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Dialogue politique : « bombardé » par l’opposition, Bakary Fofana se réfugie derrière sa vice-présidente

Samory Keita  Jeudi, 13 Juin 2013 16:40

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FOFANA_Bakary_2_01Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après avoir débuté le dialogue, ne l’aurait pas achevé. Accusé d’être de « mauvaise foi » par l’opposition, Bakary Fofana aurait quitté la table du dialogue sur la pointe des pieds.

Achevé dimanche dernier, sur une note d’espoir, dit-on, le dialogue inter-guinéen n’aurait pas livré tous ses secrets. Beaucoup de choses non moins importantes et dont on pense qu’il est important de partager avec les Guinéens, se sont déroulées lors de cette rencontre. Qui avait réuni autour de la table, les acteurs politiques (mouvance et opposition) et les représentants de la CENI. Le tout sous l’égide du collège des facilitateurs piloté par l’émissaire onusien, l’Algérien Saïd Djinnit.

Le dialogue aura permis aux acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition, d’éclairer leur religion par rapport au fonctionnement de la CENI. Ils profiteront de la présence du président de cette institution, pour poser un certain nombre de questions à Bakary Fofana.

Accusé par l’opposition de caporaliser l’institution en prenant souvent des décisions unilatérales, le président de la CENI aura eu du mal à se défendre face à l’opposition. Celle-ci a posé des questions portant sur le chronogramme des élections, les démembrements des CARLE.

L’on se souvient que la publication du chronogramme avait suscité des réactions au sein même de l’institution, où un groupe de commissaires avaient signé une pétition pour dénoncer l’obscurantisme de cette décision. Sans rappeler la dissimulation du rapport de l’OIF sur la CENI.

Ainsi, au premier jour du dialogue, après un aperçu sur les activités de la CENI, M. Fofana n’a pu répondre aux questions de l’opposition. Notamment celles de Lansana Kouyaté du PEDN et de Cellou Dalein Diallo de l’UFDG.

Des questions relatives au chronogramme et à la violation par la CENI de l’article 016 du code électoral qui stipule que chaque parti politique engagé dans le processus doit être représenté dans les CARLE. Le lendemain, Cellou Dalein profitera aussi pour poser des questions d’éclaircissement au président de la CENI.

Toutes ces nombreuses questions de l’opposition resteront lettre morte. Bakary Fofana, se réfugiant derrière ce qu’il a appelé le « droit de réserve », n’a jamais daigné répondre. Pis, les jours suivants, M. Fofana ne s’est plus présenté au dialogue. Il se fera remplacer par la vice-présidente Hadja Biya Diallo.

Ce qu’a déploré l’opposition qui n’a pas manqué de le souligner en qualifiant de « mauvaise foi » cette attitude du président de la CENI. « Ce qui a retenu notre attention et qui prouve une certaine mauvaise foi de la part du président de la CENI », a confié la secrétaire nationale du PEDN. Dr Zalikhatou Diallo ajoutera que ceci prouve à suffisance les « dysfonctionnements » qui ont toujours été dénoncés au sein de l’institution.


Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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