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La Cour d’appel de Conakry investie par la garde présidentielle: L'armée impose toujours sa loi aux civils en Guinée

Heinan Goba  Mardi, 16 Août 2011 17:21

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Les travailleurs de la Cour d’appel de Conakry et leurs homologues du Ministère de la Justice ont été violentés par des commandos du Groupement d’Intervention Rapide (GIR), une unité d’élite de la garde présidentielle. Les faits auraient eu lieu le 2 août. Mais c'est seulement en ce début de semaine que nous avons obtenu l'information.

La Cour d'appel de Conakry est voisine au Palais Sékoutouréyah, la résidence officielle du Chef de l'Etat. Alpha Condé y est depuis l'attaque présumée de son domicile privé à Kipé. Les mouvements de personnes sont suspendus par les militaires, à certaines heures, en ces lieux.

D'après les témoignages recueillis sur place, les militaires ont motivé leur présence dans la cour de la juridiction par l'obligation de sécuriser le retour au pays du Président de la République, Alpha Condé, au terme de son séjour d’une semaine aux Etats-Unis d’Amérique sur invitation de son homologue américain, Barack Obama.

Selon les mêmes témoins, les travailleurs de la Cour d’appel ont été privés de tout mouvement par les bérets rouges durant environ une demi-heure. Les militaires proféraient des injures à tous ceux qui, dans l’enceinte de la cour que partage la juridiction avec le Ministère de la Justice, n'avaient pas l'intention d'obéir à leurs ordres.

C'est donc dire qu'en dépit de la fin du régime militaire, les militaires peuvent encore faire comme bon leur semble. Et ce sans soucis de répondre devant qui que soit.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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