12 blessés dans des heurts opposants/policiers à Conakry

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opposants_Conakry_19Juin2013_2_01Au moins 12 personnes ont été blessées mercredi à Conakry, dont 3 par balle, dans des heurts entre policiers et militants de l’opposition, a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences ont éclaté alors que des manifestants accompagnaient au tribunal l’opposant Cellou Dalein Diallo, initialement accusé de « diffamation Â» par un responsable gouvernemental.

M. Diallo s’y est vu signifié par la justice le retrait de la plainte de Malick Sankon, un proche du président guinéen Alpha Condé et membre du parti au pouvoir.

Des leaders de l’opposition et centaines de militants ayant suivi Cellou Dalein Diallo jusqu’au tribunal ont ensuite voulu former un cortège pour le raccompagner, ce qu’a refusé la police déployée à proximité, a-t-on constaté.

Les policiers, après l’arrivée de renforts, ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répliqué par des jets de pierres. Certains ont été poursuivis par la police jusque devant le domicile de M. Diallo, dans la banlieue de Conakry, où il y a eu de violents heurts, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a vu au moins quatre blessés ensanglantés.

« J’ai reçu huit militants de l’opposition (dont), trois blessés par balle et deux par armes blanches. Les autres ont été vraisemblablement blessés par des jets de pierres et des grenades lacrymogènes Â», a déclaré un responsable du centre médical Mère et Enfants de Conakry.

« J’ai été frappé par trois policiers qui m’ont traîné par terre et m’ont jeté dans un caniveau à ciel ouvert Â», a expliqué un opposant à l’AFP.

Ces heurts surviennent après des violences lors de manifestations d’opposants ayant fait plusieurs morts ces dernières semaines.

Les opposants manifestaient pour protester notamment contre date du 30 juin fixée, selon eux, pour les élections législatives. Cette semaine, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a annoncé que cette date n’était plus à son agenda, estimant le délai intenable pour organiser le scrutin. Elle n’a pas communiqué de nouvelle date.

Les législatives sont attendues depuis 2011 en Guinée mais, faute de consensus pour l’organisation d’un scrutin libre et transparent, elles ont été sans cesse repoussées.


AFP


Copyright : © 2013 AFP


Ndlr: Un mort serait également à déplorer.


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Commentaires  

 
+4 #4 Féla Barry 20-06-2013 23:32

Le jour que JMD ouvrira la boite de pandore de la transition, la guinée entiere ne suffira pas à ensevelir et engloutir ALpha Condé, ses suppots et leurs mensonges et crimes crapuleux contre la république. A défaut d'un toubicide miraculeux, il faut aidé AC a quitté le pouvoir sanspertes et fracas humanitaire du pays. Dixit Jeam Marie Doré: "Mais si le président de la République dit qu’il veut gouverner par défit, ça ne marchera pas. Il faut qu’il sache ça ! Si quelqu’un veut utiliser la force, tout le monde utilisera la force. C’est un avertissement que je donne. Nous sommes ici pour construire ensemble une nation solide. Il ne faut pas que des gens qui n’étaient pas ici, que le hasard a mis sur le chemin du pouvoir se targuent de venir menacer les autres. On n’acceptera pas ! Ce n’est pas normal !"
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+6 #3 TOOLA 20-06-2013 21:37

À lire: l'interview donné par Jean-Ma sur gbassikolo.
Mais pourquoi voudrait-il taire la vérité sur l'arrivée au pouvoir d'Alpha? C'Est à se demander finalement si ce Monsieur est sincère. Soit il sait qu'Alpha est un imposteur et il fait le grand débalage au nom de l'``unité nationale`` soit il arrête de lui faire la morale au nom du même principe en menacant de parler.
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+3 #2 Soleil 20-06-2013 15:30

Bien dit Aliou Baldet. L'heure n'est plus aux lamentations; mais à la réplique et à la défense de notre intégrité physique; ceux par tous les moyens.
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+9 #1 Aliou Baldet 20-06-2013 07:06

CDD tu finiras par comprendre que ces maninkas sont des gens mauvais et partout où ils passent, ce ne sont que des malheurs. La peur que tu as de refuser d’affronter avec tous les moyens ces voyous, la communauté Peulh le paye et très lourdement. Quand est ce que vas-tu comprendre que Alifa Koné va finir par te faire tuer afin de provoquer une guerre civile ? Peux-tu continuer a appelé une milice ethno-fasciste « armée » ou force de défense ? Je crois qu’il est temps que ceux qui subissent les tueries sur l’axe de la liberté (Hamdallaye ; bambeto, wanidara, Ratoma, cimenterie…) puissent être équipé pour se défendre face à la barbarie.
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