Saidou Hady Diallo Jeudi, 06 Juin 2013 00:21
Le jeudi 30 juin dernier, le procureur général Williams Fernandez a, après deux jours de démonstration « électrique », terminé son réquisitoire dans le procès des présumés auteurs de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé. Au terme de son réquisitoire, il a demandé l’acquittement de huit accusés, puis il a requis contre tous les autres des peines, à des degrés différents.
Williams Fernandez a, au terme de son réquisitoire, annoncé à la Cour qu’il ne retient aucune infraction contre huit accusés, à savoir : le colonel Samba Oury Diamankan, le capitaine Abdoulaye Diallo, le capitaine Amadou Sadio Diallo, le lieutenant-colonel Mohamed Yéro Diallo, le sous-lieutenant Mamadou Sadjaliou Baldé, le lieutenant-colonel Lanciné Doumbouya, le colonel Boubacar Algassimou Barry.
Il a demandé à la Cour de les acquitter purement et simplement. Par contre, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB), Jean Guilavogui, Margis-chef Youssouf Diallo, Dame Fatou Badiar Diallo, le procureur retient contre eux les faits d’association de malfaiteurs, attentat contre l’autorité de l’Etat, assassinat, tentative d’assassinat, destruction d’édifices privés et de biens mobiliers, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, coups et blessures volontaires, régionalisme et ethnocentrisme. « Par conséquent, dit le procureur, en application des articles 269 ; 270 ; 86 ; 91 ; 487 ; 282 ; 286 ; 3 ; 295 ; 51 ; 53 ; 54 ; 70 ; 136 du code pénal et les articles 9 ; 11 de la L96/008 du 22 juillet 1996 relative au port des armes et des explosifs, vous les condamnerez à la peine de mort. »
Contre les accusés Baba Alimou Barry, Thierno Sadou Diallo, Almamy Aguibou Diallo, Mamadou Alpha Diallo, le procureur retient les faits de complicité d’association de malfaiteurs, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, d’assassinat, de tentative d’assassinat, de destruction d’édifices privés et de biens mobiliers, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, de coups et blessures volontaires, d’ethnocentrisme et régionalisme et demande à la Cour de «les condamner à la réclusion criminelle à perpétuité, en se conformant à l’application des articles 86 ; 51 ; 53 ; 54 ; 3 ; 4 ; 87 ; 282 ; 286 ; 295 ; 269 ; 270 du code pénal et des articles 9 ; 11 ; 17 de la loi L96/008 du 22 juillet 1996 portant sur les armes, les munitions, les poudres et explosifs ».
Il a retenu contre le capitaine Mamadou Adama Mara, le lieutenant Mohamed Komara dit Rambo, Mamadou Aliou Barry, les faits de « complicité d’association de malfaiteurs, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, d’assassinat, de tentative d’assassinat, de destruction d’édifices privés et de biens mobiliers, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, de coups et blessures volontaires, d’ethnocentrisme et régionalisme ».
Ceci étant, il a demandé l’application des articles 86 ; 87 ; 269 ; 270 ; 487 ; 282 ; 286 ; 3 ; 4 ; 295 ; 51 ; 53 ; 54; 70 du code pénal et des articles 9 ; 11 ; 17 de la loi L96/008 du 22 juillet 1996 portant sur les armes, les munitions, les poudres et explosives.
Le procureur requiert leur condamnation à 15 ans de réclusion criminelle à temps.
Dans ce même groupe, le procureur général Williams Fernandez ajoute : « Les accusés Alpha Alimou Barry, Ousmane Diallo sont poursuivis pour complicité des faits reprochés aux autres accusés. Conformément aux mêmes articles, je demande qu’on les condamne à 10 ans de réclusion criminelle à temps ».
S’agissant des accusés Alpha Saliou Wann, lieutenant Lamarana Diallo, capitaine Chérif Baldé, lieutenant Ibrahima Sory Diallo, le procureur retient les faits d’abstention délictueuse. Il invite la Cour à appliquer les articles 58 et 102 du code pénal et demande de les condamner à 8 ans de prison ferme et à une amende de 2 millions de francs guinéens.
Le procureur retient contre Thierno Sadou Bah, Mamadou Macka Bah (forgeron et handicapé physique), Souleymane Bah et Mamadou Lamine Barry, les faits de détention illégale d’armes de guerre et de munitions. Il demande l’application des articles 9 ; 11 ; 17 de la Loi L96/008 du 22 juillet 1996 portant sur les armes, les munitions, les poudres et explosifs. Puis il requiert contre Thierno Sadou Bah et Mamadou Macka Bah cinq ans de prison ferme et une amende de 800 mille francs guinéens chacun. Et il demande à la Cour d’appliquer la peine de 3 ans de prison ferme avec une amende de 800 mille francs guinéens à Mamadou Lamine Barry.
Pour le cas spécifique de Souleymane Bah, en application des mêmes dispositions, le procureur demande qu’on le condamne au temps qu’il a passé en prison avec une amende de 500 mille francs guinéens. Même peine requise contre El hadj Boubacar Diallo (beau-frère de Baba Alimou) et poursuivi pour « rébellion », en application des articles 221 et 224 du code pénal.
Contre le commandant Aboubacar Sidiki Camara dit de Gaulle, il requiert les faits de consommation et de détention de chanvre indien. Il demande à la Cour de faire application des articles 377 ; 385 du code pénal : « Vous le condamnerez à 2 ans de prison ferme et à une amende de 500 mille francs guinéens ».
Saidou Hady Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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