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Malick Sankhon a enfin opté pour un règlement à l'amiable avec Cellou Dalein
Heinan Goba Jeudi, 20 Juin 2013 16:00
« Mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès ». C'est en résumé ce qu’a soutenu Maître Mory Doumbouya, avocat de Malick Sankhon, ce mercredi, à sa sortie du bureau du procureur de la République près le tribunal de Dixinn. Selon nos informations, l'avocat était allé annoncer au parquet, la nouvelle position de son client dans le cadre du procès qu'il a intenté contre le leader de l'UFDG pour diffamation par voie de presse. Il s'agit d'une demande de sursis à statuer, le temps d'une médiation. Médiation qui pourrait donner lieu au retrait de la plainte. Donc au désistement de la partie poursuivante.
Dès lors, peut-on parler de la manifestation de la peur d'une défaite ? En réponse, Maître Mory a tenu à préciser, pour éviter une interprétation erronée de leur démarche : « N'allez pas trop vite en besogne. Nous sommes venus ce matin devant le tribunal pour demander le sursis à statuer. Le retrait de la plainte va être la conséquence de cette demande. Nous avons initié une procédure de citation directe pour diffamation accomplie par voie de presse. En la matière, les dispositions pertinentes de l'article 129 de la loi du 22 juin 2010 relative à la liberté de la presse confèrent des pouvoirs exorbitants à la partie poursuivante. Nous avons donc la possibilité d'entrer en médiation. Nous avons aussi la possibilité de retirer la plainte. Nous avons la possibilité, même en cas de condamnation, d'accorder notre pardon à la personne poursuivie. Et ce pardon serait de nature à effacer rétroactivement la condamnation pénale prononcée par la juridiction du jugement. »
Poursuivant, Maître Mory Doumbouya a dit: « Dans le cadre d’espèce, mon client sous mes recommandations, privilégie la médiation pénale. Et nous allons mener à bout cette procédure pour faire en sorte que cette procédure ne soit pas l'occasion pour certains Guinéens de faire une récupération d'ordre politique et politicienne pour se livrer à des pillages dans la ville de Conakry. Vous venez de voir, Monsieur Diallo El hadj Cellou Dalein accompagné de ses militants. Monsieur Sankhon Malick aurait pu se rendre aussi au tribunal accompagné de ses militants, de ses proches. Et cela pourrait peut-être entraîner des scènes de violence ou des heurts entre les deux camps. Vous savez que notre pays vient de traverser une période de crise. Il a fallu de la retenue, le dépassement des acteurs politiques pour transcender leur clivage politique et pour s'inscrire dans une logique de médiation. Je crois que c'est ce qui sauve aujourd'hui la médiation. »
A la question de savoir qu'est-ce qu'il ferait au cas où la médiation n'aboutirait pas, l'avocat a répondu qu'il n'y a pas de raison qu'elle n'aboutisse pas. « J'ai parlé de la médiation parce que je suis responsable suprême de cette procédure. Et il n'y a pas de raison que la médiation n'aboutisse pas. A moins qu'on nous dise qu'il y a des gens prêts dans ce pays, à activer ou à enflammer les choses pour faire en sorte qu'il y ait des affrontements à l'occasion de l'examen de cette procédure. »
Qu'est-ce qui serait à l'origine de cette médiation ? Aux dires de l'avocat: « C'est la prise en compte de la sauvegarde de la paix sociale. C'est aussi la prise en compte de l'unité nationale et des vertus du dialogue. Je suis en droit de penser que la médiation est la voie privilégiée. Et contrairement à ce que la presse croit, cette demande ne date pas d'hier. Peut-être qu'il n'y avait pas eu de concertation sur la question. Et certainement parce qu’El hadj Cellou n'était pas candidat à cette médiation. Je vous dit en tant que partie civile, nous sommes responsables de cette procédure. »
A signaler que Maître Mory était en compagnie des avocats de Cellou Dalein, alors que celui-ci, accompagné de ses camarades de l'opposition, de ses militants et sympathisants, avait pris le chemin du retour à domicile.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Le SUPERMAN comme dit l’autre.
Pour voir le superman, il suffit simplement de se présenter devant moi. Chiche ?
GN, .... Je n'en parle pas, pour ne pas donner de mauvaises idées à certains.
....
Quelle prétention ?
Monsieur qui sait tout : tantôt enseignant, tantôt entrepreneur, tantôt pénaliste etc... !
Le SUPERMAN comme dit l’autre.
Concernant cette affaire, je ne veux pas entrer dans les détails, mais la médiation pénale est à l'initiative du procureur à la demande ou avec l'accord de la victime, et dans cette hypothèse convoque les acteurs au tribunal (CDD devait donc se rendre au tribunal contrairement à ce qui a été annoncé), en vue du versement de dommages-intérêts et/ou d'excuses. Malick Sankhon a peut-être sollicité cette voie. En revanche le sursis à exécution (pour suspendre le cours du dossier dans l'attente du résultat de la médiation) n'existe quasiment pas en matière pénale. Il y a donc confusion ou mélange des genres, que l'on avait déjà observé de la part de Mory Doubbouya, dans le pseudo-attentat et cela ne grandit pas le barreau guinéen.
L'article 24 des Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau (1990):
24. Les avocats peuvent constituer des associations professionnelles autonomes, ou adhérer à de telles associations ayant pour objet de représenter leurs intérêts, de promouvoir leur éducation et leur formation continues et de protéger leur intégrité rofessionnelle. Les membres de ces associations élisent leur organe directeur, lequel exerce ses fonctions sans ingérence extérieure.
Sankhon deballe la traitrise, les coups bas et les forfaitures contre le peuple de Guinée qui se sont déroulées vers la fin de règne du général.
" je suis responsable suprême de cette procédure " : sacré maître Iznogoud Doumbouya, il se croit toujours dans une révolution qu'il regrette tant mais qu'il n'a même pas connu...AOT, vous ne saviez pas qu'un avocat ne peut pas etre mis à la rétraite anticipée? Il n'est pas un magistrat, mais plutot un avocat et il est libre de continuer ou pas à pratiquer sa profession.
Comme dit Gandhi, le jour du Vrai Changement il sera mis directement a la retraite, même s'il n'a que 40 ans...
Bien à vous !
Comme dit Gandhi, le jour du Vrai Changement il sera mis directement a la retraite, même s'il n'a que 40 ans...
Ensuite peut-être que le pouvoir s'est rendu compte que dans un procès public, il y a public, c'est-à -dire que la presse aurait relaté le fait qu'il existe une milice, les fameux "chevaliers de la république", et on aurait pu obtenir des détails plus approfondis, ce qui n'est pas bon pour le pouvoir, cependant que cela peut amener à la création d'une milice adverse.
Tous mes respects.








