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Soirée magique à Montréal
Alpha Sidoux Barry Mercredi, 26 Juin 2013 16:49
« Ko sadhi, ko tooli ! : Bon accueil, bienvenue ! » C’est par ces mots chaleureux que les hôtesses, drapées dans d’élégantes tenues traditionnelles en « leppi » (cotonnade teinte à l’indigo en bandes alternées bleu foncé et bleu clair), ont accueilli les invités à la soirée organisée par Pottal (Solidarité) Fouta Djallon Canada, ce samedi 15 juin 2013, à Montréal. Participation aux frais : 20 dollars canadiens en prévente, 25 à la porte d’entrée. Les talons des billets serviront au tirage au sort pour latombola prévue plus tard dans la soirée.
Nous sommes accueillis, mes deux compagnons, dont mon hôte et amphitryon à Montréal Amadou Mouctar Diallo, son ami de longue date, l’ingénieur en informatique Mamadou Billo Diallo et moi-même, par les sourires enchanteurs des hôtesses, et placés à l’une des vastes tables rondes qui meublent l’immense salle des fêtes de l’Eveagreen Reception Hall, au premier étage d’un immeuble massif d’architecture victorienne, sis dans le quartier Mont Royal, métro Namur, en plein Montréal.
Dès 21 heures, la salle est archicomble. Il y a du beau monde, beaucoup plus de femmes que d’hommes. Ce sont des beautés félines et de belles dodues aux formes agréables. Ce soir, tout le monde il est beau et gentil, chacun sur son trente-et-un. Chaque table, vêtue de nappe blanche, accueille une dizaine de convives. On compte une bonne centaine de ces tables dans toute la salle, soit près d’un millier d’invités. Les soft drinks et les entremets (beignets, accras…) sont offerts gracieusement. L’organisation est impeccable, tirée au cordeau. Une véritable machinerie toute canadienne.
La soirée commence par le magistral discours d’accueil et de bienvenue du président de Solidarité Fouta Djallon Canada, Thierno Hamidou Bah, ancien étudiant à l’Institut polytechnique Julius Nyéréré de Kankan (IPK) et docteur en sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Je ne puis résister à l’envie de livrer aux lecteurs le texte intégral de cette magnifique allocution. Un modèle du genre :
« Au nom du Conseil Exécutif de notre organisation, Solidarité Fouta Djallon Canada (SFDC), je vous souhaite la bienvenue à ce gala culturel auquel vous avez répondu massivement et joyeusement. KO SADHI MÖN, KO TOOLI.
SFDC a été créée il y a maintenant deux ans et nombre d’entre vous dans cette salle sont les acteurs de cette fondation. En créant cette association, nous pensions en faire un instrument utile au service de notre communauté pour traduire en actes les valeurs profondes du Fouta Djallon que nous ont enseignées nos parents et que souhaitons aussi transmettre à nos enfants. Respect de l’autre, tolérance, entraide mutuelle, primauté à l’éthique, sens des responsabilités, autant de principes moraux qui se résument autour de deux fondamentales : humanisme et unité.
Le gala culturel de ce soir est une première manifestation de la fraternité et de la solidarité qui nous rassemblent, et aussi une expression de la valorisation de notre patrimoine culturel qui nous est très cher. Et je suis sûr qu’avec Rica, notre artiste vedette, et le groupe Amanda Vocal qui l’accompagne, vous serez comblés.
Ce gala culturel s’inscrit aussi dans une perspective de développement de notre cher Fouta Djallon. L’espace foutanien d’aujourd’hui, comme celui d’hier, est caractérisé par la diversité culturelle des populations qui l’habitent (Djallonké, Sarakollé, Diakanké, Soussous, Kissiens, Peulhs, etc.), et la complémentarité de leurs activités qui a facilité la dynamique unificatrice. Dans ce contexte, la langue pular a été un puissant levier qui a permis de cimenter cette mosaïque ethnique. La référence à la commune identité culturelle et aux mêmes valeurs a renforcé et approfondi l’intégration des populations.
Cependant, au regard de l’histoire de notre pays au cours des 50 dernières années, il reste évident que les pouvoirs politiques qui se sont succédé à la tête de l’État guinéen depuis l’indépendance du pays en 1958 n’ont jamais mené des actions viables au Fouta-Djalon. En dehors du barrage hydro-électrique de Kinkon (Pita), des défuntes Conserverie et Usine d’outillage agricole de Mamou, aucune infrastructure économique, industrielle, éducative et sanitaire importante n’y a été implantée.
Aujourd’hui, le Fouta Djallon se caractérise par :
- la précarité économique et une faiblesse notoire des revenus des familles;
- l’accès difficile ou insuffisant aux services d’éducation et de santé;
- l’enclavement des zones de production;
- la dégradation de l’environnement;
- un exode rural massif.
Conséquences : l’indice de pauvreté est de l’ordre de 55% contre une moyenne nationale de 53%. Dans certaines localités comme Gadawoundou et Madina Wora, elle avoisine les 80 %. Les pratiques agro-pastorales extensives ont entraîné une dégradation de ses écosystèmes. En 2006, les forêts ne couvraient plus que 26% de la surface de la Moyenne Guinée. Le milieu récepteur est contaminé par certaines activités comme la teinture.
Et pourtant, les atouts de développement ne manquent pas chez nous.
- des atouts écologiques et hydrologiques considérables : la diversité et l’importance des écosystèmes font du Fouta une zone agro-sylvo-pastorale par excellence; la région jouit d’un climat doux favorable à diverses activités;
- d’immenses potentialités hydro-énergétiques : le site de Sala d’une puissance de 12 MW ; le site de Badala sur la Gambie d’une puissance estimée à 30 MW dont la mise en valeur permettrait l’exploitation des gisements de calcaire de Tougué ; le site de Kinkon/Kambadaga sur la Kokoulo d’une puissance de 80 MW;
- des ressources humaines de qualité : combien sommes-nous, seulement dans cette salle d’ingénieurs, de médecins, d’infirmières, d’enseignants-chercheurs, de gestionnaires ou encore d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires ? Et en Guinée ? Et à travers le monde ?
Face à cette situation inacceptable, une attitude contemplative et résignée n’est plus de mise. La communauté du Fouta doit désormais secouer sa torpeur atavique, refuser toute tentative de diversion et de division et adopter une attitude courageuse et clairvoyante pour revendiquer sa participation et sa juste place dans la conception et l’élaboration des choix fondamentaux de la société guinéenne, et ce, de concert avec toutes les autres composantes de la nation.
D’ores et déjà , nous assistons à un formidable réveil de la société civile dans notre Fouta. Les initiatives locales se multiplient. Des écoles, des centres de santé, des ponts et des routes sont édifiés un peu partout par les populations avec la contribution financière des associations de ressortissants disséminés dans le pays et un peu partout à travers le monde. Cette dynamique communautaire est riche d’enseignements. La volonté de prendre à bras le corps les problèmes de développement est manifeste. La solidarité est vécue comme une exigence absolue.
Solidarité Fouta Djallon Canada doit s’inscrire dans ce mouvement et accompagner ces efforts de notre communauté. Notre implication dans le combat pour le développement du Fouta et de la Guinée permettra de jauger de notre ferme volonté du refus de l’immobilisme et de la fatalité. Travaillons donc à notre unité et à l’entente de tous nos concitoyens.
L’avenir d’une vraie démocratie en Guinée dépend de la capacité de la communauté du Fouta Djallon à transformer sa force potentielle en une réalité incontournable. Et comme le disait Saint-Exupéry : « Rien n’aura raison d’un peuple uni, décidé à vaincre ou à mourir pour sauvegarder sa liberté, son honneur et sa dignité ».
Que Dieu bénisse la Guinée et tous ses fils et filles! »
L’association apolitique et à but non lucratif Solidarité Fouta Djallon Canada est la branche canadienne de la puissante organisation internationale Pottal fii Bhantal (Unité pour le redressement et la reconstruction, sous-entendu de la Guinée), elle-même étant une émanation de l’organisation-mère Pullaaku, qui regroupe tous les Foulbhé d’Afrique, du Cap Vert au Cap Guardafui, dans la Corne de l’Afrique. Pullaaku a été créée dans les années 1980 par l’homme d’affaires nord-camerounais Yaya Khadr, neveu de feu le président Ahmadou Ahidjo et de l’ancien président de l’Assemblée nationale camerounaise, Moussa Yaya.
La soirée est placée sous le haut patronage de sa marraine, Kadidiatou Barry, membre du séré Elégance, et de son parrain, Macka Barry. Maîtresse de cérémonie : Hadja Mariama Cyrah Bah, qui évolue dans le domaine de la communication, à la diction parfaite et qui s’exprime d’une voix pure et mélodieuse, ensorcelante et qui vous hypnotise, dans un français excellent, sans le moindre accent. Secondée par Aminata Barry, diplômée en droit international de l’Université de Toronto. Avec le soutien de nombreux sponsors tels que Kaloum Cargo ou African-Express.
Après la magistrale adresse du Dr Thierno Hamidou Bah, on est entré dans le vif du sujet, à savoir les deux défilés de mode guinéenne en « leppi » et « ngara » (indigo), préparés et chaperonnés par trois Miss : Aïssatou Barry, Miss Afrique Montréal ; Souadou Dramé, Miss Guinée Amérique du Nord ; et Safi Diallo, Miss Guinée Canada, qui participent elles-mêmes en tête des défilés. Trois beautés filiformes et inégalables, à damner un saint. C’est dire que l’ambiance est électrique.
Aux accents de la musique nostalgique de Binta Laali ou d’Alphadio Daara amoureusement distillés par DJ Soul et DJ Damas, deux grands artistes guinéens, de jeunes hôtesses, élèves ou étudiantes, conduites par leurs aînées Aïssatou Barry, Souadou Dramé et Safi Diallo, devenues quant à elles de vrais mannequins de la mode, défilent, parées des plus beaux atours, d’abord sur l’estrade de la scène, puis au milieu de la salle, sous les applaudissements nourris du public. Un véritable enchantement !
Ce fut l’occasion pour moi de retrouver de nombreux parents et amis, d’anciennes connaissances perdues de vue depuis bien longtemps, certains de mes anciens élèves ou étudiants au CER du 2 Août, à l’IPC Gamal Abdel Nasser ou à l’IPK. J’ai revu aussi le Dr Bademba Bah,ma belle-soeur Mariama Bah dite Yayé Bobo,une compatriote de Pellel Yéro à Dalaba, Mme Fofana, et Boubacar Barros Diallo, un combattant de la liberté très actif sur les sites Internet guinéens.
Ce fut au tour des artistes musiciens invités d’entrer en scène. D’abord le groupe de Rap Armada Vocal composé de deux jeunes Guinéens, et plus tard, la grande vedette de la chanson guinéenne Rica (avec notamment son standard Djomba). Le bal bat son plein. La piste de danse est envahie. Les airs guinéens nous transportent tout droit, par la pensée, au pays natal. Pensée aussitôt assaillie et étouffée par le spectacle navrant auquel s’y livre le stalinien Condé Alpha, à la veille des législatives. Face à une opposition politique dilettante, le nouveau tyran qui martyrise la Guinée va encore nous rouler dans la farine. Ce sera pareil en 2015, sauf accident de l’Histoire.
Mais le clou de la soirée est une énorme surprise : la remise de certificats de reconnaissance à un grand nombre de personnalités pour services rendus aux Guinéens, à la cause et à la communauté guinéennes aussi bien au Canada que dans notre pays.
En tête des récipiendaires, le Doyen de la communauté guinéenne au Canada, Alpha Saké Barry, arrivé dans ce pays il y a plusieurs décennies, auquel les Guinéens manifestent leur reconnaissance pour son dévouement et le secours inlassable qu’il leur a toujours apporté. Puis ce fut au tour de mon condisciple, le professeur émérite d’Economie de l’entreprise de l’UQAM, Pr Amadou Diallo, accompagné de son épouse, Kadidiatou Oury Bah, de recevoir le précieux viatique, pour son investissement dans l’encadrement scolaire et universitaire des jeunes Guinéens aussi bien au Canada qu’en Guinée.
La liste des récipiendaires est longue : El hadj Alpha Tounkara, l’Imam Fofana, qui a créé une école coranique pour enseigner non seulement la religion mais aussi la langue pular, le regretté Mamadou Saliou Kanté (à titre posthume), les trois Miss déjà citées, Kady Faye Diop, Dominique Pongoumou, Djènè Kaba (Farafina Moussolou), Dr Alassane Baldé, El Hadj Amadou Oury Bah. Une mention toute particulière pour l’une des plus grandes gloires de la communauté guinéenne au Canada, le capitaine Lamine Bah (frère aîné de Hadja Mariama Cyrah Bah, l’animatrice de la soirée), officier d’état-major de l’Armée canadienne, récipiendaire du Jubilé en 2012 d’Elizabeth II, Reine d’Angleterre, distingué pour l’aide et le soutien qu’il apporte aux jeunes recrues et prêt à parrainer tout jeune candidat d’origine guinéenne à la carrière militaire. Fatoumata Gaye (Afrique Fouta Vision), d’origine sénégalaise, a été également distinguée pour avoir pris une part active dans l’organisation de la soirée par la confection des entremets et des boissons traditionnelles (bissap et gingembre). Mention aussi des représentants des autres communautés, dont celui de la Forêt, Augustin Goumou. Si j’en oublie, qu’on veuille bien m’excuser.
Mention spéciale pour votre serviteur, le Dr Thierno Hamidou Bah ayant souligné que j’ai été son professeur d’économie à l’IPK en 1971-1972. J’avais à l’époque 26 ans, après avoir été diplômé de la IIIe Promotion de l’IPC Gamal Abdel Nasser, en 1970. Mention spéciale également pour le Dr Alpha Oumar Telli Diallo (le célèbre AOT, très présent sur le net), fils de l’illustre Diallo Telli, tombé sur le champ d’honneur de la résistance à la tyrannie sékoutouréenne.
Arrive alors la fameuse tombola promise. En mise, de nombreux lots, dont un voyage aller-retour pour l’Afrique ou pour l’Asie, valable un an, tous ces lots étant mis en jeu par les sponsors de la soirée.
Après cet intermède, la soirée dansante a repris de plus belle. Des couleurs bariolées ondulent et épousent les formes des danseuses en rond ou en cercle. Un spectacle féérique !
Le lendemain, dimanche 16 juin, la fête continue pour Amadou Mouctar Diallo et moi-même qui sommes invités, dans l’après-midi, par Abdoul Aziz Sow et son épouse, Aïssatou Diallo, dans leur bungalow sur la Rive Sud du fleuve Saint-Laurent, qui traverse la ville de Montréal, d’ouest en est. C’est un somptueux et savoureux barbecue qui nous attend. Nous y passerons une soirée agréable qui me fera garder encore un bon souvenir de Montréal.
Je suis lié à Amadou Mouctar Diallo par une amitié de plus de 50 ans. Cet homme, âgé à l’heure actuelle de 68 ans, est un surdoué. Autodidacte, il n’a jamais mis les pieds à l’école française, mais parle et écrit le français couramment. En 1994, il a publié un livre intitulé « La vérité à cacher », qui a fait sensation dans tout le Canada. Il fut invité par de nombreux médias. Des exemplaires de ce livre se trouvent dans la plupart des bibliothèques et des librairies ‒ telle la librairie Renaud-Bray ‒, de la province du Québec et du Canada tout entier, y compris celle du Parlement fédéral canadien à Ottawa. Pour expliquer que, contrairement à ce que croient beaucoup d’Africains, le Canada n’est pas la Terre promise, encore moins l’Eldorado. C’est plutôt le miroir aux alouettes. Aucun diplôme étranger n’y est reconnu, sauf à de rares exceptions. A titre d’exemple, pour montrer la difficulté qu’il y a à s’y établir, il faut savoir que pour exercer le métier de mécanicien, il faut être muni de sa propre boîte à outils, d’une valeur de pas moins de 30 000 dollars canadiens (environ 23 000 euros). Mais, à force de travail et de persévérance, on peut y arriver.
C’est mon frère aîné, le lieutenant Barry Bademba (paix à son âme) qui a initié Amadou Mouctar à la mécanique automobile, et l’ami de Bademba, Bah Oury (paix à son âme aussi), qui lui a appris le métier de l’électricité automobile.
Arrivé à Montréal en mars 1984, avec seulement 400 dollars, sa valise et son métier de mécanicien-électricien automobile, il a accompli tout le parcours du combattant, de réfugié, puis de résident, enfin de citoyen canadien. Il a acheté une maison de six pièces (qui vaut aujourd’hui 280 000 dollars), avec piscine et garage pour ses trois voitures, a acquis son propre garage de mécanique automobile dans le cadre de sa société dénommée Sofoya Auto Inc. (Sofoya est le nom de son village natal, dans la région de Labé), d’une valeur de 1 million de dollars, qu’il a liquidée au moment de partir à la retraite il y a deux ans. Le rêve américain accompli. Il vient d’achever l’écriture d’un deuxième livre, qui paraîtra bientôt et qui fera encore plus sensation que le premier, voire l’effet d’une… bombe.
Lorsque vous arrivez en Amérique, de préférence avant 25 ans, m’avait expliqué en 1985 Mamadi Diané, PDG d’American Express à Washington, société de négoce de céréales réalisant à l’époque un chiffre d’affaires de 100 millions de dollars par an, si l’on vous demande si vous savez faire tel ou tel métier, dites que vous savez le faire. On vous met à l’épreuve, et vous y arrivez par l’audace, la témérité, l’autodiscipline, la rigueur dans le travail et l’effort personnel. Telle est l’Amérique. Allez-y, mais jeune et décidé à réussir.
Montréal est une ville merveilleuse, bâtie autour de la Montagne Royale, en réalité une colline qui culmine à 234 mètres d’altitude, d’où son nom de Mont-Réal. Elle est arrosée par le plus puissant fleuve du Canada, le Saint-Laurent, qui se jette dans l’Atlantique à l’est, et se trouve au carrefour de la sophistication américaine et de la finesse européenne. Elle allie à merveille les deux modes de vie américain et européen. Le printemps y est magnifique, même si les dernières giboulées d’avril continuent encore de faire quelque apparition, de temps à autre.
De nombreuses attractions y captivent le touriste : le Musée des beaux-arts et le Musée des arts contemporains, le Stade olympique datant de 1976, le Jardin botanique, la Place des arts, le Festival d’été de jazz, le Casino, le Circuit de formule 1 de l’Île Sainte-Hélène ou le Vieux Montréal. Deuxième plus gand pays du monde (9,9 millions de km2), après la Russie, s’étendant du Pacifique (à l’ouest) jusqu’à l’Atlantique (à l’est), le Canada n’abrite pourtant qu’un petit 33,4 millions d’habitants (environ 10% de la population de son voisin, les Etats-Unis). C’est une monarchie parlementaire, dirigée par un premier ministre élu au suffrage universel direct, membre du Commonwealth (le chef de l’Etat reste la Reine d’Angleterre).
Mon séjour à Montréal n’est pas encore à son terme. Ce mercredi, 19 juin 2013, Amadou Mouctar et moi avons rendez-vous avec le capitaine Lamine Bah et Boubacar Barros Diallo. Un dîner convivial …
Après quoi, je vais partir pour la ville de Québec ce week-end, capitale politique de la province du Québec, la seule francophone avec le New Brunchwick, des 10 provinces et des deux territoires autochtones qui composent la Fédération canadienne, les autres étant toutes anglophones. On parle au Québec un ancien français avec l’accent tonique (chantonnant) qui n’existe plus dans la langue française moderne.
Je serai accueilli dans la ville de Québec par mon ami et frère Alpha Ousmane Barry, un ancien d’Abidjan, PhD de Génie chimique et titulaire du fameux MBA de l’Université Laval sise à Québec (qui dit mieux ?), travaillant pour le plus gros centre de recherche mondial dans le secteur forestier, FPInnovations, et son épouse Yayé Tahirou Barry (sœur de feu Gouspin Barry), et où je vais à coup sûr rencontrer mon ancien condisciple Thierno Amadou Bah et son épouse Dr Aïssatou Tinka Bah. Je vais pousser ensuite une petite pointe jusqu’à Toronto, dans la province de l’Ontario, pour rendre visite à mon jeune frère Sanoussi Bah, auquel je souhaite d’ores et déjà un très prompt rétablissement. Après quoi, je vais regagner la grisaille parisienne.
Alpha Sidoux Barry
Envoyé spécial
Directeur de publication de GuineeActu
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Commentaires
Pas de polémique mon frère ou sœur, mais je défend toujours mes positions quand j'en suis persuadé - et je regrette de ne pouvoir reconnaître et discuter en connaissance d’idées avec certains masqués que je respecte pour leurs analyses comme patriote, madina et toi (liste non exhaustive).
Par exemple quand j'ai eu le plaisir de voir en chair et en os le doyen Bokoum, Sidoux, Doumba, Barros, Tibou et d'autres du même calibre nous avons tout de suite pu avoir des échanges intéressants et a bâtons rompus, comme si nous nous connaissions déjà assez bien pour éviter les langues de bois et hypocrisies nationales...
Pour d'autres, plus nombreux, par contre cela ne me gêne pas du tout...
Bonjour mon frère AOT!
Un des charmants internautes masqués me fait irrésistiblement penser à Pokpa Holomo Lamah disparu de guineeactu ,mais assidu à guineenews.Même style et même sens de la polémique et de maîtrise de la rhétorique.
Sois sur que tu es un grand du forum.
Pas de polémique mon frère ou sœur, ....certains masqués que je respecte pour leurs analyses comme patriote, madina et toi (liste non exhaustive).
Par exemple quand j'ai eu le plaisir de voir en chair et en os le doyen Bokoum, Sidoux, Doumba, Barros, Tibou et d'autres du même calibre nous avons tout de suite pu avoir des échanges ....
Pour d'autres, plus nombreux, par contre cela ne me gêne pas du tout...
Thank God….nous on est pas concerné comme on est dans ce lot de « plus nombreux »….AOT merci de rappeler que votre frustration ne concerne que les grands du forum….Tic tac Tic tac la fin du moi approche pour le compte rendu de la RTG… (Triple Lol)
Il y'a ceux qui veulent etre reconnu pour leur combat et il y'a ceux qui combattent dans l'anonymat.
Quand les masqués voudront se devoiler, ils le feront en toute liberté et quand ils croiseront les non masqués, s'il leur plait de se devoiler, saluer et partager un moment, nous le feront autrement nous demeureront "masqués" pour certains. Mais cela n'enleve en rien la pertinence du combat pour notre pays.
L'audace et l'imprudence en a tellement emportée! Je t'ai toujours dit ici que nous n'aurons pas les memes soutiens en cas de pepins !
Regarde juste la liste des commerçants victimes d'incendie ! des fonctionnaires renvoyés pour appartenance politique supposée ! Des societes qu'on redresse à couts de milliards pour opposition supposée au pouvoir ?
Tous le monde aime la lumiere, mais les masqués ont des raisons serieuses d'etre "masqués" mon cher AOT. Et ces raisons sont plus serieuses que les salamaleks dans un bistrot.
Attchou Men Nyalla Takkaadè !
Ce texte de notre Frere Alpha Sidoux Barry est si rafraichissant que nous risquons de l'alterer par nos commentaires sur les "masqués". Fais un article sur les masqués et nous continuerons le debat la dessus car je sais que tu y tiens !
Citation en provenance du commentaire précédent de AOT Diallo:
Pas de polémique mon frère ou sœur, mais je défend toujours mes positions quand j'en suis persuadé - et je regrette de ne pouvoir reconnaître et discuter en connaissance d’idées avec certains masqués que je respecte pour leurs analyses comme patriote, madina et toi (liste non exhaustive).
Par exemple quand j'ai eu le plaisir de voir en chair et en os le doyen Bokoum, Sidoux, Doumba, Barros, Tibou et d'autres du même calibre nous avons tout de suite pu avoir des échanges intéressants et a bâtons rompus, comme si nous nous connaissions déjà assez bien pour éviter les langues de bois et hypocrisies nationales...
Pour d'autres, plus nombreux, par contre cela ne me gêne pas du tout...
L'audace a emportée beacoup de nos compatriotes ! Merci respecter le choix de certains de garder l'anonymat. Chacun a ses raisons et peut etre que nous autres " masqués " n'avons pas besoin pour le moment de "gloire". le respect du choix de l'autre est une qualité !
Avec toute mon affection !
Pas de polémique mon frère ou sœur, mais je défend toujours mes positions quand j'en suis persuadé - et je regrette de ne pouvoir reconnaître et discuter en connaissance d’idées avec certains masqués que je respecte pour leurs analyses comme patriote, madina et toi (liste non exhaustive).
Par exemple quand j'ai eu le plaisir de voir en chair et en os le doyen Bokoum, Sidoux, Doumba, Barros, Tibou et d'autres du même calibre nous avons tout de suite pu avoir des échanges intéressants et a bâtons rompus, comme si nous nous connaissions déjà assez bien pour éviter les langues de bois et hypocrisies nationales...
Pour d'autres, plus nombreux, par contre cela ne me gêne pas du tout...
Avec toute mon affection !
Citation en provenance du commentaire précédent de AOT Diallo:
Kotto Sidoux tu as mis le doigt sur une autre force de notre forum : permettre aux cadres nationaux, guin-int et guin-ext de se reconnaître dans une foule nombreuse, quand ils écrivent des posts avec leurs vrais noms et photos.
Dés que je t'ai aperçu de loin je me suis levé pour te saluer, en disant tout simplement " C'est moi AOT "...Cela a suffit !
Pour les "simples commentateurs masqués", voici une opportunité (a mon avis bien-sur) que vous ratez !
Juste un petit encouragement - une fois encore diront certains...
Les valeurs du Fouta sont bien expliqué dans le discours. Bravo
Dés que je t'ai aperçu de loin je me suis levé pour te saluer, en disant tout simplement " C'est moi AOT "...Cela a suffit !
Pour les "simples commentateurs masqués", voici une opportunité (a mon avis bien-sur) que vous ratez !
Juste un petit encouragement - une fois encore diront certains...








