Heinan Goba Vendredi, 26 Juillet 2013 14:39
Le ministère guinéen de la Justice a annoncé mercredi 24 juillet que « sur réquisition du procureur de la République près le tribunal de première instance de N'Zérékoré, une information judiciaire a été ouverte suite aux tragiques évènements qui ont secoué le centre-ville de N’Zérékoré et deux autres localités de la région, afin que toute la lumière soit faite et que les auteurs et commanditaires soient sanctionnés conformément à la loi ». Comme on le voit, c’est la justice guinéenne même qui s’est saisie de ce dossier sans attendre qu’une plainte lui soit adressée.
Cette auto saisine est, sans doute, motivée par la gravité des faits. Certaines victimes ont été brulées vives ; d’autres ont été égorgées. Sans oublier ceux qui ont été fusillés ou battus à mort. Selon un dernier bilan revu à la hausse, les violences ont fait 95 morts et près de 150 blessés. Plus d’une centaine de suspects ont été interpelés par la police judiciaire. Certains suspects étaient en possession de fusils de guerre et de grenades. Tous sont en train d’être auditionnés. Et seront très bientôt mis à la disposition de la justice.
Profitant de cette occasion, le chargé des communications du ministère de la Justice a informé la population qu’une communication sur l’état d’avancement de la procédure judiciaire relative au massacre de Zogota, en cours d’instruction, sera faite dans les jours à venir par le procureur près le tribunal de première instance de N’Zérékoré. Le massacre survenu en août 2012 dans la même région de N’Zérékoré suite à une révolte des populations riveraines du mont Yono contre la société Vale, pour rappel, a fait cinq morts.
Comme celui de Galakpaye qui a fait l’objet d’assises à N’Zérékoré et pris fin par des condamnations allant jusqu’à la peine de mort, Ibrahima Béavogui a rassuré la population que « la justice guinéenne ne ménagera aucun effort pour que la justice soit intégralement faite en ce qui concerne ces deux événements ».
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
![]()