Mams Sow Mercredi, 19 Juin 2013 21:59
Absent lors de la première audience dans l’affaire qui l’oppose à Malick Sankhon pour diffamation, Cellou Dalein avait décidé d’être présent au tribunal de première instance (TPI) ce matin. Accompagné d’une foule nombreuse et de certains leaders politiques, Mouctar Diallo des NFD, Jean Marie Doré de l’UPG, Jean Marc Telliano du RDIG et Charles Pascal Tolno du PPG ; le leader de l’UFDG s’est rendu à Dixinn pour sa comparution. Au retour, il sera séquestré avec les siens à son domicile et des jets de gaz lacrymogène auront lieu dans sa cour.
Poursuivi par le directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale, Malick Sankhon, pour diffamation, le leader de l’opposition était absent lors de la première audience. S’estimant victime de harcèlement de la part des autorités, Cellou a décidé de faire le déplacement ce matin pour Dixinn, siège de la juridiction en charge du dossier.
Tôt le matin, c’est une foule de militants qui s’attroupera à son domicile pour l’escorter jusqu’au tribunal. En compagnie de certains leaders politiques venus lui apporter leur soutien, Cellou Dalein sera informé de l’abandon des poursuites pour cause de retrait de la plainte par Malick Sankhon.
De retour à son domicile, Dalein verra un déploiement massif de policiers aux alentours de son domicile pour interdire aux militants de rentrer chez eux. La provocation ! Les militants ripostent avec des jets de pierres, la police charge les occupants des lieux avec du gaz lacrymogène. Epaulées par des jeunes de la mouvance, les forces de l’ordre créent une paralysie de la circulation. La nouvelle se répand et c’est la réplique dans les fiefs de l’opposant. Bambéto, Cosa entrent dans la danse, les routes sont barricadées.
Le procureur de la République sera vite dépêché sur les lieux pour jouer au médiateur. Très remonté Cellou Dalein dira ne plus supporter les harcèlements dont il est victime et menace de se retirer du processus de dialogue. En attendant d’en aviser le conseil politique de sa formation, il dit en avoir trop fait pour l’accalmie politique et la paix en Guinée.
A 15h, les accrochages avaient repris cette fois-ci avec une forte présence des jeunes de la mouvance venus prêter main forte aux forces de l’ordre. Cette tendance à faire recours à des jeunes est devenue de plus en plus manifeste chez les agents de sécurité depuis la dernière marche de l’opposition.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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