bases ethniques et communautaristes. On a déjà essayé cela dans notre pays, cela n’a jamais marché, cela ne marchera jamais. Que ce soit dans le pouvoir, dans le gouvernement, dans l’opposition ou dans la société civile, les tenants et les défenseurs obsédés des logiques ethniques et communautaristes comme approche politique de conquête du pouvoir ou de gestion du pouvoir, font preuve d’un grand cynisme et de machiavélisme opportuniste et démagogique. Les vendeurs de solution communautariste mènent ce pays vers le chaos. L’ethno-stratégie est une voie sans issue."
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+8 #12 Camara 27-07-2013 10:13

Excellente et courageuse mais tardive analyse. Pourquoi n'en parlons que maintenant et pas quand on tuait des innocents à ckry sans raison et sans suite? Pourquoi les événements de siguiri, kankan, kouroussa ne mérite pas autant ou plus d'attention? Les événements se suivent et sont liés, les frustrations qui resultent du traitement accorde au précédent cautionnent le suivant. Oui nous avons besoin de justice et de réconciliation moi je dirai de justice puis de réconciliation. Il faut une justice équitable et générale pour une réconciliation totale et durable. Pour des ambitions électorales on a peur de prendre des décisions impopulaires du genre à dissoudre par décret toutes les coordinations régionales, à enquêter d'abord sur les événements de siguiri, kankan et kouroussa mais aussi tous les récents massacres de ckry, zogota.....et de punir les coupables ainsi suivra n'zerekore. Même le fait de bondir sur le cas nzerekore est source de profondes frustrations pour les victimes des précédents événements.
Mr Diaby vs avez commencé continuez et dites tout, ces nominations sélectives et purement claniques et régionalistes, la RTG ki devient l'instrument de propagande pas pour le pouvoir mais pour une ethnie et une région, cette justice qui fait honte et décrédibilise ts à ts les niveaux, dites le reste et vous serez partiellement dédouaneeeee à noter que votre dédouanement total résultera de votre démission pour exprimer votre désaccord à lendroit de cette échec cuisant. Oui tt ce ki se passe n'a pas commence maintenant mais avouons qu'on a jamais été aussi divisés. Vous avez justifié votre démission avant de démissionner, c'est pas très grave il ne vous reste qu'à démissionner pour être en harmonie avec vos dires. J'espère que vous y songerai.
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+15 #11 Gandhi 27-07-2013 09:42

Quel est le bilan de cet observateur de la vie politique guinéenne ?
Sans doute n'a t-il pas compris qu'il n'est plus le président de son ONG, mais un Ministre en exercice, forcément comptable (par solidarité) des actes de ses collègues. Il pourrait démissionner par dégoût de ce qu'il dit réprouver, par volonté de montrer ce qu'est le changement réel.
Preuve que ce qui compte n'est pas le niveau intellectuel ou culturel de la personne (AC est diaspo paraît-il), mais l'éducation, les valeurs pour lesquelles on est prêt à se battre par des actes (et non de simples protestations ou indignations), et la volonté politique d'y parvenir.
Quel est le bilan concret de ce Ministre fantoche, pour utiliser une expression bien connue ?
Des meurtres, des assassinats, des massacres... Tout est dit.
Sa présence a t-elle changé quoi que ce soit ?
Il fait malheureusement partie de la plupart des politiciens qui dépensent tellement d'énergie en discours souvent stériles et redondants, mais qui sont incapables de traiter les problèmes qui préoccupent réellement les citoyens (comment créer de l'emploi, comment baisser le prix des produits de première nécessité, comment installer l'eau et l'électricité, etc...).
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+7 #10 Aliou Baldé 27-07-2013 09:09

De qui se moque ce parvenu ? Qui est au pouvoir ??? Il faut arrêter d’accuser les Guinéens en faisant croire que nous sommes « tous responsables ». Par contre vous qui êtes aux affaires notamment les Ministres ayez un peu de pudeur ! Vous êtes la courroie de transmission du régime ethno-fasciste initié par le sanguinaire Sékou Touré et poursuivi par Alifa Koné. Vous êtes une bande d’incapables qui sont à la base de tous les problèmes de la Guinée. Vous êtes incapables de travailler ; vous ne savez que détruire ce que les autres ont créé par jalousie. Donc, quand vous voulez vous transformer en « donneur de leçon », il faudra le faire à l’arriviste Alifa Koné. ! Où est ce que vous étiez lorsque votre parrain Alifa Koné a organisé avec Sékouba Konaté et JMD les pogroms anti-Peulh à Siguiri, Kankan et Kouroussa aidée par la milice ethno-fasciste appelé « armée » ou « forces de défense et de sécurité » ? Donc ne pensez pas un instant que par cette diversion vous allez faire croire le contraire de ce que vous êtes un vrai ethno. Donc arrêtez votre cirque ; bientôt vous et vos complices, vous passerez chez le « coiffeur ». Bande d’incapables !
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+5 #9 amadou 27-07-2013 05:27

Touchez pas à ma coordination. Tant que la similacre justice est sous le chapeau du pouvoir forget it. Je compterais toujours sur ma coordination. Je milite plus dans ma coordination qu'au sein de mon parti. Car dès qu'il y a intérêt personnel le leader peut m'abandonner. Mais ma coordination elle, quand ca chuffe, me defend ferocement lol.
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+7 #8 TOOLA 27-07-2013 04:24

Ehhh nta' Gassama, I nakha yanfa I kan ma, mini yanfante tagui! Naafighi m' ira.
Un diakanké a souvent la reputation d'être un homme érudit et courageux chez ses cousins du fouta. Tu Vaux mieux que cela. Dis la vérité à ton mentor car il est premier dans tout ce que tu denounces ou démissionne.
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+3 #7 Is 27-07-2013 01:47

Et j allais oublier, méfiez vous de vous collègues, et surtout de votre président elhaj professeur, vous commencez à trop gêner,vous êtes dans le collimateur...
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+5 #6 Is 27-07-2013 01:43

Rien a dire le constat est parfait, le réquisitoire implacable surtout pour son propre gouvernement. Je le signe des deux mains. Je dois dire que jusqu'il a peu de temps, je pensais que ce ministre était un autre opportuniste. J'avoue le trouver au moins contrairement aux autres,intellectuellement et moralement honnête. Il a au moins le courage de dire les choses comme,elles sont. Le problème, ce que au vu de ses opinions et prises de position, il n'a pas sa place dans ce gouvernement d'ethno, d'incompétents. Moi je lui conseillerai de démissionner. Sinon il sera solidaire du bilan déjà désastreux de ce gouvernement fantoche. Àlors kàou diaka Démissionnez, vous pouvez ainsi garder l'estime et le respect dont incontestablement vous bénéficiez en Guinée, dans l'opposition comme chez certains militants du pouvoir, mais sachez que ces derniers sont de moins en moins nombreux, parceque vous critiquez trop les choi de votre propre gouvernemt. On commence déjà dans la mouvance à se méfiez de vous, partez pendant qui l'est encore temps. Votre démission sera salutaire pour le pays. Kaou diaka Démissionnez. Vous êtes jeune,et on apprécie votre modestie et simplicité, mais si vous démissionner pas, soit la mouvance réglera votre compte,soit vou serez aussi comptable des crimes de ce gouvernements. Moi je vous aime bien je ne vous souhaite pas cette honte,courage et demission
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+11 #5 Amenofils 27-07-2013 01:41

La faute à tous ! héritage d'une situation calamiteuses!
Ce gouvernement fait quoi depuis bientôt 3ans ? C'est toujours la faute aux autres.
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+14 #4 Féla Barry 27-07-2013 01:26

Mr Gassama ! L’activisme lyrique surabondant n'y changera pas grand chose parce que tout simplement, vous n’avez ni la volonté, ni l’honnêteté intellectuelle, ni la décence morale encore moins le courage politique d'aviser qui de droit soit l’inconsolable AC : le véritable promoteur des incivilités ethnocentriques et le commanditaire connu de toutes les expéditions punitives, des pogroms, sans parler des miraculés de l’empoisonnement de 2010. Votre numéro de derviche tourneur du verbe n’envoute que les simplets. Ce ne sont pas les guinéens qu’il faudra charmer ou domestiquer, plutôt le cobra de Sékoutouréa dont vous est devenue une potiche, si ce n’est une simple coquetterie gouvernementale pour tromper l’opinion publique internationale. Tel un caméléon on veut les apparences d’une démocratie moderne pendant que le chef se comporte comme un vulgaire autocrate. Ce ne sont que vos ambitions sans scrupules qui vous ont hissées là ou vous êtes : la démission est plus éloquente que l’indignation affectée. Dixit Gassama : "La Guinée et les Guinéens ne peuvent être gouvernés avec succès sur les bases ethniques et communautaristes. On a déjà essayé cela dans notre pays, cela n’a jamais marché, cela ne marchera jamais. Que ce soit dans le pouvoir, dans le gouvernement, dans l’opposition ou dans la société civile, les tenants et les défenseurs obsédés des logiques ethniques et communautaristes comme approche politique de conquête du pouvoir ou de gestion du pouvoir, font preuve d’un grand cynisme et de machiavélisme opportuniste et démagogique. Les vendeurs de solution communautariste mènent ce pays vers le chaos. L’ethno-stratégie est une voie sans issue."
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+24 #3 madina 27-07-2013 00:43

Le langage le plus éloquent que pourrait offrir ce ministre,s'il est sincère, serait de demissionner purement et simplement d'un gouvernement dont le chef est le symbole par excellence de toute la perfidie qu'il denonce.
Si lui il est un humain, que fait-il donc au milieu des cochons?
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+18 #2 Fatoumata 27-07-2013 00:42

Quelqu'un peut-il expliquer a ce ministre qu'il ne fait plus partie de la societe civile? Il est desormais de l'autre cote de la barriere. Il fait partie du gouvernement donc comptable de ses actions.
Alors si l'Etat est dysfonctionnel, c'est aux membres du gouvernement de prendre des mesures pour y remedier.
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+10 #1 Amara Lamine Bangoura 27-07-2013 00:41

Une pseudo- elite obscurantiste essentiellement animee par l'accumulation de richesses fabuleuses indues et l'ascension de cadres mediocres originaires de leur groupement ethnique d'origine.Aussi longtemps que l'appartenance tribale constituera le principal critere de choix au sommet de la hierarchie,que les bourreaux se pavanent arrogament dans le serail presidentiel,la Guinee sera regulierement confrontee a des affrontements intercommunautaires reccurents.La deliquescence de l'etat, a travers la faillite quasi-generale des institutions republicaines et la partialite de la justice risquent de mener a l'implosion ,a la partition de la Guinee.Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-Usa>
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