N'Zérékoré : parti pour la résolution de la crise, Togba Césaire Kpogomou se braque contre une radio privée

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KPOGOMOU_Togba_Cesaire_01Le calme semble revenu à Koulé, à N'Zérékoré et à Beyla. Les commerces et les autres activités ont repris petit à petit. L'administration également paralysée par les récents affrontements a repris. Il paraît que cela est dû au déploiement d'un important dispositif de défense et de sécurité, bien que tardif, mais aussi grâce aux efforts fournis par les autorités. Quoi qu'il en soit, le bilan humain est, en revanche, effroyable et les dégâts humains inestimables.

Cinquante et quatre corps ont été identifiés à l'hôpital régional de N'Zérékoré. Ces derniers ont été enfouis dans une fosse commune. La Croix rouge et certaines organisations non gouvernementales s'emploient toujours à ramasser d'autres corps mutilés, non identifiés, dans les rues. Pendant ce temps, Togba Cesaire Kpogomou, le ministre de la Communication parti pour renforcer la délégation gouvernementale en place, n'a trouvé mieux que de fermer la radio privée Zaly Liberté FM.

La seule raison invoquée par ce fils du terroir pour justifier sa décision est que la radio s'est beaucoup intéressée au décompte macabre. « Au moment où les autorités s'emploient à ramasser les fusils et les machettes qui ont servi à commettre les massacres, parler du nombre de morts peut contribuer à enflammer davantage la situation Â», a expliqué le ministre. Précisant que l'arme du journaliste, c'est le message qu'il diffuse.

Toutefois, d'après le ministre, la fermeture la Zaly Liberté FM ne serait que temporaire. Elle recommencera à émettre dès que la situation sera calme. En attendant, la question que beaucoup se pose est: le ministre a-t-il le droit de fermer un radio à la place de l'autorité de régulation (CNC) ?


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #5 Le Voyant 20-07-2013 08:39

Dans un pays normal ce Togba et Martin Iboudou la balafrée allaient être au port entrain de faire du « pointage » à coté des dockers….C’est le seul endroit ou ils peuvent être dans une république normale. Mais bon c’est la Guinée, n’importe quel énergumène peut être ministre ou president d'institution ou "haut cadre" et pourquoi pas président de la république d’ailleurs?
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+3 #4 Alhassane Baldé 19-07-2013 23:26

Intimer l'ordre de façon verbale ,à une radio de fermer pour des raisons énoncées dans cet article traduit la chienlit qui se trouve au pays. Dans un Etat de droit, il y a des lois ou réglements qui régissent la fermeture d'un organe de presse.
Ils veulent museler la presse pour cacher leurs incompentences à gérer un pays.
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+2 #3 Amenofils 19-07-2013 19:00

Cette violence issu d'un fait divers s'est vite propagé au point que je me demande si ceci n'était pas prémédité. Des milices s'étaient en position dans chaque ville du pays pour "éduquer" les populations a aimer le " profe " par le massacre.
Cet escroc de Togba Cesaire Kpogomou devrait aussi y laisser la peau pour comportement inapproprié et louche envers une ville, une région dont-il se réclame.
Il faut que que la forêt comme les autres régions du pays extirpe de ses rangs cas malfrats qui ne vivent que pour leur bien être personnel au mépris de leur ville, de leur parents même de leur famille
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+4 #2 Gandhi 19-07-2013 18:45

Il ne faut pas parler de massacres, car cela risque d'enflammer la situation.
Il ne faut pas parler d'argent, car cela risque d'enflammer la situation.
Il ne faut pas parler d'ethnocentrisme, car cela risque d'enflammer la situation.
Il ne faut pas parler d'impunité, car cela risque d'enflammer la situation.
Il faut juste parler de son excellence, le professeur démocratiquement élu, el hadj Alpha Condé qui conduit le changement... que tout le monde perçoit.
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+3 #1 Paul Théa 19-07-2013 17:34

Pauvre pays
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