Dialogue politique : « bombardé » par l’opposition, Bakary Fofana se réfugie derrière sa vice-présidente

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FOFANA_Bakary_2_01Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après avoir débuté le dialogue, ne l’aurait pas achevé. Accusé d’être de « mauvaise foi Â» par l’opposition, Bakary Fofana aurait quitté la table du dialogue sur la pointe des pieds.

Achevé dimanche dernier, sur une note d’espoir, dit-on, le dialogue inter-guinéen n’aurait pas livré tous ses secrets. Beaucoup de choses non moins importantes et dont on pense qu’il est important de partager avec les Guinéens, se sont déroulées lors de cette rencontre. Qui avait réuni autour de la table, les acteurs politiques (mouvance et opposition) et les représentants de la CENI. Le tout sous l’égide du collège des facilitateurs piloté par l’émissaire onusien, l’Algérien Saïd Djinnit.

Le dialogue aura permis aux acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition, d’éclairer leur religion par rapport au fonctionnement de la CENI. Ils profiteront de la présence du président de cette institution, pour poser un certain nombre de questions à Bakary Fofana.

Accusé par l’opposition de caporaliser l’institution en prenant souvent des décisions unilatérales, le président de la CENI aura eu du mal à se défendre face à l’opposition. Celle-ci a posé des questions portant sur le chronogramme des élections, les démembrements des CARLE.

L’on se souvient que la publication du chronogramme avait suscité des réactions au sein même de l’institution, où un groupe de commissaires avaient signé une pétition pour dénoncer l’obscurantisme de cette décision. Sans rappeler la dissimulation du rapport de l’OIF sur la CENI.

Ainsi, au premier jour du dialogue, après un aperçu sur les activités de la CENI, M. Fofana n’a pu répondre aux questions de l’opposition. Notamment celles de Lansana Kouyaté du PEDN et de Cellou Dalein Diallo de l’UFDG.

Des questions relatives au chronogramme et à la violation par la CENI de l’article 016 du code électoral qui stipule que chaque parti politique engagé dans le processus doit être représenté dans les CARLE. Le lendemain, Cellou Dalein profitera aussi pour poser des questions d’éclaircissement au président de la CENI.

Toutes ces nombreuses questions de l’opposition resteront lettre morte. Bakary Fofana, se réfugiant derrière ce qu’il a appelé le « droit de réserve Â», n’a jamais daigné répondre. Pis, les jours suivants, M. Fofana ne s’est plus présenté au dialogue. Il se fera remplacer par la vice-présidente Hadja Biya Diallo.

Ce qu’a déploré l’opposition qui n’a pas manqué de le souligner en qualifiant de « mauvaise foi Â» cette attitude du président de la CENI. « Ce qui a retenu notre attention et qui prouve une certaine mauvaise foi de la part du président de la CENI Â», a confié la secrétaire nationale du PEDN. Dr Zalikhatou Diallo ajoutera que ceci prouve à suffisance les « dysfonctionnements Â» qui ont toujours été dénoncés au sein de l’institution.


Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #6 I MB SOW 15-06-2013 18:34

Hadja Biya Diallo désignée par l'UFDG pour siéger à la CENI qui vole au secours de Bakary Fofana, l'ultra RPGiste dont le zèle a entièrement remis la CENI au service du pouvoir d'AC. Voilà qui en dit long sur les réalités du fonctionnement des institutions guinéennes, quel que soit le régime en place.
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+4 #5 Gandhi 14-06-2013 07:49

Droit ou devoir de réserve ?
De toute façon, cela implique la neutralité du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique, voire l'obligation de ne pas divulguer des informations en rapport avec sa fonction.
Mais Bakary Fofana oublie 2 choses : il n'est pas fonctionnaire (à moins que dans sa tête ???), et d'autre part la CENI n'est pas un organisme public lié aux intérêts de l'État. Les décisions de la CENI sont publiques. Autrement dit, si le Comité de veille ne se met pas en place rapidement pour limiter son pouvoir autoproclamé, nous allons encore aller au devant de problèmes sérieux. Il faut immédiatement le "coller au corps".
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+5 #4 Le Voyant 14-06-2013 03:11

Droit de réserve !.... Il fallait dire clairement a con de Bakary d’être prélat - aller au Vatican - et dégager le plancher s’il croit que les questions de la CENI ne relèvent pas de son domaine. S’il ne connait pas les textes de sont institution ou s’il reçoit les ordres de son patron qu’il le dise clairement en toute honnêteté au lieu de se murer derrière les concepts qui ne tiennent pas la route…Y’en a marre des agissements de ces eternels lâches et incompétents qui retardent ce pays.
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+6 #3 Patriote 13-06-2013 20:33

Tout à fait d'accord avec vous mon cher Gandhi.
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+6 #2 Oury Diallo 13-06-2013 20:12

Il ne peut que se refugier derrière un droit de réserve puisque les décisions viennent d’en haut et que le grimpeur lui a intimé de garder bien sa langue au risque de se voir éjecter de son trône a la CENI. Il est conscient du désordre qu’il a instauré dans cette institution du faite de vouloir monter la fraude que son patron tient coute que coute à utiliser pour contrôler tout. Il n’y a pas d’explication a ses multiples violations de la loi, d’où ce pitoyable droit de réserve.
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+7 #1 Gandhi 13-06-2013 18:25

Il ne faut pas perdre de temps et mettre en place le Comité de veille immédiatement, dont un magistrat de la Cour suprême doit faire partie. Ainsi le comité pourra bénéficier des conseils avisés de ce magistrat pour faire les choses comme il se doit. Il ne faut pas laisser retomber le soufflé.
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