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Le chef de l'agence principale de la Banque Centrale de la République de Guinée rattrapé par son passé ?
Heinan Goba Jeudi, 11 Août 2011 15:03
Le chef de l'agence principale de la Banque Centrale de la République de Guinée à Conakry sera entendu le 17 août par le tribunal de Kaloum dans le cadre du procès pour escroquerie et abus de confiance intenté contre Faya Pascal Kamano, enseignant de son état. Mamoudou Touré pourrait être inculpé pour complicité si les faits sont constitués à l'endroit du prévenu, a déclaré Me Joseph Kamano, avocat de la défense. "C'est lui qui a encouragé Faya Pascal à opérer, sachant que c'est contraire à la loi sur la micro-finance en Guinée" précise-t-il.
Mamoudou Touré est appelé à éclairer la religion du tribunal sur un certain nombre de points, notamment les déclarations du prévenu. Faya Pascal Kamano a affirmé devant le tribunal que c'est Mamoudou Touré, alors chef de l'agence de Kindia qui lui avait dit d'entamer ses activités alors qu'il savait pertinemment qu'il n'avait pas l'agrément de la BCRG, première condition pour exercer une activité de micro-finance en Guinée. Ce qui lui fait dire que s'il y a infraction à la loi, elle incombe au chef d'agence. Mamadou Touré est censé mieux connaître ces règles que Faya Kamano, estime pour sa part l'avocat de la défense.
Faya Pascal Kamano est accusé par la Banque Centrale de la République de Guinée d'avoir illégalement exercer l'activité de micro-finance à Kindia. L'activité de l'enseignant a consisté à la collecte d'épargne auprès de personnes physiques au compte d'une organisation qui serait basée en Sierra Leone. Les déposants avec accès à leur capitale et un bénéfice de 25% au terme de six mois. Le montant non remboursé au moment de la suspension des activités s'élèverait à plus de 960 millions de francs guinéens, d'après la BCRG.
La loi sur la micro-finance en Guinée dispose que toute institution désireuse d'exercer l'activité de micro-finance en Guinée, doit avoir un agrément délivré par le comité des agréments de la BCRG; ses dirigeants et ses commissaires au compte doivent avoir la même autorisation; il faut aussi une autorisation de la BCRG; la BCRG peut prendre toutes les dispositions utiles pour faire respecter ces règles; en cas d'infraction à ces règles, la BCRG peut se constituer partie civile et saisir le procureur pour ouvrir une information judiciaire.
Kémo Condé, directeur du service de la supervision des institutions de micro-finance a soutenu que Faya Pascal Kamano et son organisation sont donc en porte-à -faux avec la loi sur la micro-finance. C'est ainsi que conformément à la même loi, la BCRG a saisi l'autorité compétente. Parce que, précise Monsieur Condé, "l'une des missions de la BCRG est de protéger l'épargne des citoyens".
"Faya Kamano n'a pas attendu l'agrément qu'il devrait recevoir de la BCRG. Il dit avoir reçu le feu vert du chef d'agence de Kindia, alors que ce dernier ne peut donner une autorisation à qui que ce soit. Il ne peut qu'orienter" a indiqué directeur du service de la supervision des institutions de micro-finance. Avant de préciser que ce qui a aggravé la situation de Faya est qu'en plus de ce qui précède, une mission de la BCRG a constaté que Faya avait collecté 960 millions auprès des pauvres épargnants sans aucune garantie.
Affaire à suivre.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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