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Législatives du 24 septembre : les plaintes de la CENI agacent certains candidats

Heinan Goba  Jeudi, 25 Juillet 2013 14:51

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FOFANA_Bakary_2_01La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a conféré ce mercredi 24 juillet avec les partis politiques candidats aux prochaines élections législatives fixées au 24 septembre. L’occasion a été mise à profit par l’institution électorale pour informer ces formations politiques du niveau d’avancement du processus électoral.

Au cours de cette rencontre, les commissaires électoraux conduits par leur président, et les partis en lice ont aussi échangé sur les problèmes qui se posent au déroulement de la révision complémentaire du fichier électoral en cours. Il a été proposé un million de francs comme prime à chaque CARLE à la fin de l’opération.

Les commissaires ont profité de l’occasion pour demander aux partis politiques d’encourager leurs représentants dans les CARLE qui ont manifesté mardi pour demander à ce qu’on leur dise ce qu’ils auront à la fin, de suivre avec une attention soutenue, le déroulement de ces opérations de révision complémentaires.

Près de 200 partis politiques existent en Guinée. Cependant d’après l’institution électorale, 1495 candidatures ont été déposées, en tout, par 32 partis politiques pour pourvoir les 114 sièges que compte l’Assemblée nationale. On se demande où sont passés les autres à ce moment idéal pour démontrer qu’on est vraiment un parti politique.

Quoique cette rencontre ait visé à informer les partis de l’état d’avancement du processus, les soi-disant difficultés financières de l’institution électorale ont trouvé leur place. Plutôt que parler du mauvais déroulement de la révision complémentaire, le président de la CENI s’est mis à parler des problèmes financiers auxquels son institution est confrontée.

Bakary Fofana a tellement parlé de ces difficultés financières que certains candidats ont commencé à douter de la crédibilité des futures élections. Surtout lorsqu’il a fait croire que ces difficultés financières les ont contraints à annuler certaines opérations essentielles à la transparence du scrutin.

D’autres leaders politiques se sont montrés navrés par cette annonce de manque d’argent. « Ce n’est pas au moment où la date des élections est maintenant fixée par décret du Président que la CENI peut nous dire qu’elle n’a pas l’argent nécessaire pour mener correctement le processus électoral », a rétorqué le leader du PNR.

Le budget élaboré par la CENI pour l’organisation des élections législatives était de 17 millions de dollars. Il a été réduit à 12 millions de dollars par le gouvernement et les partenaires appelés à le financer. Pour l’instant seul le gouvernement a commencé à mettre sa contribution à la disposition de l’institution.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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