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Alpha Yéro Condé et ses mensonges déshumanisants

Heinan Goba  Mercredi, 26 Juin 2013 23:09

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CONDE_Alpha_Yero_01Il ne faut pas avoir peur des Hommes et oser Dieu. Ce conseil est souvent donné à ceux qui se croient malins en se cachant des hommes pour faire ce qui n'est pas normal dans la société. Ce conseil, il est aussi valable pour le chef du département communication de la Commission électorale nationale indépendant. Depuis mardi, en effet, le doyen Alpha Yéro Condé joue à un jeu qui pourrait le discréditer à jamais. S'il ne lui ferme pas la porte du paradis. Comme s'il n'était pas maître de lui-même, il s'attaque aux institutions qui n'ont fait que leur travail. Le plus grave, c'est lorsqu'il a tenté ce matin, sur les ondes d'une radio de la place, de nier l'évidence avec pour seul objectif de sauver le peu qui reste de son institution.

Un courrier auquel est joint un chronogramme a été reçu par le président de l'UFC et porte-parole de l'opposition républicaine. Ce courrier qui accompagne le chronogramme qui donne le 28 juillet dont on a tant parlé, comme date des élections législatives est signé du président de la CENI, Bakary Fofana. Malgré cela, Yéro Condé a soutenu ce mercredi que la CENI n'a rien élaboré comme chronogramme. Il a même nié l'existence dudit document. Disant que s'il existait, il ne serait pas de son institution encore moins de son président. Un autre mensonge de plus.

« C'est une erreur que nous avons commise en soumettant notre travail à la Cour suprême » a réagi le Monsieur Communication de la CENI. Au fait, la plus haute juridiction du pays a eu à rejeter le nouveau chronogramme des élections législatives qui fixe le 28 juillet comme date du scrutin. Pour preuve, soutiendra lamentablement Alpha Yéro Condé, « la Cour suprême et la Commission électorale nationale indépendante sont toutes des institutions républicaines. L'une n'est pas au-dessus de l'autre ». Quelle hérésie ! Comment peut-on confondre un pouvoir avec une institution chargée seulement des élections ? Surtout que cette institution ne peut organiser ces élections sans les autres services de l'Etat.

Poursuivant son dégât, le doyen Yéro, comme on l'appelle souvent, s'en est pris aux partenaires techniques financiers de l'institution électorale. Précisément à ceux de l'Union européenne. A l’égard de ces gens qui par pitié sont là avec nous, Alpha Yéro Condé s'est montré nationaliste plus qu'il ne l'est. « La CENI n'est pas le 28e Etat de l'Union européenne », a-t-il lancé. Tout simplement parce que ces gens bien éduqués ont menacé de se retirer du processus électoral parce qu'ils ne sont pas compris. Il est vrai que certaine façon de faire des partenaires cache mal le sentiment qu'ils sont au-dessus. Mais la bonne manière voudrait que la réaction ne soit pas si insolente.

Comme pour préparer l'opinion à ce qu'il allait dire ce mercredi, le communicant de la CENI a fini par dire qu'il n'y a plus de date pour les élections. Et qu'il met au défi quiconque de trouver s'il y en a.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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