Heinan Goba Samedi, 20 Juillet 2013 22:44
S'exprimant mercredi 17 juillet devant la presse, le président du Mouvement africain pour la défense des droits de l'homme et de la gouvernance (AFRIDHO), Nouhan Traoré s'est dit au regret de constater en Guinée, « une violation flagrante des droits politiques des femmes par les partis politiques ». « Sur huit listes de partis qui devaient prendre part aux législatives le 30 juin dernier, seulement trois ont respecté le quota de 30% des places que les articles 129 et suivants du code électoral accorde aux femmes », d'après lui.
« C'est triste dans la mesure où nous assistons à une cristallisation de la discrimination des femmes, contraire à l'article 8 de la constitution », a poursuivi le président de l’AFRIDHO. En invitant la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour suprême à être assez regardant à l'occasion de l'examen des listes de candidatures au compte des élections prévues pour le 24 septembre 2013.
Il est évident qu'aucun droit n'est servi sur un plateau d'or, il s'arrache. Une manière de dire aux femmes toujours promptes à occuper les secondes place dans les mouvements. Mais aux partis politiques, Nouhan Traoré a demandé de faire la promotion de la femme. « Il n'est pas normal de continuer à utiliser les femmes qui s'investissent énormément en politique, comme du bétail électoral », a dit Monsieur Traoré.
D'après les mêmes constats du président de l’AFRIDHO, les femmes sur les listes qui ont respecté la loi électorale ont peu de chance d'être élues. La plupart d'entre elles sont en bas de liste sur la liste nationale à la proportionnelle ou suppléante à l'uninominal.
Tout en demandant aux partis politiques de rectifier le tir, le président de l’AFRIDHO se dit en droit d'attaquer toute liste de parti qui ne respecte pas les dispositions légales en la matière.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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