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Dialogue politique : après l’espoir, les craintes

Mams Sow  Jeudi, 13 Juin 2013 17:01

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BAH_Mamadou_Baadikko_4_01Sous l’égide des Nations Unies par le biais de son facilitateur, désigné par elles, le dialogue inter guinéen a eu lieu au Palais du peuple après des mois de violences politiques. Au sortir des pourparlers, des concessions ont été faites de part et d’autre, les acteurs politiques ont chacun poussé un ouf de soulagement, mais des communications de ces derniers jours font apparaitre des risques de désenchantement.

C’est tout d’abord au sein de l’opposition que les premières salves sont venues. Bah Baadiko, leader de l’UFD (Union des forces démocratiques), s’exprimant au lendemain de la fin du dialogue a affirmé que, bien qu’il se félicite des résultats obtenus, il doute néanmoins que la mouvance n’en applique les termes. Justifiant ses craintes par le fait que des décisions n’ont pas connu application par le passé. Ceci par le manque de volonté du gouvernement et de la mouvance. « Chat échaudé, craint l’eau froide » pourrait-on résumer.

La deuxième dégaine dans ce sens vient de la mouvance présidentielle elle-même. Laye Junior, membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a tenu à préciser que des recommandations du dialogue ne sauraient être appliquées. Citant notamment l’indemnisation des victimes, la poursuite des enquêtes judiciaires pour situer les responsabilités dans les tueries lors des manifestations, il a affirmé que de telles recommandations sont de nature à retarder le processus électoral. Partant, il estime que l’opposition ne veut pas aller aux élections.

Enfin, la dernière escouade est que, selon nos informations, la CENI planche sur un chronogramme pour la tenue des élections à fin juillet. Connaissant les conditions posées par l’opposition dont entre autres, la réouverture des CARLES, la mise en place d’une structure de veille au bon fonctionnement de la CENI, on se demande si ce n’est pas une fuite en avant.

S’exprimant sur les ondes de RFI ce matin, le président Alpha Condé a tenu à préciser que la tenue des élections ne dépend que de la CENI. Il ne fera qu’avaliser le chronogramme à lui présenté. A y voir de près, les coups bas commencent déjà pour rendre les conclusions du dialogue caduques.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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